Cyclisme - Tour de France
12/07/2007 - 10:30Di Gregorio au tapis

Victime d'une chute au cours de la 4e étape, Rémy Di Gregorio (Française des Jeux) souffre d'une fracture du coude. Son Tour est déjà fini. Un coup dur pour la formation de Marc Madiot, qui comptait sur son jeune grimpeur dès samedi dans les Alpes.
C'était son premier Tour de France. Il est déjà terminé, avant même d'avoir vraiment commencé, puisque Rémy Di Gregorio attendait surtout de pouvoir s'exprimer sur son terrain de prédilection, la montagne. Mais pour atteindre les cimes sur la Grande Boucle, il faut, d'abord, franchir les écueils des étapes de plaine. Le jeune grimpeur tricolore l'a appris à ses dépens mercredi en Bourgogne. Victime au kilomètre 63 d'une chute, qui a entrainé notamment l'abandon de l'Espagnol Xabier Zandio, il a fait preuve d'un sacré courage pour rallier Joigny. Mais il ne repartira pas jeudi matin de Chablis.

Le genou ensanglanté et le coude endolori, Di Gregorio a beaucoup souffert lors des 130 derniers kilomètres. Malgré le soutien presque permanent de son coéquipier Lilian Jégou, il a lâché prise dans le final, quand le rythme est devenu trop élevé. " Quelle galère ! J'espère que mon Tour ne va pas s'arrêter là ", confiait-il à l'arrivée. Il nourrissait encore un peu d'espoir, mais les radios passées à l'hôpital ont révélé la présence d'une fracture du coude droit. Impossible dans ces conditions d'envisager autre chose que l'abandon.
"La poisse s'acharne sur nous"
Marc Madiot, le manager de la Française des Jeux, avait senti venir le coup. Interrogé sur l'antenne d'Eurosport au cours de l'étape, il "ne le sentait pas du tout" selon ses propres termes. "Il ne pouvait même pas plier le coude, ce qui n'est jamais bon signe ", confirmait le directeur sportif, Martial Gayant. "Il a été très courageux en terminant l'étape. Il ne pouvait pas continuer". C'est une sacrée perte pour la formation française. "C'est le treizième gros pépin depuis le début de la saison, peste-t-il. La poisse s'acharne sur nous".
Pour le cyclisme français, c'est également une perte, tant Di Gregorio constituait une des attractions tricolores de cette édition. Meilleur grimpeur du dernier Dauphiné Libéré, grande révélation de la saison, il voulait mettre son tempérament offensif à l'épreuve du Tour. "Ca fait partie du métier ", a-t-il soufflé, philosophe, mais on imagine sa déception immense. Heureusement, Di Gregorio a encore tout le temps de faire des siennes sur le Tour. A 22 ans, son histoire ne fait que commencer.














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