Cyclisme - Tour de France
27/06/2006 - 08:08Le journal du Tour

Chaque jour, jusqu'au dimanche 23 juillet, retrouvez toute l'actualité du Tour de France. Mardi, la suite du bras de fer engagé entre les organisateurs et l'équipe Astana, qui va en appeler au TAS. Jean-Marie Leblanc se retourne lui son ses 17 années de r
ASTANA EN APPELLE AU TAS
Comme on pouvait s'y attendre, la direction de l'équipe espagnole Astana, récusée par les organisateurs du Tour de France, a annoncé lundi soir qu'elle en appelait au Tribunal Arbitral du Sport pour la défense de ses droits et des coureurs qui composent le groupe. Active Bay, la structure juridique de l'équipe Astana, a publié un communiqué en ce sens, quelques heures après avoir reçu le courrier des organisateurs du Tour. Le TAS a annoncé qu'il allait statuer en urgence, afin de régler le différent avant le départ de la Grande Boucle, samedi.
SIMONI REMPILE

Gilberto Simoni, troisième du récent Tour d'Italie, a prolongé lundi d'un an son contrat avec l'équipe Saunier Duval jusqu'en 2007. Double vainqueur du Giro (2001 et 2003), Simoni va prendre part au prochain Tour de France avec l'objectif annoncé de gagner une étape de montagne. Le coureur originaire du Trentin, qui est âgé de 34 ans, a eu la joie de devenir père pour la deuxième fois la semaine passée. Il sera au départ du Tour de France samedi, avec l'ambition de remporter une étape, et pourquoi de viser le maillot à pois.
LEFEVERE : "BOONEN VEUT LE JAUNE"

Dans un entretien accordé à nos confrères de Velo-club.net, Patrick Lefevere, manager de la formation Quick Step, a précisé les ambitions de son équipe pour le Tour de France, et particulièrement celles de son champion du monde, Tom Boonen. "Il va faire le prologue le mieux possible afin de perdre un minimum de temps sur les favoris, explique-t-il. Il n'y a que 7 kilomètres et aucun contre-la-montre par équipes. C'est une belle occasion pour lui de prendre le maillot jaune. Sinon, il va essayer de remporter l'une ou l'autre étape et son ambition est aussi de ramener le maillot vert à Paris."
LA DER DE LEBLANC
Directeur du Tour de France depuis fin 1988, Jean-Marie Leblanc s'apprête à passer définitivement la main après l'édition 2006. Depuis 1989, l'édition mémorable qui se conclut par les 8 secondes séparant Greg LeMond de Laurent Fignon, son directeur a vécu le "boom" de la médiatisation. "C'est une pression qui caractérise la société, qui régit les relations dans les mondes des affaires, de la politique, du sport. Elle est liée à l'hyper-médiatisation de tous les faits, de toutes les paroles des protagonistes, à cause de l'intensité de la caisse de résonance médiatique", estime Jean-Marie Leblanc.

"La communication a beaucoup de vertus mais elle a aussi le travers d'obliger les hommes à parler vite, à ne pas avoir le temps de réfléchir avant de parler. Des phrases sont extraites dont on sait qu'elles feront choc. Il y a une espèce d'emballement, de frénésie, c'est cela qui a le plus changé", poursuit-il. Au-delà des difficultés, il souligne ce "paradoxe formidablement réconfortant" que "l'engouement du public pour le Tour a décuplé" malgré le climat de suspicions et de doutes. "Ce n'est pas de l'engouement, se reprend-il, c'est de l'affection, cela confine parfois à la passion. Les audiences de la télévision le confirment aussi. Ce qui veut dire que nous sommes un vieil évènement, ballotté par les turpitudes, et, malgré tout, il continue de ravir ceux qui s'y intéressent".















Vous êtes authentifié comme journaliste :
Commentaires
Actualiser
0 Au 0 sur 0