Getty Images

Exclu lors d'un sprint, Peter Sagan avait commis un geste "non-intentionnel" pour l'UCI

Exclu lors d'un sprint, Sagan avait commis un geste "non-intentionnel" pour l'UCI
Par AFP

Le 05/12/2017 à 12:51Mis à jour Le 05/12/2017 à 12:52

TOUR DE FRANCE 2017 - Peter Sagan et l'UCI ont annoncé mardi avoir mis fin à l'affaire qui entourait l'exclusion de coureur Bora lors du dernier Tour de France après un sprint houleux avec Mark Cavendish, finalement classé comme incident de course. Le champion du monde a pour sa part retiré sa plainte auprès du Tribunal Arbitral du Sport.

Le champion du monde de cyclisme, le Slovaque Peter Sagan, a renoncé à son appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) contestant son exclusion du dernier Tour de France, a annoncé mardi l'Union cycliste internationale (UCI).

"Les parties ont convenu de ne pas poursuivre les procédures judiciaires", a déclaré la fédération internationale en titrant son communiqué. "L'UCI et Peter Sagan satisfaits de mettre fin à leur différend". L'annonce est intervenue au matin de l'audience prévue devant le TAS à Lausanne (Suisse) avec, d'une part Sagan et son équipe Bora, d'autre part l'UCI.

Le coureur de l'équipe Bora, favori pour le maillot vert du classement par points, a été exclu du Tour 2017 au terme de la 4e étape, à Vittel, marquée par la chute du Britannique Mark Cavendish qui avait eu l'omoplate droite fracturée dans l'accident. Les commissaires avaient disqualifié Sagan pour sprint dangereux. "Notre objectif a toujours été de montrer que Peter n'avait pas causé la chute de Mark Cavendish", a estimé le manager de l'équipe allemande, Ralph Denk. "Je suis conforté dans mon idée que ni Peter ni Bora n'ont commis d'erreur".

Vidéo - Les images sont claires : Pour écarter Cavendish, Sagan a mis le coude

00:49

"Ayant examiné les documents produits dans la procédure devant le TAS, y compris des séquences vidéo non disponibles au moment (de la décision), les parties ont convenu que la chute était un incident de course regrettable mais non-intentionnel et que les commissaires UCI avaient pris leur décision en fonction de leur meilleur jugement eu égard aux circonstances", a précisé l'UCI.

Sagan "heureux" et soulagé

"Ces procédures ont montré à quel point le travail des commissaires est à la fois important et difficile", a déclaré le nouveau président de l'UCI, le Français David Lappartient, lui-même ancien commissaire. "Dès la saison prochaine, l'UCI a l'intention d'engager un commissaire de soutien pour assister le collège des commissaire en mettant à disposition une expertise vidéo sur les principales courses du WorldTour".

"J'apprécie le fait que ce qui m'est arrivé à Vittel ait montré la difficulté du travail des commissaires et que l'UCI ait reconnu la nécessité de faciliter ce travail en le rendant plus efficace", a réagi Sagan, cité dans le communiqué. "Je suis heureux que mon cas ait contribué à des développements positifs pour le cyclisme".

0
0