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Isinbaieva et Baugé : l'or ou rien
06/08/2012 - 01:42

Isinbaieva et Baugé : l'or ou rien

LA STAR DU JOUR : Yelena ISINBAIEVA
Par Martin MOSNIER

Elle suscite moins d'attention que Bolt ou d'autres stars de l'athlétisme, mais ne nous y trompons pas, la reine Isinbayeva est de la trempe des plus grands. Et la reconquête qui lui est proposée lors du concours de la perche féminin (20h00) peut la faire entrer dans l'histoire. Elle, la double championne du monde et double championne olympique, détentrice du record du monde (5,06m), qui a dominé sa discipline sans partage entre 2004 et 2009, sans jamais échouer lors des grands rendez-vous internationaux, a chuté deux fois, et assez lourdement, depuis Pékin. Lors des Mondiaux de Berlin (11e) et de Daegu (6e), celle que l'on croyait invincible a montré qu'elle pouvait avoir des failles. Sa pause de onze mois en 2010 a laissé planer le doute : Isinbayeva reviendra-t-elle un jour la reine des airs ?  Tel est son défi à Londres : mater la concurrence qui l'a fait tomber de son piédestal ces dernières années.

Rien de tel qu'un rendez-vous olympique pour asseoir de nouveau son autorité. Ce challenge est sans doute le plus relevé de sa carrière. Sans doute plus qu'à Pékin et même Athènes. La Tsarine a 30 ans, ses belles années sont derrière elle. A Monaco, sa dernière sortie avant Londres, elle s'est montrée incapable de franchir la moindre barre. Elle qui franchissait allègrement les cinq mètres du temps de sa splendeur a buté à trois reprises à 4m70. Incapable de retenir ses larmes, elle a donné rendez-vous à Londres, suggérant que le rendez-vous olympique n'avait rien à voir avec la routine du circuit international. Et elle détient encore la meilleure performance mondiale de l'année après avoir effacé une barre de 5,01m lors des championnats du monde en salle en février dernier.

A la différence de Bolt, la Russe n'a pas attendu Londres pour accrocher deux médailles d'or olympiques autour du coup. Isinbayeva les possède déjà. Ce qu'elle vise ce lundi, c'est une troisième couronne consécutive. Ce qui ferait d'elle la perchiste la plus titrée de l'histoire (hommes et femmes confondus) mais aussi et surtout l'athlète féminine la plus titrée de l'histoire des JO. La tâche est immense. Elle l'était aussi pour Bolt. A la hauteur de leur légende.

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LE FRANCAIS: GREGORY BAUGÉ
Par Laurent VERGNE


Quoi de mieux qu'entamer la dernière semaine de ces Jeux par une médaille d'or? Grégory Baugé est un peu à la vitesse ce que Teddy Riner est aux poids lourds en judo: l'incontestable numéro un mondial depuis les Jeux de Pékin, bardé de titres mondiaux, mais toujours en quête d'or olympique. Riner a atteint son but vendredi à partir de 17h08. Maintenant, c'est à Baugé de jouer. Après avoir passé sans encombre les premiers obstacles ce week-end, le champion du monde en titre se retrouve en demi-finale. On ne l'imagine pas autre part que sur le podium lundi soir. Lui ne se voit pas autrement qu'avec une médaille dorée autour du cou. Le reste ne l'intéresse pas.

Pour autant, la tâche s'annonce plus compliquée que prévu. Essentiellement en raison de la forme insolente affichée par les Britanniques sur le vélodrome londonien. Si Baugé se hisse en finale, son adversaire sera très probablement Jason Kenny. Celui-là même que le Cristollien a nettement dominé en finale des Mondiaux au printemps à Melbourne. Baugé est toujours Baugé. Mais Kenny, lui, parait avoir changé. Dominateur lors des qualifications, au cours desquelles il a battu le record olympique du 200m lancé, le sprinter de Bolton a-t-il inversé le rapport de force psychologique ?

Pour beaucoup d'observateurs, oui. Mais pour Baugé, c'est autre chose... La Français se drape dans sa confiance depuis plusieurs jours. Il veut croire que la hiérarchie qu'il a solidement établie ces dernières années ne peut s'évaporer comme ça. Surtout, il compte sur le duel en homme à homme. Croire que Baugé ait pu être affecté par la défaite en finale de la vitesse par équipes ou par le chrono de Kenny sur 200m, c'est "mal le connaître", a confié François Pervis. Baugé-Kenny, ce serait la finale idéale. "Comme un combat de boxe", a prévenu le Français. Le Tyson-Holyfield de la vitesse.



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LA QUESTION : FAUT-IL S'ATTENDRE A UN COUP DE TRAFALGAR ESPAGNOL EN BASKET ?
Par Maxime DUPUIS

En perdant à la surprise générale face à la Russie (74-77) samedi,  l'Espagne de Pau Gasol s'est mise dans de beaux draps. La route était pourtant tracée : la première place du groupe B, la finale face aux Etats-Unis et puis... Mais en laissant des plumes face à Andrei Kirilenko et ses copains, les Ibères risquent désormais de se retrouver dans la partie de tableau de LeBron James et de ses partenaires. Ce sera le cas s'ils finissent deuxièmes de leur groupe. En revanche, si l'Espagne se classe troisième, elle repassera dans la partie de tableau qui lui semblait dévolue avant samedi. Bref, l'Espagne a peut-être intérêt à perdre face au Brésil, lundi (21 heures).

