C'est à n'y rien comprendre. Après un début de Tour marqué par la domination d'une équipe Astana au-dessus du lot, ils étaient nombreux à avoir intérêt à lancer une offensive d'envergure vendredi. Bilan, une attaque, une seule, signée Cadel Evans à un peu plus de quatre kilomètres de l'arrivée. C'est bien peu. Le peloton principal comptait encore une trentaine d'unités à cet instant. C'est dire si la montée s'est effectuée à un rythme pour le moins modéré. On n'ira pas jusqu'à dire qu'Arcalis a été escamoté, mais il y a de quoi s'étonner à la lecture du classement de l'étape: derrière Contador, 30 coureurs se tiennent en une minute trente. Pas vraiment la grande lessive...
Pour ainsi dire, il ne s'est presque rien passé. La veille, certains avaient pourtant annoncé la couleur. Hendrik Redant, directeur sportif de Silence-Lotto, assurait jeudi que Cadel Evans n'avait plus d'autre issue que d'attaquer dans ce Tour. "Cadel a trois minutes de retard, rappelait-il. Pour gagner, il ne faut pas qu'il reste dans les roues. S'il n'attaque pas, il peut terminer deuxième à trois minutes, mais il ne gagnera pas" . La deuxième place, Evans connait. Alors pourquoi ne pas prendre tous les risques? Rappelons que l'Australien ne doit pas combler un retard de 30 ou 40 secondes sur Contador et Armstrong, mais bien un gouffre de trois minutes. Certes, Evans a attaqué. Mais bien trop tard pour espérer quoi que ce soit. Pas franchement le harcèlement nécessaire pour effriter la muraille Astana. Mais au moins a-t-il bougé un orteil, lui...
Les Pyrénées au rabais?
Alors, comment expliquer la passivité des adversaires d'Astana? Le vent, qui soufflait de face dans la montée vers Arcalis, explique en partie cette apathie. Eole a calmé quelques ardeurs."Le vent de face a empêché qu'il y ait plus d'attaques", juge Carlos Sastre, resté bien au chaud. Lui aussi affiche pourtant un passif déjà important, de près de trois minutes. Mais le vent n'explique pas tout. Certains n'ont pas attaqué parce qu'ils avaient choisi de ne pas le faire. C'est le cas des frères Schleck. Andy avait déclaré qu'il envisageait plutôt d'attendre la troisième semaine pour sortir le grand jeu. "Tout s'est passé exactement comme nous l'avions décidé au briefing matinal", a ainsi expliqué Bjarne Riis, le manager du jeune Luxembourgeois à Arcalis.
C'est vrai, la dernière semaine s'annonce dantesque, avec trois étapes dans les Alpes, un contre-la-montre à Annecy et le Ventoux en dessert la veille de l'arrivée à Paris. Mais à force de répéter que tout se jouera dans les derniers jours, les Pyrénées vont se résumer à de simples étapes de transition ouvertes aux plus audacieux, comme Brice Feillu, pendant que le gratin somnole à l'arrière. Le Tour se joue peut-être dans la troisième semaine, mais il commence dès la première ! Des trois étapes pyrénéennes, celle de vendredi était sur le papier la plus propice aux offensives. Samedi, le col d'Agnès, dernière difficulté de la journée, est situé à plus de 40 kilomètres de l'arrivée. Ce sera pire dimanche puisque, au sommet du Tourmalet, il restera 70 kilomètres à couvrir pour rallier Tarbes, terme de la 9e étape. Il est donc fort possible d'imaginer que, après trois journées dans le premier massif montagneux, il ne se passe absolument rien entre les favoris. C'est Astana qui doit se frotter les mains.
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DPPI






















Cette étape nous apporte au contraire beaucoup d'infos; par ex. Contador qui surprend Armstrong,(c'est pas n'importe quoi) certaines équipes incapables d'attaquer, (quelle déception).......
Et pour aujourd'hui, il faut rien espérer de mieux avec une arrivée en légère descente....Le 11/07/2009 à 11:21
Vu le parcours il reste l'étape du grand bornand (et encore), et celle du ventoux, verbier n'est pas assez dur.
3arrivées au sommet, c'est vraiment trop peuLe 11/07/2009 à 11:17
Je vous parie que l'étape de Colmar sans oreillettes sera bien plus passionnante que celle d'Arcalis.Le 11/07/2009 à 11:09