Tous les matins à l'aube, la rédaction d'Eurosport.fr vous propose son menu du jour en faisant le tri dans le gargantuesque menu olympique : quelle star suivre, quel Français célébrer, quel sport découvrir. On compte sur vous pour réagir...
Magnussen et Décosse, c'est leur destin
Dur, dur de s'y repérer dans le programme sans fin de la journée olympique ? Pas de panique. Tous les matins, la rédaction d'Eurosport.fr vous proposera son "menu du jour" pour aller à l'essentiel. Tous les jours, une star, un Français, une bonne question, une carte postale de Londres et un focus sur l'athlète le plus "tweeté" du moment. Service compris. "Enjoy your meal."
Par Laurent VERGNE
Pour James Magnussen, c'est l'heure. "Personne ne pourra le battre", avait annoncé sur notre site Pieter Van den Hoogenband, qui en connait un rayon en matière de 100m nage libre. Franchement, après avoir vu les séries et les demi-finales mardi, difficile de contredire notre consultant néerlandais. Au contraire. Les deux premières étapes de l'épreuve reine ont plutôt renforcé cette impression de supériorité. Lors des demies, Magnussen a nagé en 47"63, tout en en gardant sous le coude. Nathan Adrian, auteur du deuxième meilleur temps, a fini à près d'une demi-seconde. Dans ces conditions, seul Magnussen parait en mesure de se priver de la médaille d'or mercredi. Il est son principal (son seul?) adversaire. S'il est lui-même, il gagnera.
Au-dessus de la mêlée ces derniers mois, il ne lui reste plus qu'une course pour matérialiser cette supériorité. La plus importante de sa jeune carrière. Certes, le nageur de Nouvelle-Galles du Sud a été champion du monde l'an dernier à Shanghai. Mais le titre olympique, c'est la dimension supérieure. Il avait d'ailleurs dit, à juste titre, l'an dernier, que les mondiaux ne constituaient qu'une simple étape sur la route des Jeux. Ce n'était pas une fin en soi, contrairement au rendez-vous olympique, seul apte à changer de façon définitive la destinée d'un champion. Un peu comme Alain Bernard il y a quatre ans, Magnussen a pris une gifle lors du relais 4x100m, même si le dénouement n'a pas été aussi cruel qu'il le fut pour le Français en Chine. Mais à l'instar de celui-ci, l'Australien doit trouver les moyens de se remobiliser. Il semble que ce soit le cas. Magnussen a rendez-vous avec l'histoire. Avec Weissmuller, Schollander, Spitz, Biondi, Popov, VDH ou Bernard, entre autres géants du sprint qui ont déjà inscrit leur nom au palmarès de l'épreuve reine. Il a surtout rendez-vous avec lui-même. C’est l'heure d'y croire. L'heure de ne pas décevoir. L'heure de gloire? Franchement, le contraire nous surprendrait.
LA FRANCAISE DU JOUR : LUCIE DECOSSE
Par Hadrien HIAULT
Choisir un Français à suivre aujourd'hui n'a pas été trop difficile. Bien sûr, on aurait pu (encore) évoquer Yannick Agnel en finale du 100 mètres nage libre ou Etienne Daille en Canoé K1. Mais Lucie Décosse, engagée dans la compétition de judo en moins de 70 kilos, possède une histoire particulière avec les JO qui retient ici notre attention. Un genre de "je t'aime, moi non plus". Multiple médaillée européenne et mondiale, elle n'a jamais décroché l'or olympique. "J'ai déjà fait les Jeux deux fois, une première sans médaille (7e à Athènes), une autre où j'ai obtenu l'argent (2e à Pékin)" constatait-elle récemment. L'argent et le goût de la défaite en finale des Jeux Olympiques. Par ippon. C'était il y a quatre ans face à la Japonaise Ayumi Tanimoto.
Les Jeux de Pékin terminés, la déception effacée, Lucie Décosse est repartie au combat. Avec une seule idée en tête : "Pour ma troisième participation, je veux l'or", ne cesse-t-elle de clamer depuis. Toute sa préparation s'est axée autour de cet objectif. Entrainements à part des autres membres du groupe France, impasse sur les championnats d'Europe 2012 pour mieux se focaliser sur les JO, Lucie Décosse n'a rien laissé passé au hasard. Début avril, lorsque nous sommes allés la rencontrer à l'INSEP où elle s'entraine, la concentration était palpable. "Elle sait ce qu'elle veut, elle est très 'pro', nous confiait son entraîneur Larbi Benboudaoud au sortir d'une grosse séance cardio. C'est une machine. Nous, on essaye juste de la mettre dans les meilleures dispositions."
Passée dans la catégorie -70kg après avoir tout gagné - ou presque - chez les -63kg, Lucie Décosse se sent aujourd'hui prête à conclure en beauté une carrière bien remplie. A presque 31 ans, c'est certainement sa dernière chance d'y parvenir. "Gagner les Jeux en dernier, ce serait énorme, nous a-t-elle affirmé. Si j'y parviens, je serai fière de mon parcours. C'est un gros challenge." Certainement le plus gros de sa carrière.
LA QUESTION : Pourquoi le retour du double mixte ?
Par Sébastien PETIT
Ce mercredi 1er août, débute le tournoi du double mixte en tennis. C'est le retour de cette épreuve aux Jeux Olympiques, qui n'y était plus apparue depuis 1924. 85 ans après la victoire des Américains Hazel Hotchkiss et Richard Williams face à une autre paire US Vincent Richards et Marion Jessup à Paris, le double mixte revient, via une décision intéressante du CIO, à qui on a pu reprocher ces dernières olympiades de faire la part belle aux sports professionnels. Elle offre ici une place à une épreuve "idéale" pour les Jeux : entre spectacle et tradition, valorisation du jeu, et surtout, la possibilité de voir femmes et hommes ensemble. Mieux que la parité : le double mixte. Ce tournoi "doit apporter une plus-value au programme olympiqueafin de fournir aux hommes et aux femmes une occasion supplémentaire de concourir ensemble sur le même terrain de sport", a précisé le comité. Douze pays sont ainsi représentés par douze paires, dans un tableau à quatre tours, désignées en fonction des classements combinés en simple et double des participants, peu de "couples" avec deux membres de même nationalité jouant ensemble sur le circuit mixte, qui se réduit aux tournois du Grand Chelem et à la non-officielle Hopman Cup.
