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Mondiaux 2017: L'Italie toujours au top, la France au niveau, la Russie en crise : le bilan

L'Italie toujours au top, la France au niveau, la Russie en crise : le bilan des Mondiaux
Par AFP

Le 27/07/2017 à 16:31Mis à jour Le 27/07/2017 à 16:34

MONDIAUX 2017 - L'Italie a confirmé sa mainmise sur l'escrime mondiale, lors des Championnats du monde qui se sont terminés mercredi à Leipzig (Allemagne), alors que la Russie, défaillante au sabre, s'en est remise au fleuret, et qu'à trois ans des JO-2020 à Tokyo, l'escrime japonaise commence à frémir.

L'Italie a confirmé sa mainmise sur l'escrime mondiale, lors des Championnats du monde qui se sont terminés mercredi à Leipzig (Allemagne), alors que la Russie, défaillante au sabre, s'en est remise au fleuret, et qu'à trois ans des JO-2020 à Tokyo, l'escrime japonaise commence à frémir. Certes, la valeur de Mondiaux post-olympiques est à relativiser, avec des cartes redistribuées en raison des départs à la retraite ou des pauses maternité. Mais les épreuves de Leipzig ont toutefois donné quelques indications pour l'olympiade jusqu'à Tokyo.

L'Italie dominatrice

Un titre mondial au minimum dans chacune des trois armes, neuf médailles au final dont quatre en or: les Transalpins continuent de dominer l'escrime mondiale et profite de la baisse de forme russe pour finir en tête du tableau des médailles et du classement des nations, qui pondère l'ensemble des résultats.

Au fleuret féminin, les filles emmenées par Arianna Errigo ont repris leur bien par équipes qu'elles avaient abandonné à Rio en avril 2016, alors que les sabreuses transalpines, championnes d'Europe mi-juin à Tbilissi, ont retrouvé l'or collectif qu'elles n'avaient plus gagné depuis 2003 et les Mondiaux à La Havane.

Championnats du monde d’escrime seniors 2017, l’Italie au premier rang

Championnats du monde d’escrime seniors 2017, l’Italie au premier rangEurosport

Le Japon frémit, la Corée confirme

A trois ans des jeux Olympiques 2020 à Tokyo, le Japon s'est positionné sur l'échiquier de l'escrime planétaire, en décrochant deux médailles, l'argent pour Toshiya Saito et le bronze pour Takahiro Shikine au fleuret masculin.

D'autres bonnes nouvelles sont venues pour le Pays du Soleil-Levant en complément de ces deux podiums, avec les très jeunes fleurettistes nipponnes en progression, entraînées depuis janvier par le maître d'armes français Franck Boidin, ou les trois quarts de finale des sabreuses.

Des résultats qui tombent à point nommé pour une discipline peu médiatisée au pays du judo roi.

En retrait aux JO-2016 à Rio, la Corée du Sud, devenue ces dernières années une nation forte de l'escrime, a confirmé son statut à Leipzig avec trois finales disputées, dont une première au sabre féminin, perdue contre l'Italie, et un titre pour les sabreurs par équipes.

La France dans un bon cru

L'équipe de France peut toujours compter sur ses messieurs de l'épée, champions olympiques en titre. Malgré des changements depuis les JO 2016 de Rio, et notamment l'arrivée d'un nouvel entraîneur, Sébastien Barrois, les épéistes tricolores se sont une nouvelle fois parés d'or, au terme d'une finale mémorable contre la Suisse et une remontée incroyable de leur leader, Yannick Bore.

Avec six médailles (une en or et cinq en bronze), le bilan se situe dans une moyenne haute par rapport aux éditions les plus récentes, se rapprochant du cru 2010 à domicile en quantité (autant de podiums, mais moins de titres).

Vidéo - Mené par la Russie, le relais français a renversé la table pour s'offrir le bronze

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La Russie abandonnée par le sabre

La Russie a bouclé ces Mondiaux à la deuxième place du tableau des médailles, grâce à ses trois titres remportés, mais le sabre, son arme forte entraînée depuis 2010 par le maître d'armes Christian Bauer, n'a ramené qu'une seule médaille de bronze grâce à Kamil Ibragimov.

Le fleuret russe a quant à lui réussit à rivaliser avec la grande rivale italienne, en s'emparant des titres individuels chez les dames (Inna Deriglazova) et chez les messieurs (Dmitry Zherebchenko).

Etats-Unis et Chine en retrait

Il aura fallu attendre la dernière journée de compétition pour voir une finale avec la Chine, grâce à ses filles de l'épée entraînées par le maître d'armes français Hugues Obry. Elles ont évité au pays le zéro pointé, avec une médaille d'argent par équipes. Les espoirs étaient grands pour le fleuret américain, qui a dû se contenter de deux médailles d'argent, battu en finale par équipes chez les messieurs et chez les dames par l'Italie.

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