Ce n'était pas faute d'être prévenu. La traversée de la Camargue, avec son fort vent de côté, était propice aux bordures. Tout le monde le savait. Tout le monde était sur ses gardes. Longtemps, on a pourtant cru que rien ne se passerait. Longue, plate et mortelle comme l'épée de Charlemagne, cette étape sudiste semblait devoir tourner à la somnolence collective, avec une moyenne horaire des plus faiblardes. Puis, à 30 kilomètres de La Grande-Motte, alors qu'il était sur le point d'avaler les quatre échappés du jour (Samuel Dumoulin, Koen De Kort, Maxime Bouet et Ruben Perez), le peloton a cassé. 25 coureurs devant. Tous les autres derrière. Ce n'était pas le moment de rêvasser et de descendre chercher un bidon. Quand le peloton s'est scindé en deux, toute l'équipe Columbia se trouvait aux avant-postes. Une aubaine pour Mark Cavendish, qui en a profité pour filer vers sa deuxième victoire en deux jours, la sixième de sa carrière, déjà, sur le Tour de France.
Plus que jamais, ce succès est donc à mettre au crédit de la force collective de la formation Columbia, même si cette dernière aura sans doute laissé pas mal de jus dans l'optique du contre-la-montre par équipes de mardi. Avec un jour d'avance, la troupe de San Luis Obispo s'est offert une véritable répétition générale. Mais Cavendish n'est pas du genre à laisser filer les occasions quand elles se présentent. Son équipe a beaucoup oeuvré pour maintenir le reste de la troupe à distance. Avec succès. Et elle avait gardé suffisamment de réserves pour placer la fusée de l'Ile de Man sur orbite. Non seulement, ce dernier est le plus rapide, le plus fort, mais il peut en plus compter sur les erreurs (ou la malchance) de ses adversaires. Comme s'il avait besoin de ça... Dimanche, Boonen, Bennati, Freire et Napolitano avaient été écartés du sprint par une chute dans l'ultime virage. Lundi, il avait donc encore moins d'adversaires à contrôler. Parmi ses collègues sprinters, Cavendish n'avait guère que le seul Thor Hushovd à surveiller, tous les autres ayant été piégés. Il la maitrisé sans le moindre problème.
Cancellara toujours là
Outre Cavendish, deux coureurs apparaissent comme les grands bénéficiaires de ce coup de bordure magistral, qui restera à n'en pas douter comme un des temps forts de cette première semaine. Fabian Cancellara, d'abord. Le maillot jaune, vigilant, a pris le bon wagon. C'est d'ailleurs le seul membre de l'équipe Saxo Bank à ne pas avoir été pris au piège de la cassure. Dès lors, il était sûr de conserver sa première place au général. On a même cru un instant que le Suisse tenterait de partir à la quête de la victoire d'étape dans le final, mais il est finalement resté bien au chaud. De 18 secondes, son avance sur son dauphin a grimpé lundi à 33 secondes, l'écart qui le sépare de l'Allemand Tony Martin, de la Columbia. Si le chrono par équipes se passe bien mardi, Cancellara peut espérer garder sa tunique jusqu'au premier massif montagneux, comme il l'avait fait en 2007. A moins que...
A moins que Cancellara ne se fasse griller la politesse. Par qui? Par Martin, peut-être, dont l'équipe, Columbia, est une spécialiste du chrono collectif. Qui d'autre? Vous voulez un indice? Américain. Texan. Revenant. Et toujours aussi intelligent. Vous voyez, maintenant? Oui, c'est bien lui. Lance Armstrong n'a pas raté le train lui non plus. Mieux, de tous les candidats à la victoire finale dans ce Tour de France, il est le seul à avoir évité la cassure. Une chose est sûre, après trois ans et demi de retraite, Armstrong n'a pas perdu son sens de la course. Et ça, ça ne s'apprend pas, ça ne s'achète pas. Nulle part. Pas même en pharmacie. Bien au chaud dans ce groupe d'une vingtaine d'hommes, L.A. était entouré de deux équipiers, Haimar Zubeldia et Yaroslav Popovych. Les Astana Boys n'ont d'abord pas bougé une oreille. Après tout, Alberto Contador était derrière... Puis, à un peu moins de 15 bornes de la ligne, Popovych a rameuté Zubeldia. Johan Bruyneel venait sans doute de donner le signal, jouant ouvertement la carte Armstrong plutôt que celle de Contador. Dont acte.
