Le Tour de France 2010 n'est pas encore fini. Quand huit secondes séparent le maillot jaune de son dauphin à trois jours de l'arrivée, avec un contre-la-montre de 50 kilomètres à venir, rien n'est fini. Alberto Contador n'a donc pas encore son troisième titre en poche. Mais le leader d'Astana n'en a jamais été aussi proche. En tenant tête à Andy Schleck dans la montée du Tourmalet jeudi, il a probablement fait le plus dur. Accroché à ses huit petites secondes, l'Espagnol, bien meilleur rouleur sur le papier que son rival, a désormais une manche et demie de jaune sur le dos.
Pour Andy Schleck, cette dernière étape de montagne constituait sans doute l'ultime chance de forcer son destin et de renverser Contador. Mais il n'avait pas les moyens de ses ambitions. Les deux hommes sont au même niveau en haute montagne. Loin devant tous les autres. Sans surprise, ils se sont donc envolés pour cette explication en tête à tête que l'on attendait tant. Mais il aurait fallu autre chose pour surprendre Contador. Si Schleck avait un plan, celui-ci s'est avéré bien trop prévisible pour perturber le maillot jaune. Rien n'a été tenté dans les deux premiers cols de la journée, Marie-Blanque et le Soulor. Le Luxembourgeois avait donc décidé de tout miser sur le Tourmalet. Contador n'en demandait pas tant. Malgré la pluie et le brouillard, il n'a jamais été en situation de stress. Bien calé dans la roue de son unique adversaire, il a attendu l'attaque de ce dernier. Sereinement.
Sanchez dans tous ses états
Sur les pentes du Tourmalet, Schleck a mis toute l'équipe Saxo Bank à contribution. Le travail de sape de Cancellara, O'Grady et Fuglsang a eu deux effets: dégraisser sensiblement le groupe maillot jaune et ruiner les espoirs de l'échappée, dont le dernier survivant, le Russe Alexandre Kolobnev (Katusha), allait être repris à un peu plus de 8 kilomètres du sommet. Quelques instants plus tôt, Schleck avait porté l'estocade. Quand Fuglsang s'est écarté, le maillot blanc a surgi. Mais Contador n'a eu aucun mal à le suivre. Les dés étaient jetés. Tous derrière et eux devant. Andy a roulé à bloc, changeant parfois de rythme, mais trop peu souvent pour gêner l'encombrant Castillan. Sans se résigner, le Luxembourgeois a vite compris qu'il ne parviendrait pas à le décramponner. On le vit presque s'agacer, en se retournant vers Contador, pour lui demander de passer. En vain, évidemment.
Conscient que sa marge de huit secondes ne le laisse pas à l'abri d'un coup dur, Contador a même essayé de partir lui aussi, juste après la banderole des quatre derniers kilomètres. Cette fois, ce fut au tour de Schleck de répliquer, avant de jeter un regard noir à son rival. Voilà, ce fut tout. Après cela, les deux compères sont restés calmes jusqu'au sommet. Pas de duel épique. Juste une bagarre, jolie mais un peu lisse, sans émotion excessive. Le gain de l'étape, lui, a même été carrément galvaudé, Contador ne disputant pas le sprint à Schleck. C'est la deuxième victoire du protégé de Bjarne Riis sur ce Tour. Contador, lui, attend toujours. Mais le vrai vainqueur de cette étape reine des Pyrénées, c'est bien lui...
Si ce duel a cristallisé l'attention de tous, il y a d'autres gagnants et d'autres perdants. Anthony Charteau a officialisé son maillot à pois de meilleur "grimpeur", offrant presque à l'équipe Bbox Bouygues Télécom une troisième victoire en trois jours après les succès de Voeckler et Fédrigo. Dans la course au podium, Samuel Sanchez est passé par toutes les émotions. Tout près de l'abandon en début d'étape après une chute, le Basque, touché au sternum, a bénéficié de la mansuétude du peloton pour rentrer. En haut du Tourmalet, il est allé chercher la 5e place, reprenant huit secondes à Denis Menchov. C'est toujours ça de repris. Ryder Hesjedal et Chris Horner (désormais 8e et 10e), figurent parmi les autres bénéficiaires du jour. A chacun ses victoires. Contador, lui, n'a encore rien gagné sur ce Tour. Mais c'est sans doute pour bientôt.



Reuters






















pour ce qui est d'attendre suite a une chute il faut ce dire que sa fais partie de la course et a ce rhytme la on va finir par neutraliser les courses tt les 10 km a chaque chute deja que faissais sanchez derriere qd on est 3 emme du tour on court devant
moi j'auraLe 23/07/2010 à 06:57
PS: c'est andy SCHLECK, pas schrek.Le 22/07/2010 à 22:44
Tu en fais beaucoup des cols ?
Mais rassure moi, seulement en descente ?Le 22/07/2010 à 21:59
Non, c'est vrai, je n'y connais rien.
Mais toi tu as l'air (vicié) d'en connaître un rayon (mais pas de vélo).
D'après les notions de physique aérodynamiques connues à ce jour,
si deux coureurs sont dans un col,et si le suiveur arrive à prendre de l'aspiration, c'est que toi, tu n'en manque pas , d'inspiration.Le 22/07/2010 à 21:57
Le Vent !!!!
Quel vent, avec tout le public et les motos devant, même s'il y en avait du vent, ils étaient les 2 à l'abri.Le 22/07/2010 à 20:20
seulement c'est oublier une chose, il aurai aborder la course aujour'dhui d'une autre manière si il avait était second et il aurai peut ètre était obliger de se livrerLe 22/07/2010 à 20:02
10 kilomètres à bloc ans le Tourmalet c'est suffisant pour faire des écarts mais il est surtout question d'opposition. CONTADOR est aussi fort que son dauphin. C'est aussi simple.Le 22/07/2010 à 19:56
par contre SI les freres shleck change d'équipe SI bjarn pouvait penserde faire signer ricco dans son equipe l'an prochain le tour pourait etre plus passionnant!!!Le 22/07/2010 à 19:41
Il n'a pas l'accélération? Je rigole. L'opposition est différente , tout simplement. Le temps de montée du tourmalet a été météorique.Le 22/07/2010 à 19:35