Cyclisme - Tour de France
24/07/2010 - 18:45 - Mis à jour le 24/07/2010 - 23:18Hesjedal: "J'ai souffert"

Ryder Hesjedal termine à un étonnant 7e rang au général. Au terme des 52km, il en a profité pour dépasser Joaquin Rodriguez. Le Canadien de Garmin-Transitions a pourtant reconnu avoir eu du mal ce samedi.
Ryder Hesjedal (CAN/Garmin-Transitions), 7e du général: "C'était très dur. J'ai souffert tout le long. Je n'avais aucune indication. Une place dans le Top 10, c'est un rêve qui se réalise. Après tout ce qui s'est passé depuis le début pour nous, les gars qui se sont blessés, qui ont abandonné... Depuis la 3e étape, j'essaie de rester dans le haut du classement, de me montrer et de montrer les couleurs de l'équipe. Je suis impatient de passer sur les pavés des Champs-Elysées."
Alexandre Vinokourov (KAZ/Astana), 16e du général: "Je n'ai pas eu peur pour Contador. Après avoir couru le chrono, je me suis rendu compte que c'était assez dur, avec un vent de face sur les 30 derniers kilomètres. Ce n'était pas facile. (Andy) Schleck a montré qu'il était à un bon niveau. Malheureusement pour lui, Frank est tombé, sinon ç'aurait été une encore plus grande bataille."
Christophe Moreau (FRA/Caisse d'Epargne), 22e du général: "Il faut tourner la page quand il est l'heure. Le contre-la-montre a été dur mais je suis content d'arriver sur les Champs. Mon Tour de France n'a pas été si mauvais que ça. Pour un vieux, c'était presque l'apothéose. Je me suis fait plaisir, je me suis montré jusqu'au bout, c'est comme ça qu'on m'a connu pendant 16 ans. Physiquement, mentalement, j'ai beaucoup donné. Aujourd'hui, le fruit est mûr. Je n'ai pas à rougir de mes 39 ans et de mes 15 ans dans le peloton. Si j'avais un regret cette année, ce serait le maillot à pois, ces 15 points qui me séparent d'Anthony Charteau, ce maillot que je n'ai jamais eu, même un jour. Deuxième par équipe, deuxième Français... Je vais finir Poulidor des années 2000 !"
Pierrick Fédrigo (FRA/BBox), 57e du général: "C'était un parcours pour rouleur, pour des coureurs frais. J'ai fait mon maximum. Ca fait plaisir de boucler mon huitième Tour et ça fait toujours plaisir d'arriver dans sa région avec sa famille et ses supporters."
Thomas Voeckler (FRA/BBox), 76e du général: "En partant, j'ai entendu le temps de Cancellara, je me suis dit "il ne doit pas y avoir trop de vent". En fait, ça soufflait très fort, du vent défavorable. On essaie de se rapprocher du public pour se protéger du vent... Pour les coureurs de ma catégorie, quand on n'a pas grand-chose à jouer au général et qu'on n'est pas spécialiste de l'effort en solitaire, on essaie de faire de son mieux pour trouver le rythme."
Bjarne Riis, manager de la Saxo Bank: "Andy (Schleck) a été fantastique, une super performance, il a fait un excellent contre-la-montre. Alberto a été aussi fort qu'on l'attendait sur ce Tour".
Ignatas Konovalovas (LIT/Cervelo): "C'était un jour compliqué aujourd'hui (samedi). J'ai souffert tout le temps. Impossible de se reposer. J'ai été repris par Cancellara après 20 kilomètres. Lors des 20 suivants, j'ai tenté de le suivre, donc ça m'a aidé. Puis, j'ai craqué lors des huit derniers kilomètres. Quand il a commencé à accélérer, je n'ai pas suivre son tempo. C'était un bon chrono, car j'ai pu m'apercevoir que je pouvais tenir la vitesse imposée par Cancellara. Dans la tête, tout va bien. Dans les jambes, ça va aussi. Je me sens plus fort, avec plus d'expérience. Le Tour de France est vraiment une magnifique expérience".
Jurgen Van den Broeck (BEL/Omega Pharma), 5e du général: "Quand Menchov m'a dépassé, je ne me suis pas découragé. Je savais que j'avais pris du temps aux coureurs placés derrière moi au classement. C'était mon objectif. C'était un chrono très fatigant, avec le vent contraire qui compliquait les trajectoires."
Joaquin Rodriguez (ESP/Katusha), 8e du général: "C'était vraiment dur ! Un chrono aussi long, évidemment, ce n'est pas l'idéal pour un grimpeur comme moi. J'ai beaucoup souffert. Mais je suis satisfait d'avoir gardé ma place dans les dix premiers, qui était mon objectif avec un succès d'étape. Je sais maintenant que je peux faire bien dans un grand tour. Je reviendrai avec des ambitions plus élevées."
Erik Breukink, directeur sportif de Rabobank: "Denis (Menchov) est très content. Il est sur le podium. Il a fait le meilleur temps des favoris. Le vent était changeant, il était très fort. Un contre-la-montre comme ça, c'est pour lui: tout droit avec du vent, dur. C'était bien. Il a changé sa préparation pour le Tour après un problème respiratoire et il a fait le stage en altitude après le Dauphiné alors qu'il était prévu avant. C'est possible que ça ait joué favorablement. Il est sur le podium et avec (Robert) Gesink sixième, c'est très bien."















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