2009, 20010, copies conformes. Comme il y a un an, Mark Cavendish a été le premier à franchir la dernière ligne d'arrivée du Tour de France, sur les Champs-Elysées. Plus que jamais intouchable, l'Anglais a survolé le sprint massif parisien dimanche, en laissant à distance (très) respectable tous ses concurrents, à commencer par Alessandro Petacchi, dauphin impuissant mais content puisqu'il préserve son maillot vert, le premier de sa carrière. Intouchable Cavendish, donc. Et comme en 2009, son triomphe a précédé de quelques instants celui d'Alberto Contador, officiellement sacré au terme de cette 20e étape, même s'il l'était virtuellement depuis 24 heures. Et cette fois, l'organisation a eu le bon goût de jouer l'hymne espagnol sur le podium...
Même raccourcie (102 kilomètres seulement et à peine 40 avant l'entrée dans Paris), cette dernière étape n'a pas échappé à certains rituels, entre les blagues habituelles et le défilé des divers maillots. Alberto Contador et Andy Schleck se sont même offerts une petite escapade en tête, Contador faisant mine d'attaquer avant que le maillot blanc ne saute immédiatement dans sa roue. Les deux hommes sont restés quelques minutes seuls avec une centaine de mètres d'avance sur le peloton, comme un résumé de cette 97e édition, que l'Espagnol et le Luxembourgeois ont survolé. Mais cette dernière journée a néanmoins eu son petit imprévu et on le doit à Lance Armstrong et son équipe, RadioShack.
RadioShack fait des siennes
Au départ de Longjumeau, le septuple vainqueur du Tour a en effet dû changer de tenue, comme ses coéquipiers. Le Texan voulait porter un maillot différent des jours précédents, affichant un grand "28", le nombre de millions de personnes vivant avec le cancer dans le monde selon la fondation Livestrong. Mais le jury des commissaires a refusé de laisser partir les hommes de Johan Bruyneel avec un autre maillot que celui qu'ils ont arboré pendant trois semaines. Les coureurs de RadioShack ont alors enfilé leur "vrai" maillot par-dessus leur tunique noire.
Mais là encore, ça n'allait pas, car on ne voyait pas leur dossard, ce qui est contraire au règlement. Du coup, Armstrong et ses camarades ont dû s'arrêter sur le bord de la route pour opérer un changement de tenu complet. De quoi laisser Bruyneel très amer. "Ok. Maintenant c'est officiel. Pour être commissaire, il n'y a pas besoin de cerveau mais juste de connaître les règles. Leur devise: (en Français dans le texte) C'est le règlement !", a regretté le Belge sur sa messagerie Twitter. Mais personne chez RadioShack n'avait pris soin de prévenir l'UCI ou les organisateurs. Et lors de la signature, avant le départ, les coureurs portaient bien leur maillot traditionnel.
Ce fut la seule anicroche d'une après-midi bien réglée, surtout pour les Columbia. Malgré quelques échappées sur les Champs, rien ne pouvait empêcher une arrivée massive. Autant dire que rien ne pouvait priver Mark Cavendish d'un nouveau succès. Il boucle cette campagne 2010 avec 5 bouquets, un de moins que l'an passé, un de plus qu'il y a deux ans. Avec 15 victoires lors des trois dernières éditions, Cavendish entre dans l'histoire du Tour à sa façon. Il y côtoie en bonne place Alberto Contador, lequel intègre le club fermé des triples vainqueurs. A la hauteur du Castillan, Greg LeMond, Louison Bobet ou Philippe Thys. Il a souffert comme jamais pour cette triple couronne, mais elle l'installe définitivement parmi les très, très grands.
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AFP






















je lui souhaite le meilleur pour l'avenirLe 25/07/2010 à 21:01
Encore bravo à Cavendish toujours dans le finishLe 25/07/2010 à 18:45