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Cyclisme - Tour de France

23/07/2010 - 19:22 - Mis à jour le 23/07/2010 - 19:43

Petacchi: "Je veux y croire"


Thor Hushovd a fait une croix sur le maillot vert qu'a récupéré un Alessandro Petacchi satisfait. Alberto Contador se concentre sur le chrono de Bordeaux. Les réactions enregistrées à l'arrivée de la 18e étape, à Bordeaux.

Alessandro Petacchi (ITA/Lampre): "Je suis parti de très loin. Heureusement, Thor (Hushovd) n'a pu terminer dans les dix premiers. Il me faut encore marquer des points dimanche car Cavendish peut gagner sur les Champs-Elysées. En cette fin de Tour, je suis un peu moins rapide, j'accuse la fatigue. Je souffre de la bronchite depuis trois jours, j'essaye de la soigner avec des antibiotiques. Je veux défendre mes chances pour ce maillot vert, je veux y croire."

Thor Hushovd (NOR/Cervélo): "C'est fini, maintenant, pour le maillot vert. Dans la ligne droite d'arrivée, on s'est retrouvé devant très tôt. Vent de face, c'était dur. Je ne pouvais pas lancer vraiment le sprint. Cette année, je n'ai pas fait de bons sprints et ça continue aujourd'hui. Mais je voudrais faire un bon sprint sur les Champs-Elysées. Après, je serai content de mon Tour de France. Le maillot vert, c'est une déception mais c'est la vie. Je ne pouvais pas faire plus."

Mark Cavendish (GBR/Columbia): "Ce matin je ne savais même pas si j’allais prendre le départ de l’étape. J’ai été malade les quatre derniers jours, avec une bronchite, qui touche d’ailleurs beaucoup de coureurs dans le peloton. J’étais livré à moi-même dans le dernier kilomètre. Je suis passé de roue en roue, un peu comme je le faisais avant, et cela a marché. Celle-ci est pour Mark (Renshaw). Toute l’équipe a roulé en pensant à lui aujourd’hui. Il nous manque dans l’équipe, que ce soit dans la course ou à table pour le diner. Aux 275 mètres, Alessandro (Petacchi) est parti du côté gauche alors que le vent venait de ce côté. Il m'a bien facilité la tâche. Je ne dirai pas non au maillot vert, mais j’ai l’impression de l’avoir perdu pendant la première semaine. Ce n’était pas vraiment mon objectif. Ce que j’aime, c’est remporter des courses à la fin de la journée. Alors je vais essayer de gagner à Paris, et nous verrons bien."

Alberto Contador (ESP/Astana): "Aujourd’hui c’était tout de même un peu délicat car dans ces dernières journées, on sent la fin arriver et l’excitation qui va avec. Mais dans les deux derniers kilomètres, cela allait très vite et je n’étais pas complètement à l’aise. A l’heure qu’il est je suis devant, mais demain je ne suis pas certain que nous serons toujours dans la même situation. Sur une course de trois semaines, tout peut se jouer au dernier moment. D’ailleurs physiquement je me sens très bien aujourd’hui mais cela peut très bien changer d’un jour à l’autre. Ce n'est pas un chrono comme les autres. Il vient après 20 jours de course. C'est une affaire de forces, de ce qui nous reste. J’espère aussi gagner l’étape."

Samuel Sanchez (ESP/Euskaltel) : "C'était une étape typique d'un lendemain de grosse chute, je crois que nous avons bien surmonté la journée pour récupérer le plus possible pour demain (contre-la-montre). Dans une course qui dure trois semaines, tous les jours sont importants, mais celui-là sera le dernier. Je me sens mieux que ce que je pensais. Je vais récupérer à l'hôtel et demain est un autre jour."

Sébastien Turgot (FRA/BBox): "J'étais bien placé toute la journée mais ils vont très vite. C'est comme ça. A 70 kilomètres de l'arrivée, ça a commencé vraiment à rouler pour que ça arrive au sprint. Pour moi, il ne me reste plus que les Champs-Elysées. Je vais essayer de faire le contre-la-montre (samedi) à une bonne cadence et me réserver pour les Champs-Elysées."

Benoît Vaugrenard (FRA/FDJ): "Je voulais gagner l'étape. Le but, c'était de s'échapper au moins à dix coureurs, mais quand je suis sorti ils ne sont revenus qu'à trois. Quand j'ai vu qu'il n'y avait que trois minutes d'écart, je savais que ça allait être difficile. Les deux autres coureurs de Liquigas (Daniel Oss) et de Saxo Bank (Matti Breschel) ont voulu accélérer à 70 kilomètres c'était trop tôt... Liquigas (Oss) a couru plus pour la combativité que pour gagner. Pour moi, le but ce n'est pas de faire plus combatif du jour. J'avais gardé de la force hier (jeudi) en vue d'aujourd'hui. J'ai tenu parole, j'ai attaqué. Malheureusement, c'était voué à l'échec."

Eurosport
 
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