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Thibaut Pinot : "L'objectif, c'est toujours le podium et une victoire d'étape"

Pinot : "L'objectif, c'est toujours le podium et une victoire d'étape"
Par AFP

Le 15/05/2017 à 19:34

Deuxième du Giro après neuf étapes, Thibaut Pinot (FDJ) a pleinement réussi la première partie même s'il s'avoue en manque d'un succès d'étape. Au retour de sa sortie à vélo (115 km) pendant la journée de repos, le champion de France du contre-la-montre s'est projeté lundi sur la prochaine étape, le "chrono" de 39,8 kilomètres du côté de Foligno, et la suite de la course.

Etes-vous satisfait de votre première partie de Giro ?

T.P. : Oui et non. L'objectif à l'arrivée à Milan, c'est toujours le podium et une victoire d'étape. J'aurais pu gagner peut-être à l'Etna, avec de meilleures circonstances. Au Blockhaus, je fais deuxième, je tombe sur plus fort. Il y a toujours moyen de mieux faire. Mais, c'est sûr, je suis très content pour l'instant.

Comment trouvez-vous le parcours du chrono ?

T.P. : Il me plaît. C'est un beau parcours, pas très technique, un chrono pour hommes forts avec deux bosses pour rouleurs-grimpeurs. Il me correspond. J'ai des repères à retrouver. Je n'ai pas fait de chrono de 40 kilomètres depuis l'an dernier.

A quoi vous attendez-vous par rapport à Tom Dumoulin, généralement donné pour favori ?

T.P. : Il va sûrement me prendre du temps mais ce n'est pas obligé. Je l'ai déjà battu au Tour de Romandie. J'y vais aussi pour gagner, tous les spécialistes ne sont pas là. Les favoris sont Thomas, Dumoulin, Jungels. Je me situe juste en dessous d'eux. Dans une bonne journée, cela peut le faire...

Pensez-vous refaire votre retard sur Nairo Quintana (28 secondes) dans ce contre-la-montre?

T.P. : Ce n'est pas certain. C'est un parcours pour hommes forts. Les grimpeurs ne vont pas être complètement désavantagés. Il peut garder son maillot s'il fait un gros chrono.

Thibaut Pinot

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Quelle serait votre position idéale à la sortie de ce chrono ?

T.P. : (rire) Maillot rose.

Ce ne serait pas un cadeau empoisonné ?

T.P. : Non. Je ne vais pas me priver de ça si je peux. Cela ne me fait pas peur. On a ce qu'il faut dans l'équipe pour rouler sur le plat et en montagne. Ce serait aussi une expérience pour l'équipe. Les gars ont envie de ça aussi. Mais il faut être réaliste. Dumoulin est très fort.

Quintana est-il battable dans des circonstances normales ?

T.P. : Il faut voir ce qui va se passer. Il peut lui aussi passer au travers un jour de froid, un jour de pluie. On aura une première réponse mardi soir, s'il perd beaucoup ou pas du tout dans le chrono.

L'incident de la moto des carabiniers a-t-il tout changé dans l'étape du Blockhaus ?

T.P. : Les hommes forts étaient devant dans le Blockhaus. Pour Geraint Thomas, il avait bien préparé son Giro. Maintenant, il est un peu plus loin. Cela va changer la physionomie de la course. Ils peuvent dynamiter la course.

Et Vincenzo Nibali ?

T.P. : Je l'ai trouvé très fort puis il a coincé. J'étais assez surpris qu'il réponde à autant d'attaques de Quintana. On aurait peut-être dû collaborer un peu plus pour gaspiller moins d'énergie à suivre les attaques de Quintana. Je m'attends à ce que lui aussi dynamite la course.

Avez-vous été surpris par Quintana ?

T.P. : Pas du tout. Il a suivi la même tactique qu'au Terminillo (dans Tirreno-Adriatico), attaquer plusieurs fois jusqu'à ce qu'on lâche.

Arrivez-vous à savoir quand il est moins bien ?

T.P. : Je n'ai jamais parlé avec lui, il est toujours très concentré sur sa course. On ne le connaît pas trop. Il a toujours le maillot fermé, il ne s'arrose jamais, il n'a jamais très chaud, jamais très froid, on ne sait pas trop quand il est bien ou pas.

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