Cyclisme - Tour de France
14/07/2008 - 08:00Evans dur au mal

Cadel Evans (Silence-Lotto) est tombé au cours de la 9e étape mais a pu repartir rapidement. Si les blessures ne présentent pas de gravité particulière, il n'est pourtant jamais aisé de gérer ce genre de mésaventure. Comment l'Australien va-t-il récupérer
Evans est tombé en même temps que d'autres coureurs, entre autres l'Espagnol Gorka Verdugo qui a été le premier à se retrouver à terre peu après le ravitaillement du 104e kilomètre.L'Australien, le maillot déchiré dans le dos, souffre de plaies sur le côté gauche. Attendu par ses coéquipiers de la formation Silence-Lotto, Evans a repris place quelques instants plus tard dans le peloton. "Il a chuté assez lourdement, il a pas mal de plaies", a précisé à France Télévisions son directeur sportif Hendrik Redant. "Il ne se plaint pas. Il n'a rien dit (après la chute)". Une trentaine de kilomètres plus loin, l'Australien s'est laissé décrocher pour être soigné par le médecin-chef du Tour, le Dr Gérard Porte. "Il souffre de plaies à l'épaule, au coude, à la hanche et sur la face externe du genou, qui apparemment ne sont pas profondes" , a précisé le médecin. "Médicalement, ses plaies ne nous inquiètent pas. Mais il y a toujours le contre-coup d'une chute" .
"Ça change un peu la stratégie de l'équipe"
Marc Sergeant, le manager de Silence-Lotto, était plutôt évasif quant à la suite des opérations: "Pas de nouvelles de la santé d'Evans. On va voir à l'hôtel comment il se sent et s'il faut passer des examens. Cadel exige beaucoup de lui-même et il est "dur au mal". Il peut passer outre la douleur et les séquelles". Et d'ajouter : "Pour demain, ça change un peu la stratégie de l'équipe. Il va devoir attendre davantage comment il se sent et comment il se passe." Il est donc plus que probable que l'on ne verra pas Evans passer à l'offensive dans les montées du Tourmalet et de Hautacam. Ce qui, d'une certaine façon, pourrait enlever une certaine pression à l'Australien.
Peut-être Evans va-t-il donc laisser l'initiative, soit d'attaquer, soit d'aller chercher un échappé (Ricco ?) à un Menchov ou à un Valverde ? Comme l'Espagnol, le leader de la Silence-Lotto a donc taté du bitume, et comme son rival, il a été touché au genou et au coude. Au lendemain de sa chute, Valverde avait bien géré la route vers Super-Besse, mais il faut bien admettre que cette ascension ne présentait pas du tout les mêmes difficultés que celles qui attendent les coureurs lundi. Avec la nuit, Evans risque également d'avoir un peu plus mal et d'être gêné dans ses efforts sur le Tourmalet et Hautacam... Tous les yeux, et notamment ceux de ses concurrents, seront braqués sur Cadel Evans demain. Histoire de déceler le moindre signe de faiblesse...
Il était en tout cas aisé de repérer ceux de nervosité. Furieux et amer à Bagnères-de-Bigorre, à peine la ligne franchie, il criait à son garde du corps: "Assure-toi que personne ne touche mon épaule gauche". Arrivé au bus de son équipe, quelques centaines de mètres plus loin, il a été sollicité pour des interviews mais n'a pas voulu donner suite. Il est monté dans le bus, a ouvert la fenêtre et jeté son casque abîmé au journaliste du quotidien australien Sydney Morning Herald: "Tiens la voilà ton interview !" .















Vous êtes authentifié comme journaliste :
Commentaires
Actualiser
1 Au 6 sur 6