Le tennis est l'un des rares sports olympiques à pouvoir réunir hommes et femmes dans une même compétition, avec le badminton et l’équitation. Un des critères pour le CIO était de ne pas allonger la liste des participants. La fédération internationale, en accord avec la WTA et l'ATP, a donc dû donner des garanties. Les meilleurs représentants ne délaisseront pas la compétition. C’est ainsi qu’Andy Murray, Novak Djokovic, Juan Martin Del Potro ou encore Victoria Azarenka seront en lice. Roger Federer, qui a rencontré sa femme Mirka (ex-Vavrinec) aux Jeux de Sydney en 2000 et qui a joué ensuite avec elle en double mixte sur le circuit, ne sera cependant pas présent, engagé en simple et en double messieurs. Si un retour de Madame n’a jamais été à l’ordre du jour, la participation de Federer en double mixte a été un temps évoquée aux côtés de Martina Hingis. Un fantasme, plus qu'une info. Mais le monde du tennis s'est au moins pris à rêver avec le double mixte.
LA CARTE POSTALE DE L'ENVOYE SPECIAL
Par François-Xavier RALLET
Tous les jours, ma collection s'agrandit. Après le stade et le bassin olympiques, les Arenas de basket et de hand, j'y ai ajouté ExCel, lundi, grâce à Automne Pavia et Ugo Legrand. Pour y retourner mardi, afin de voir Gévrise Emane, Alain Schmitt ou encore les fleurettistes Erwan Le Pechoux et Victor Sintès. Situé au sud-est de Londres (si vous souhaitez vous y rendre, descendez à la station Custom House, sur la "DLR Line"), cet immense hangar regroupe pas moins de sept disciplines olympiques: le judo, la lutte, la boxe, l'escrime, l'haltérophilie, le taekwondo et le tennis de table. Vu de l'extérieur, ce bâtiment ressemble à un énorme Lego. Et puis, on y pénètre. Et là, on se chope un énorme mal de crâne rien qu'en découvrant l'allée centrale, longue comme le bras de Yao Ming, que j'ai d'ailleurs croisé avant France-Argentine mardi soir, et qui se laisse vivre (et donc aller) depuis qu'il a raccroché.
Bref, revenons à ce qui ressemble à un immense supermarché, mais sans les rayons, une immense gare mais sans les rails. Vous voyez ? C'est de chaque côté de ce boulevard que vous pénétrez dans les salles. Sept "petits" hangars casés dans un énorme. Une mise en abîme assourdissante, mais passons sur le bruit. La résonance est normale dans ces cas-là. On évitera aussi de parler de l'odeur qui se dégage de chaque stand de nourriture. Une cacophonie odorante. Et puis, une bonne pizza aux pepperoni, c'est plaisant de temps en temps.
Ce qui paraît bizarre en revanche, c'est cet aspect impersonnel qui règne dans ce grand hall. D'accord, il y a les panneaux roses nous indiquant chaque sport. Mais si vous sortez de l'attendu quart de finale entre la Chinoise Ding et la Japonaise Fukuhara en tennis de table, et que vous souhaitez savoir ce qu'a fait le Thaïlandais Atthaphon Daengchanthuek chez les haltérophiles 69 kg, au hasard, vous pouvez toujours chercher. Et sortir votre téléphone portable pour consulter les résultats. Ah bah non, impossible là-encore. Il est quasiment utopique de capter le moindre signal. Bref, un vrai bunker.
UN SOUVENIR DES JEUX
Vencelas Dabaya (Haltérophilie): "J'étais en vacances dans un tout petit bled du Cameroun pendant les Jeux de Barcelone en 1992. On avait trouvé la seule télé dans tout le village et j'étais tombé sur la finale du 400m de Marie-Josée Pérec. Un moment très marquant pour moi. Je crois même pouvoir dire que c'est l'évènement qui m'a donné envie de me consacrer vraiment au sport et de connaitre à mon tour, un jour, le haut niveau."
LE BUZZODROME :La reconnaissance du nombre pour Estanguet
Triomphe total pour Tony Estanguet qui, en étant entré dans la légende olympique française, vient logiquement succéder à Elodie Clouvel et Yannick Agnel à notre buzzomètre twitter. Agnel se trouve même relégué à la troisième place, pour laisser la deuxième à Tony Parker. Malgré son match incroyable contre Raonic, Tsonga était seulement cinquième hier soir à minuit, quand les compteurs furent remis à zéro. A l'international, le nageur britannique Tom Daley a conservé la médaille d'or du buzz, malgré le retour de Michael Phelps.
A SUIVRE CE MERCREDI SUR NOTRE SITE
Si vous avez déjà pris date pour la finale du 100 mètres nage libre avec Yannick Agnel (21h20), soyez certains que vous aurez de quoi vous occuper, en attendant, dans notre multiplex spécial JO qui sera lancé à 9h30 : judo (Lucie Décosse), escrime (trois engagés) et tir (le retour de Céline Goberville) partiront à la course à la médaille dès la fin de la matinée. Vous pourrez aussi suivre en direct commenté le contre-la-montre individuel de cyclisme. A tout de suite.























