Epuisé, physiquement et peut-être plus encore nerveusement, Alberto Contador est descendu de son vélo. Il est tombé dans les bras d'Alexandre Vinokourov, avant de fondre en larmes. Pour l'Espagnol, la libération est à la hauteur de la frayeur qui a été la sienne lors de cet ultime contre-la-montre. Dans sa première partie au moins. Au final, le leader d'Astana a devancé Andy Schleck de 31 secondes, renforçant ainsi le matelas de huit secondes dont il disposait au départ de Bordeaux sur son rival luxembourgeois. Mais comme le madrilène l'avait prévu, ce fut tout sauf une partie de plaisir.
Au premier pointage intermédiaire, ça commençait même à sentir la piquette pour le tenant du titre. A la sortie du Plan-Médoc, au kilomètre 18, Andy Schleck avait repris deux secondes au maillot jaune. L'écart entre les deux hommes au classement général virtuel n'était donc plus que de six secondes. Tout devenait possible, comme Andy l'avait affirmé. Quelques instants plus tard, Contador perdait même 6 secondes. Autant dire que les deux hommes se trouvaient quasiment à égalité. Le grand mérite du Castillan fut alors de ne pas céder à la panique. Visiblement peu à l'aise avec sa position sur son vélo, il a produit un violent effort pour ne pas lâcher mentalement. Et ça allait payer.
Les 39 secondes de Bagnères-de-Luchon
A mi-course, Contador a inversé la tendance pour prendre peu à peu le dessus. De façon inexorable. Au deuxième pointage, Schleck était repoussé à six secondes, puis à 17 au troisième intermédiaire, à 7 kilomètres de l'arrivée. Le Luxembourgeois avait tout donné. Trop, peut-être, car dans les 7 derniers kilomètres, il allait perdre 14 secondes de plus pour échouer à 31 secondes. A l'issue de ce chrono tendu et décisif, ce sont donc 39 secondes qui séparent les deux meilleurs coureurs de ce Tour 2010. 39 secondes, soit exactement le temps perdu par Andy Schleck dans l'étape de Bagnères-de-Luchon, au cours de laquelle il a été victime d'un saut de chaine dans la montée du Port de Balès. Le tournant de ce Tour, incontestablement.
La logique a donc été respectée en Gironde, mais on s'attendait tout de même à un écart plus conséquent entre les deux hommes sur ce contre-la-montre. Ni l'un ni l'autre n'a effectué le chrono de sa vie, particulièrement Contador, seulement 35e de cette étape. Schleck, lui, apparait au 43e rang. Il est vrai qu'ils ont tous deux été gênés par le terrible vent de face qui s'est levé dans l'après-midi. Sans quoi ils auraient probablement terminé plus haut dans la hiérarchie. Néanmoins, Contador a tout de même perdu près de deux minutes sur Denis Menchov, parti dans les mêmes conditions que lui. Il n'a devancé que de huit secondes son compatriote Samuel Sanchez. Ce n'était donc pas du grand Contador samedi, comme tout au long de ces trois semaines. Mais le grand vainqueur du Tour, c'est bien lui.
Cancellara, comme prévu
Le grand vainqueur du jour, sans surprise, c'est Fabian Cancellara. Sur son terrain de prédilection, et sur ce parcours quasi rectiligne, le Bernois a apporté à l'équipe Saxo Bank une quatrième victoire d'étape. A défaut de maillot jaune, ce n'est pas si mal. Parti de bon matin, comme tous les gros rouleurs, Cancellara n'a pas été gêné par le vent. Le Bernois s'est imposé avec 17 secondes d'avance sur Tony Martin et 1'48" sur Bert Grabsch, le premier à s'être élancé. Cancellara a créé des écarts colossaux samedi, en partie grâce au vent, mais pas seulement. Bradley Wiggins (9e) est repoussé à 3'33", David Millar (17e) à 4'20". Contador, lui, a cédé 5'43". A noter que pas un des 20 premiers du général n'apparait parmi les 10 premiers du classement de l'étape, preuve que les conditions ont bien changé en cours de journée.
Outre le duel Contador-Schleck, qui a évidemment focalisé l'attention, ce chrono a servi à régler les derniers contentieux au général. A ce titre, Denis Menchov apparait comme le principal bénéficiaire. Auteur d'un solide chrono (11e), le Russe a repris deux minutes à Samuel Sanchez. C'est plus qu'il n'en fallait pour lui permettre de prendre la troisième place. Il sera sur le podium dimanche à Paris. Ryder Hesjdeal, lui, gravit une marche, au détriment de Joaquin Rodriguez. Quant à John Gadret, bon dernier de l'étape, il reste tout de même dans le Top 20 (19e). Comme beaucoup, le petit grimpeur français a souffert samedi. Mais personne n'a été plus soulagé d'en finir qu'Alberto Contador...



Reuters






















mais contador etait beaucoup moins fort que lan dernier 90 °/ de cest moyen donc andy a perdu le tour sur sa tactique tous le contraire de albertoLe 25/07/2010 à 10:37
a ax 3 dommaine je pense que si andy attaque il aurait lacher contador
au port de bales il etait tous les 2 du meme niveau
au tourmalet contador etait plus fortLe 25/07/2010 à 10:34
contador c est rater sur ce crono il devrait etre dans les temps de menchov
contador etait dans un mauvais hier mais il etait quand meme meilleurs que andy malgre ce mauvais jour
autre mauvais jour de contador a morzine si andy attaque a 6 km il prend 1 minute a contadorLe 25/07/2010 à 10:30
De jetlyner | 24/07/2010 - 21:40
En aucun cas d'accord. Le tour bascule qu'en Andy foire complétement son prologue. Faut arréter de critiquer Contador, l'erreur est due à schleck, l'autre en profite. C la course !!!!
Un supporter d'Andy.Le 24/07/2010 à 21:51
Contador n'a jamais ralenti le peloton (c'était Cancellara) et Schleck n'a jamais attaqué sur chute.Le 24/07/2010 à 21:38
Personnellement je trouve qu'il ne mérite que son Tour 2008. Cette année il gagne sur le saut de chaine d'Andy Schleck et en 2006 il gagne grâce à l'affaire Rasmussen.Le 24/07/2010 à 21:03
je serai sur les champs demain pour les applaudir eux et l'emsemble du peletonLe 24/07/2010 à 19:49
2 - Il a bien perdu sur 8.9 km
3 - N'a pas saisi sa chance en montagne
4 - Il a BIZARREMENT fait bcp mieux aujourd'hui
5 - Ce tour laisse pas mal de regrets et frustrations...c'est la vie
VIVEMENT L'ANNEE PROCHAINE QU'IL Y AI DE LA VRAIE BAGARRE !!!!!!!!!!!Le 24/07/2010 à 19:40