Depuis quelques jours, la classe politique française glose autour de la volonté de "ré-enchanter le rêve français" d'un certain candidat à l'élection présidentielle. Thomas Voeckler n'entend pas reprendre à son compte ce slogan pour le cyclisme tricolore. La France a beau attendre un maillot jaune à Paris depuis maintenant un quart de siècle, l'Alsacien n'est pas du genre à rêver. Ne comptez pas sur lui pour les illusions. Il ne l'a pas fait cet été alors qu'il a passé la moitié du Tour en trônant au sommet de la hiérarchie. Il ne le fera pas davantage dans l'optique de l'édition 2012, dont le parcours a été dévoilé mardi à Paris.
C'est toujours la même histoire avec Voeckler. Il ne se sent pas à sa place. Au Palais des Congrès, les journalistes sont venus lui demander ses impressions sur ce tracé de la 99e édition. Ils voulaient savoir s'il lui convenait. Les mêmes questions qu'à Evans, Contador ou les Schleck, ceux avec qui il a joué d'égal à égal au mois de juillet. Ne faut-il pas le considérer ainsi? Nous ne sommes plus au soir de Luz-Ardiden, quand il jurait qu'il n'était qu'un nain dans la cour des grands. Les faits, rien que les faits. Ceux-ci ont prouvé qu'il était à leur niveau, dans le contexte le plus relevé qui soit. Il n'y a donc rien d'illégitime à le prendre au sérieux. Pourquoi ne pas le faire? Parce qu'il est Français?
"Pas d'objectifs mais pas de limites"
Mais pour Voeckler, il y a quand même maldonne. Non, il n'évolue pas dans la même catégorie. Il parle comme si le Tour de France 2011 n'avait jamais existé. "On va encore dire que je la joue modeste mais je ne me sens pas dans la peau d'un vainqueur possible. Je ne suis pas un favori du Tour, même si j'ai bien conscience que ça peut faire sourire de dire ça après avoir fini tout près du podium. Mais je n'ai pas regardé différemment le parcours cette année", rappelle le leader d'Europcar. Mais franchement, en voyant le parcours, je ne me dis pas 'tiens, ça c'est un bon profil pour que je puisse jouer le podium ou la gagne."
Voeckler n'a jamais abordé le Tour avec l'idée de le gagner, ni même de peser sur le classement général et sa formidable aventure de l'été dernier n'y changera rien. Et s'il devait nourrir des ambitions, celles-ci auraient plutôt été douchées par ce qui a été révélé mardi. "Il y a 100 kilomètres de contre-la-montre l'an prochain. S'il y avait eu ça cette année, jamais je ne termine quatrième à Paris. Alors je ne peux pas dire que ce soit bon pour moi." Mais comme de toute façon il ne s'occupe pas, a priori, du général… Comme il l'a toujours fait, le double champion de France lorgnera d'abord des étapes. Une exception, quand même, dans ce statu quo. "Disons que je vais cocher certaines étapes qui me semblaient complètement inaccessibles par le passé, concède l'homme aux 20 maillots jaunes. Il y a des étapes où j'aurais fait une croix car il y a trois cols hors catégorie d'affilée. Mais avec ce que j'ai montré en haute montagne cette année, je me dis qu'il ne faut pas me mettre de barrières."
Voilà son credo: pas question de rêver, afin d'éviter un réveil trop brutal. Mais comme toujours, il sera prêt à s'adapter en fonction des circonstances. Ce qu'il résume d'une formule: "pas d'objectifs mais pas de limites." Il assure "ne pas se prendre pour un autre". Selon lui, s'appuyer sur son Tour 2011 pour changer son fusil d'épaules serait une grave erreur. Il n'envisage pas, par exemple, de modifier son programme d'avant Tour. "Il est exclu que je me prépare spécifiquement pour le Tour, reprend-il. Ce n'est pas la bonne solution pour moi de tout axer dans l'année sur le Tour de France, c'est même la pire. Je sais que je vais droit dans le mur si je fais ça. Je ne dis pas que je ne vais pas lever le pied un peu début mai pour avoir un peu plus de fraîcheur, mais ça n'ira pas plu loin." Une chose est sûre quand même. Si lui ne modifiera pas son approche, les regards, eux, vont changer. Plus question de lui laisser quatre ou cinq minutes dans une échappée. Evans, Contador, les Schleck et tous les autres vont le considérer comme un des leurs. Qu'il le veuille ou non.



DPPI






















Voeckler est réaliste, il connaît bien ses capacités et ses possibilités, pas besoin de lui rappeler qu'il ne peut pas gagner le TDF.Le 20/10/2011 à 18:29
LEs 3 gd favoris pour l'instant restent pour moi Conta, evans, et Andy malgré un parcours pas favorable
Dans les outsiders, n'oublions pas Menchov (très bon rouleur, ms une mauvaise année 2011...), Basso, Wiggins, voir GesinkLe 20/10/2011 à 14:43
Mais respect car il à attaquer sur des étapes moins accidenté,et alors !!!!!!!!! c'est pour çà qu'il aurait pas le droit d'avoir le sésame et plaisir de porter la tunique.Le 20/10/2011 à 14:36
Non mais faut arrêter l'hypocrisie! Voeckler avant les pyrennées, il compte 2'26 d'avance sur Evans! C'est rien du tout! Rien à voir avec l'avance qu'avait glané Pereiro lors de son tour 2006. Là pour le coup on peut parler d'hold up vu comment il se faisait lâcher un peu partout. Voeckler avant l'Alpe d'Huez il lui reste 1'10 sur l'australien.Le 20/10/2011 à 13:51
J'apprécie tous les attaquants et le coureurs qui ont du tempérament, quelque soit leur nationalitéLe 20/10/2011 à 10:54
Pronostic:
1- Contador
2- Evans
3- une surprise (froome ou wiggins...)Le 20/10/2011 à 10:36
qui sont nettement au dessus du lot, comme Eddy Merckx à son époqueLe 20/10/2011 à 10:30
Heureusement il y a le Giro et la Vuelta , côté spectacle il n'y a pas photoLe 20/10/2011 à 10:24
Il faut arrêter d'être défaitiste avec lui !!Le 20/10/2011 à 10:22
2.voeckler
3.pinotLe 20/10/2011 à 09:00
Je pense que le sportif français de l'année n'est pas Voeckler mais Lemaitre.Le 20/10/2011 à 08:51
Seraing ? Boulogne ? Voir La Planche des Belles Filles ? Ou encore Porentruy ?
Voeckler a toute ces chances de faire encore un magnifique Tour de France !Le 19/10/2011 à 22:37