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Tour de Lombardie : pour un feu d'artifice

Pour un dernier feu d'artifice
Par AFP

Le 06/10/2017 à 13:10Mis à jour Le 07/10/2017 à 12:44

TOUR DE LOMBARDIE - Samedi, le Tour de Lombardie sera le dernier Monument de la saison. De Vincenzo Nibali à Nairo Quintana, les stars du peloton seront nombreuses pour espérer connaître les joies d'une dernière victoire cette saison.

La saison des grandes classiques se conclut par un feu d'artifice espéré, samedi, dans le Tour de Lombardie que l'Italien Vincenzo Nibali aborde en position de favori. Vainqueur en 2015 sur un parcours sensiblement identique, le Sicilien affiche encore une grande condition bien qu'il arrive au bout d'une longue saison entamée le 23 janvier (80 jours de course).

"Ma forme est bonne, tout le monde sait que je vais bien, mais ce ne sera pas facile parce que beaucoup vont se fixer sur moi", prévient le Requin de Messine, soutenu par un autre Sicilien, Giovanni Visconti, vainqueur la semaine passée du Tour d'Emilie. Une victoire à Côme après un final dont il connaît chaque virage illuminerait une année qui marque la régularité de Nibali au plus haut niveau (3e du Giro, 2e de la Vuelta) mais attend son point d'orgue. Comme pour le Colombien Nairo Quintana qui, à l'inverse du "Squale", n'a jamais encore réussi de performance dans un monument, il est vrai rarement à son programme (deux fois à Liège-Bastogne-Liège, troisième participation à la Lombardie).

Toute autre est l'expérience de l'autre chance colombienne, Rigoberto Uran, dès lors que Esteban Chaves, le premier coureur du pays andin à s'imposer l'an passé mais sur un autre parcours, a été éliminé sur chute (fracture de l'omoplate au Tour d'Emilie). Uran a l'habitude des places d'honneur à répétition en Lombardie (3e en 2008, 2012 et 2016). Il vise cette fois plus haut, sur la lancée de son succès jeudi dans Milan-Turin. "C'est en Lombardie que j'ai vécu quand je suis arrivé en Europe", explique le Colombien, deuxième du Tour de France en juillet dernier. "Le Tour de Lombardie est la première course dans laquelle je me suis montré. Le parcours est parfait pour moi".

Le peloton lors du Tour de Lombardie en 2016

Le peloton lors du Tour de Lombardie en 2016Getty Images

Les cloches à la volée

Sous le soleil annoncé, les grimpeurs sont en effet avantagés dans ce "monument" qui, cette fois, part de Bergame et sillonne la région du lac de Côme, pour se terminer au bord de l'eau après 247 kilomètres. La Madonna del Ghisallo ouvre le final des 75 derniers kilomètres. Au sommet de la montée mythique, les cloches de la chapelle consacrée aux cyclistes sonnent à toute volée au passage des coureurs.

Le mur de Sormano, réintroduit en 2015, écrème un peu plus le peloton. La route, étroite et très pentue (jusqu'à 27% !), comporte seulement quatre virages au long de ses 1920 mètres. A son sommet, il reste une cinquantaine de kilomètres, par-delà le Civiglio et le San Fermo della Battaglia (à 5400 m de la ligne), pour rejoindre l'arrivée.

Le menu lombard convient aux grimpeurs, aux puncheurs, aux coureurs de grands tours. Pour preuve, les quatre premiers du Giro sont là. A côté de Quintana (2e) et Nibali (3e), le Néerlandais Tom Dumoulin et le Français Thibaut Pinot (4e) ont répondu présent jusqu'à ce terme de la saison. Tout comme le champion d'Italie Fabio Aru, annoncé en partance d'Astana pour l'équipe des Emirats, et l'Irlandais Dan Martin, vainqueur en 2014 sur un tracé différent.

Dan Martin est l'un des hommes de la puissante Quick-Step avec le Français Julian Alaphilippe. Mais l'équipe belge devra tenir compte d'autres blocs solides, Sky (Poels, Moscon, Kwiatkowski) et Cannondale (Uran, Villella, Bettiol), notamment.

Nairo Quintana devant la chapelle dédiée à la Madonna del Ghisallo
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