Raisonnement valable pour les Auriverde également, qui ont sans doute plus de bonnes raisons de finir troisièmes que deuxièmes pour les mêmes motifs que les vice-champions olympiques en titre. Un "à qui perd gagne" qui ne serait pas sans rappeler ce qui s'est passé mardi dernier du côté du badminton (ndlr : huit joueuses ont été exclues pour avoir balancé leur match afin de s’offrir un tableau plus dégagé). Ce genre de calculs est assez fréquent en basketball mais le contexte actuel est sensible.

Une "légèreté" espagnole ne ferait peut-être pas les affaires de l'équipe de France qui, si elle termine deuxième du groupe A, est censée affronter le troisième du groupe B qui, vous l'aurez compris, pourrait être l'armada espagnole. A cette heure, tout le monde, côté espagnol et brésilien, assure que l’on n’assistera pas à une arnaque sur parquet. On espère. On aurait surtout pas envie de voir la FIBA obligée d’expulser des équipes du tournoi olympique. Hein ?



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LA CARTE POSTALE DE L'ENVOYÉ SPECIAL
Zagunis prend un cours de cuisine
Par François-Xavier RALLET

"Un menu Big "bip !" avec frites et "bip !" light s'il vous plait. Sur place". Ce midi, enfin disons plutôt à 15h, je suis allé manger au Mc Do-"bip !" du Media Press Center. Ouvert 24h sur 24. Sept jours sur sept. Une première depuis le début de mon séjour. Un petit "plaisir" que je regrette généralement dès que la digestion débute. D'habitude, à Londres, je suis plutôt Burger "Bip !" mais là, seule l'enseigne de Ronald a reçu l'autorisation du CIO pour implanter un de ses restaurants afin de nourrir les médias (mais également les sportifs, au village olympique). Je me mets donc dans la queue en prenant soin de ne pas me glisser dans celle réservée à l'armée. Pas envie de me voir retirer mon accréditation...

Devant l'entrée, une athlète américaine se fait pomponner et coiffer. Je l'aperçois de dos et ne la reconnais pas immédiatement. A côté de la blondinette et de son imposant staff, un chef aiguise ses couteaux et nettoie ses plaques de cuisson. Dan Coudreaut est un chef américain au poste ronflant dans la société : "Executive Chef and Senior of Culinary Innovation". En gros, c'est lui qui valide les nouveaux sandwiches proposés par la marque au "M" jaune. Il est accompagné de John Feeney, un homologue anglais des Laboratoires Griffith, sosie officiel de Kojak, venu donner un coup de main.

L'athlète se lève enfin, après avoir avalé un dernier Nugget de poulet. Et je comprends qu'elle a été invitée pour prendre un cours de cuisine, qu'il est possible de suivre sur le site www.aboutmcdonalds.com (Onglet : "Best of our best taste"). La jeune fille en question n'est autre que Mariel Zagunis, porte-drapeau de la délégation US à Londres et double championne olympique en sabre (2004-2008). A Londres, elle a raté le bronze et n'a pris que la quatrième place. Mais rien ne dit si c'était en raison de ses habitudes alimentaires dans la capitale anglaise.



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UN SOUVENIR DES JEUX
Laura Flessel (escrime)


"J'ai beaucoup de grands souvenirs des jeux, notamment de ceux auxquels j'ai eu la chance de participer. Mais je préfère retenir un souvenir d'enfance, peut-être plus marquant encore que ce qu'on peut vivre de l'intérieur. C'était à Los Angeles, Carl Lewis, quand il avait eu ses quatre médailles. L'athlétisme, pour moi, c'était le sport roi des Jeux, et lui, c'était le roi des rois."

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LE BUZZODROME : Bolt prend tout

Impérial sur le tartan londonien, Usain Bolt l'est tout autant dans notre buzzomètre Twitter. Le Jamaïcain, désormais double champion olympique du 100 mètres, est très loin devant la meute. Des années-lumière même devant ses poursuivants et un certain Michael Phelps. Du haut de ses 22 médailles olympiques, le nageur US ne peut que s'incliner devant le roi Usain. Même constat pour Yohan Blake qui, lui, avait déjà dû baisser pavillon dimanche sur la piste.

http://www.eurosport.fr/jeux-olympiques/londres-2012/le-podium-de-twitter.shtml

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A SUIVRE LUNDI SUR NOTRE SITE

Lundi, c'est journée sports collectifs avec la fin du premier tour, en basketball. La France va tenter d'accrocher la deuxième place du groupe A à l'occasion de son dernier match face au Nigéria (15h30). Du côté des handballeurs, et face à la Suède, il s'agira de s'offrir un quart de finale plus abordable et, accessoirement, de rebondir après la défaite concédée samedi face à l'Islande. Mais le grand rendez-vous de ce lundi sera féminin avec la demi-finale olympique des Bleues du foot face aux championnes du monde japonaises. Rendez-vous à Wembley sur les coups de 18 heures. On suivra aussi de près Grégory Baugé en vitesse individuelle. Du côté du stade olympique, deux grandes finales à suivre : le 400 mètres masculin (22h30) et la perche féminine (20h).

 
 
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