"No comment." Levi Leipheimer n'était pas très bavard à l'heure du déjeuner ce jeudi midi. Et pourtant, selon De Telegraph, il se serait mis à table auprès de l'Usada (agence anti-dopage américaine) en compagnie de trois autres ex-équipiers de Lance Armstrong pour accabler le septuple vainqueur du Tour de France. Lui et Christian vande Velde, David Zabriskie et George Hincapie, tous anciens de l'US Postal, auraient procédé à des aveux de dopage et témoigné contre le recordman des victoires finales sur la Grande Boucle.
Mais ce jeudi, il ne fallait pas s'attendre à une sortie médiatique fracassante de l'un d'entre eux. "Je n'ai rien à dire sur cette histoire, a poursuivi Leipheimer, qui prenait le départ de la 5e étape du Tour de France. Ça ne fait pas avancer les choses." George Hincapie, désormais chez BMC, était à peine plus bavard que son compatriote de chez Omega Pharma : "Je suis déçu que l'on remette ça sur le tapis une nouvelle fois. J'ai toujours essayé de faire les choses justes pour ce sport. Maintenant, je suis juste là pour faire mon travail et je vais essayer de me concentrer là-dessus."
L'Usada réagit , Armstrong aussi
Selon De Telegraph, source de l'affaire, les quatre coureurs seront suspendus six mois à partir de la fin de la saison. "Aucune suspension de six mois n'a été signifiée à aucun membre de [Garmin], ni aujourd'hui ni à une date ultérieure", avait réagi l'équipe américaine dans laquelle courent Christian vande Velde et David Zabriskie, dans la matinée. L'Usada, elle a communiqué par la voix de son président, Travis Tygart : "Il est important de rappeler que la vérité n'est détenue que par les témoins à qui il coûte beaucoup de dire la vérité sous couvert d'anonymat à propos de ce qu'ils ont vu et vécu."
L'Usada, dans sa réaction, ne confirme pas l'information. Elle ne l'infirme pas non plus. Mais d'avertir : "Toute tentative de déstabilisation des procédures appropriées en vue d'intimider ou de faire taire les gens qui sont témoins ou non ne sera pas tolérée." Lance Armstrong a, lui, dénoncé une "vengeance" de ses anciens équipiers. Les quatre hommes n'ont fait que "dire à l'USADA exactement ce qu'elle voulait entendre... en échange de l'immunité, de l'anonymat et de la possibilité de continuer à participer au plus grand événement cycliste au monde (Tour de France)", affirme Armstrong sur son compte twitter. "Il n'est pas question ici d'une volonté de l'USADA de vouloir nettoyer le cyclisme, c'est juste un harcèlement ciblé qui pue la vengeance!", ajoute-t-il.
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Reuters
























