2011 Laurent Jalabert - DPPI
 
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A leur place

A leur place

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 26/09/2011 à 09:59 -
Par Eurosport - Le 26/09/2011 à 09:59
Il n'y a pas eu de miracle pour l'équipe de France dimanche à Copenhague. Laurent Brochard reste le dernier champion du monde français. Mais entre leur présence permanente en tête de la course et la 6e place de Romain Feillu dans le sprint final, les hommes de Laurent Jalabert ont fait le métier.

Un Championnat du monde réussi, c'est un championnat du monde gagné. Pour la 14e année consécutive, l'équipe de France n'a donc pas réussi son Championnat du monde. "Dans un championnat du monde, rappelle Laurent Jalabert. Il n'y a que la victoire qui importe. Les deux autres places sur le podium, c'est pour se consoler." Les Tricolores n'ont donc même pas de quoi se consoler mais, pour autant, ils sont loin d'avoir démérité dimanche à Copenhague. Ils ont couru avec leurs armes et l'ont plutôt bien fait, la 6e place de Romain Feillu dans le sprint final venant récompenser les efforts du collectif.

Le sélectionneur avait donc envie de souligner les éléments positifs du bilan tricolore. Avec Anthony Roux, Yoann Offredo ou Thomas Voeckler, les Français ont été présents à l'avant de la course pratiquement jusqu'à son terme, avant de jouer la carte Feillu dans le sprint. La vraie satisfaction pour Jalabert, c'est d'avoir vu ses hommes appliquer à la lettre le plan établi. "Aujourd'hui, je suis quand même très content de la course de l'équipe de France, souligne-t-il. Elle a été à la hauteur de son rang. Ils ont parfaitement respecté les consignes, qui étaient de faire une course de mouvement, de garder une pièce maîtresse pour le final et, si ça ne marchait pas, de préparer le sprint pour Romain."

Feillu était malade

Après sa 10e place à Geelong l'an dernier lors du sacre de Thor Hushovd, Feillu avait montré qu'il était une option crédible, y compris après plus de 260 kilomètres de course. Il a grimpé de quatre places dans la hiérarchie en terminant sixième dimanche. "Le sprint a été un peu brouillé, rendu difficile par les très nombreuses vagues", regrette Jalabert. "Mais c'est un bon résultat", ajoute-t-il. Et pourtant. Romain Feillu ne se sentait pas dans son assiette, comme il l'a confié après la course: "Toute la journée, j'ai eu l'impression de manquer de forces. J'étais malade depuis plusieurs jours, j'ai même vomi dans les trois derniers tours."

Anthony Ravard, l'autre sprinter du groupe, la confirmé. "Je suis allé voir Romain pendant la course, raconte le coureur de l'équipe AG2R La Mondiale, mais il n'a pas voulu que je lui emmène le sprint, il n'était pas bien. Il m'a dit de faire mon sprint. Finalement, il fait une place !" Et une belle, même. Si, deux heures plus tôt, il aurait signé des deux mains, après coup, Feillu se disait que, finalement, il y avait peut-être quelque chose de plus à faire. "Je suis resté dans les roues. Mais entre suivre et déborder, il y a une marge. Dans le sprint, je me suis retrouvé avec Greipel et Farrar. J'ai manqué de forces dans les derniers mètres, même si je suis bien revenu. Ça me laisse des regrets..."

Thomas Voeckler, lui, n'en a aucun. L'Alsacien, comme il l'avait dit, est resté au chaud toute la journée avant de jouer sa carte dans les 20 derniers kilomètres. Après Anthony Roux et Yoann Offredo, la carte maîtresse évoquée plus haut par Jalabert, c'était évidemment lui. Mais les Britanniques ont verrouillé en tête du peloton et Voeckler n'a pas été aidé par ses deux compagnons d'échappée, Klaas Lodewyck et Nicki Sorensen. "C'était le bon moment pour attaquer, juge-t-il. J'y ai cru un peu au passage sur la ligne pour le dernier tour. On avait une bonne petite avance et je sentais que j'avais encore des forces. Mais le Belge ne roulait pas, il était là pour Gilbert, et le Danois pensait qu'il y avait encore deux tours. Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ? Je n'ai pas de regret quand je vois le vainqueur." Tout est dit. Face à Cavendish, il n'y a pas que les Français qui sont restés impuissants. Mais au moins ont-ils tout tenté.