Tous les jours, un regard de spécialiste mêlant érudition et second degré sur les clubs et les championnats étrangers.
Le Lion Sporting rugit à nouveau
Mars 2011. Pendant que le FC Porto est en course sur tous les fronts, Villas Boas, l’entraîneur des Dragons à l’époque, est déjà très sollicité. L’option légitime et souhaitée pour le remplacer est celle de Domingos Paciencia, ancien buteur du club qui réussit un travail fantastique avec Braga. Mais le départ du nouveau coach de Chelsea ne s’officialise pas. Le Sporting Portugal prend alors les devants et lui propose de devenir le maître à bord des Lions. Domingos ne veut pas attendre, et signe chez les Vert et Blanc.
Ce moment-là est la clé de ce nouveau Sporting, construit avec des valeurs guerrières. Celles-ci s’éloignent des habitudes du club, fondé par des aristocrates, en opposition à Lisbonne, avec les ouvriers de Benfica. Si le Sporting est identifié comme l’un des trois grands du championnat portugais, pour son palmarès et pour son histoire, il est depuis trois décennies identifié surtout comme le troisième de ces grands (deux seuls titres de champion depuis 1982 : en 2000, après 18 ans d’abstinence, et en 2002). Trop aristocrate, trop romantique, donnant trop d’importance à la formation, au détriment des résultats.
L'aristocrate a mis le bleu de travail
Un virage à 180 degrés a donc été pris depuis la fin de saison passée, avec un changement de gouvernance et un entraîneur qui prône le travail, la détermination, la performance, créant une mentalité de compétition qui révolutionne la maison vert et blanc. Cette révolution a commencé par un recrutement conséquent et peu habituel. Insua, Rodriguez, Onyewu, Shaars, Elias, Capel, Wolfswinkel, Jeffren… Autant de joueurs qui sont arrivés avec pour mission de changer l’histoire récente de ce grand du Portugal, connu comme le club qui a eu deux Ballons d’Or formés dans ses écoles en huit ans : Luis Figo en 2000 et Cristiano Ronaldo en 2008. Faire éclore des jeunes talents comme Paulo Futre, Danny, Quaresma, Simao, Montinho, Veloso, Nani… a toujours été son cheval de bataille.
Mercredi dernier, à Rome, contre la Lazio de Rome en Europa League, match qui n’avait certes pas une importance capitale pour les Lions déjà qualifiés, mais qui était néanmoins un match européen, le Sporting alignait six joueurs formés au club, dont Tiago Llori, actuellement moins de 18 ans. La qualité de formation du Sporting et ses nouvelles mentalité et méthodologie de travail doivent conduire ce club à moyen terme vers les sommets. Elles sont incarnées par un entraîneur ambitieux et une direction unie et déterminée. L’objectif d'une victoire en championnat est de nouveau autre chose qu’un mirage. Encore qualifié en Ligue Europa, en Coupe du Portugal et en Coupe de la Ligue portugaise, l’équipe de Patricio (gardien titulaire de la sélection nationale) a de vrais arguments pour gagner des titres dès cette saison.
Un 4-1-4-1 avec une grosse marge
Mais pour cela, l’équipe devra franchir un nouveau cap dans son jeu. Si l’enthousiasme, la détermination sont devenus une constante, le nombre de nouveaux joueurs et le peu de temps d’existence de ce nouveau groupe n’offrent pas aujourd’hui assez de garanties. Sporting a perdu contre Benfica; il vient de perdre à Rome contre la Lazio. On attend encore le grand match contre la grande équipe qui donnera une nouvelle dimension à l’équipe de Domingos, qui joue en 4-1-4-1, avec quatre défenseurs à plat, un 6 devant la défense, deux relayeurs, des latéraux très offensifs, qui contribuent à une animation couloirs de qualité, avec Wolfswinkel comme avant-centre et buteur. Le projet de jeu repose sur une circulation de balle rapide et une volonté de déséquilibrer les adversaires, en passant par les couloirs en particulier, ainsi que sur une transition défensive rapide, le but étant de laisser le minimum de temps le ballon à l’adversaire. Ce projet de jeu ambitieux n’a pas encore une consistance qui permettrait au Sporting de devenir un rouleau compresseur. Sa transition défensive est encore friable. L’équipe est encore trop souvent en danger à la perte de balle sur les contres adverses.
Cela n’invalide en rien pour autant l’ambition de Domingos pour son équipe, bien au contraire. La confiance qu’il transmet à ses joueurs à travers ce projet de jeu ambitieux les rend plus fors, et le grand Sporting au foot panache pointe son nez.
Antonio TAVARES
- D'origine portugaise, Antonio Tavares est aujourd'hui entraîneur à Issy-les-Moulineaux, en DH. Ancien joueur notamment à Créteil en L2, international mauritanien (2003-2006) et titulaire du DEF, il a élargi sa palette en étant commentateur à radio Alfa depuis plus de dix ans. Il est par ailleurs titulaire d'un DEA en philosophie.
























Toujours bien de voir des équipes au passé élogieux refaire surface.Le 17/12/2011 à 14:00
MANNY PACQUIAO" !! IL VAUT PAS UN PICHET DE CIDRE !Le 17/12/2011 à 12:29
BENCHMADE)
Ils sont dérangér c'est types!.Il n'y a personne pour le remettre dans le droit chemin,lui tirer les oreilles?Le 17/12/2011 à 12:23
wifi c'est un peu fort , parlé de racisme venant d'un antisémite!Le 17/12/2011 à 12:19
Lisez le POST 226 de l'article intitulé « United et City, bienvenue chez les "p'tits" ». Un commentaire de ce même « Raciste » qui, par peur de recevoir une bonne paire de claques par un Portugais ou un a-r-a-b-e, insulte derrière son PC.Le 17/12/2011 à 12:04