Quand les stars sortent du vestiaire, quand la folie du sport entraîne la folie des gens, quand le web croque l'actu de nos athlètes dans toute sa démesure, quand l'info craque sous la dent : c'est ici, un blog qui ne parlera ni de 4-4-2, ni des cols de première catégorie, ni de la bonne flexion des jambes. En tout cas, pas pour un revers à deux mains...
"Des Italiens en string, l'amour en plein air..."
Un journaliste d'ESPN a recueilli les confidences d'athlètes qui évoquent la très chaude ambiance dans le village olympique pendant les JO.
Ça pourrait s'appeler les dessous secrets du village olympique. Et par dessous, on entend bien sous-vêtements, strings, jockstraps et autres bouts de tissu affriolants. Dans son article intitulé "Will you still medal in the morning?" - que l'on traduira par "Décrocherais-tu quand même une médaille au réveil?", le journaliste d'ESPN Magazine Sam Alipour livre les confidences des athlètes sur leur vie nocture (ou pas) au village olympique. Quinze jours de débauche entre les entraînements et la compétition. Quinze jours où la consommation d'alcool et de préservatifs n'a rien à envier à celle d'adolescents dont le taux d'hormones explose le plafond.
L'article regorge d'anecdotes vraiment croustillantes comme celle du tireur américain Josh Lakatos qui ne veut pas quitter le village olympique de Sydney (2000) alors qu'il n'a plus d'épreuves. Il ne veut rien manquer des "festivités" et crochète la serrure du logement qu'il doit rendre pour y rester. Dans cet appartement, une chambre libre deviendra au fil des jours un vrai "hôtel de passes" où les athlètes vont et viennent "à toutes heures du jour et de la nuit". Ou encore celle de la footballeuse américaine Brandi Chastain étonné de voir sur la table de la salle à manger, deux handballeurs français "simplement vêtus de chaussettes, cravates et jockstraps" (Atlanta 96).
Un record de 100 000 préservatifs à Sydney 2000
Il y aussi ces "Italiens en string" qui laissent leurs portes ouvertes selon la cycliste Jill Kintner qui les trouve d'ailleurs particulièrement "accueillants". Ou Ryan Lochte, le nageur qui se fait accuser à tort car un de ses partenaires de l'équipe de natation US s'est adonné au batifolage en plein air, sur le balcon (Athènes 2004). "Il y a beaucoup de sexe là-bas (au village olympique, NDLR), reconnait la footballeuse Hope Solo. C'est 70-75% des Jeux Olympiques. J’ai vu des gens faire l’amour en plein air. Sur les pelouses, entre des bâtiments… Si vous n’êtes pas discipliné, être au village peut être très perturbant."
Les raisons de cette débauche d'énergie supplémentaire? Le besoin de contacts selon le journaliste qui évoque la préparation quasi-monacal de l'athlète juste avant les Jeux. Au village, il retrouverait donc des personnes qui le comprennent. "C'est déjà dur de rencontrer quelqu'un, explique le capitaine US de water polo Tony Azevedo. Alors imaginez l'athlète qui s'entraîne de 6h du matin à 17h. Le premier jour, c'est comme à l'Université. Vous êtes nerveux, super excité. Tout le monde cherche à se faire quelqu'un. Vous rencontrez des gens qui sont comme vous... et boom !" Sans oublier les autres facteurs comme la jeunesse, la (les) forme (s) et l'énergie accumulée. "La testostérone", dit même Sam Alipour.
Le résultat, ce sont donc des rencontres et des fêtes à gogo. Dans le village, en dehors, dans des appartements où logent les sponsors. De la cérémonie d'ouverture à celle de clôture où "on est jeté dans le stade et on nous dit de nous amuser, de nous saouler et de nous tripoter", raconte encore Hope Solo. C'est aussi jusqu'à 100 000 préservatifs utilisés (record établi à Sydney en 2000). Et le revers de la médaille parfois, comme le cycliste américain Taylor Phinney, reparti bredouille de Pékin, qui avait "presque oublié qu'il avait une course". "Lors des derniers JO, j'avais une petite amie, conclut Lochte. Grosse erreur. Cette fois je suis célibataire. Londres s'annonce bien. Je suis excité." C'est le mot.
Philippe Da Costa
@philippsch
L'article de Sam Alipour sur ESPN: http://espn.go.com/olympics/summer/2012/story/_/id/8133052/athletes-spill-details-dirty-secrets-olympic-village-espn-magazine