Au final, sur un strict plan mathématique, l'opération n'est pas de nature à changer la face du Tour. Armstrong a pris exactement 41 secondes à tous ses adversaires. Nouveau troisième du général, il devance Contador de 19 secondes, Cadel Evans de 24, Kreuziger de 33. Andy Schleck est tout de même à un peu plus d'une minute désormais. Mais surtout, psychologiquement, Armstrong a marqué un point. Indéniablement. Ce Tour va s'apparenter à une guerre des nerfs comme on n'en a pas vécue depuis un bail. A ce jeu là, Armstrong joue sur du velours. Derrière une décontraction apparente, le Yankee masque une détermination de fer. Chacun a compris lundi qu'il n'était pas (re)venu pour plaisanter.
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AFP























L'athmosphère doit être tendu ce soir dans l'équipe Astana !Le 06/07/2009 à 22:35
Pour moi un coup de pub , aprés chacun son avis ...Le 06/07/2009 à 22:10
Certes il a profité très franchement de sa voiture pour revenir dans le peloton mais pourquoi le sanctionner ?
Un peu de logique de la part des organisateurs serait la bienvenueLe 06/07/2009 à 21:24
J'aimerais les voir eu si il on le genou en sangLe 06/07/2009 à 21:11
Pourquoi Comlombia 3eme tout simplement car ils ont beaucoup dépensé aujourd'hui
Et je verrais bien Robbobank bien placé aussi avec Garmin
Aller vivement demain !!!Le 06/07/2009 à 21:01
Par contre Armstrong en jaune demain c'est du domaine du possible.
La poignée de main avec Hinault risque d'être on ne peut plus chaleureuse..Le 06/07/2009 à 20:56
Par contre Armstrong en jaune demain c'est du domaine du possible, la poignée de main avec Hinault risque d'être on ne peut plus chaleureuse...Le 06/07/2009 à 20:54
Tain ça m'enerve les gens y disent ouai amstrong il va gagner et tout c'est trop marrant quoi ya eu aucune étape de montagne aucune attaque , juste pck il arrive à suivre et qu'il gagne 41 sec sur les autres c'est un truc de oufLe 06/07/2009 à 20:43
On n'en parle pas beaucoup mais il a fixé des objectifs hauts pour cette saison donc pk pas une surprise cette annéeLe 06/07/2009 à 20:43
Evans n'a pas la giclette ...
Menchov a pris beaucoup de retard
Sastre pk pas mais improbable
Contador est pour moi le plus grand favori est en tout cas plus fort que tt l mondeLe 06/07/2009 à 20:38
Quand à cavendish encore une fois, il a eu de la chance que tous les meilleurs sprinters mise à part hushovd se soit fait piégé comme hier même si ça reste le plus rapide bien entenduLe 06/07/2009 à 20:30
Bravo a Cavendish pour ce nouveau sprint meme si j'ai cru un moment a un retour de Hushovd.
Vivement demain pour voir réellement ce que vaut Astana sur contre-la-montre car ils sont archi favoris pour demain.
J'ai envie de tenté un pari : Armstrong en jaune demain soir !!!
Je suis d'accord avec toi REMSS sinon le tour risque d'etre ennnuyant.Le 06/07/2009 à 20:30
En tout cas Cavendish est un cran au dessusLe 06/07/2009 à 20:15
Une bordure qui fait l´affaire des Astana ,mais moins de Contador .
Ne vous faites pas d´illusion , Contador sera en jaune a la fin de l´étape d´Andorre¡¡¡
Armstrong sera dans les 3 premiers au general , n´en déplaise à tous les sportifs de pacotille qui ne reconnaisse pas la classe de Lance qui a ....38 ansLe 06/07/2009 à 19:49
le japonais Beppu a fini 8ième, c'est a dire que les 2 japonais du tour (Arashiro et Beppu) ont déjà fait leur top 10 sur une des 2 étapes en ligne de ce tour.
Bravo a Columbia et Cavendish mais aussi Armstrong.
les autres favoris ont pris une grosse claque.Le 06/07/2009 à 19:32
L'équipe Astana n'a pas pédalé une seule fois dans le vide depuis le début de ce tour contrairement à une équipes comme la saxo bank ou les cervelo qui ont du cravacher aujourd'hui pour limité la casse... Sa risque de faire très mal demain.
Bravo Cavendish !!!Le 06/07/2009 à 19:09