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Stuttgart en mode sinusoïdal
21/10/2011 - 21:05

Stuttgart en mode sinusoïdal

Actuellement quatrième au classement, le VfB Stuttgart joue à merveille son rôle d’outsider. Cependant, sa réputation d’équipe chroniquement malade la précède. Entre le désir de revenir à un haut niveau et ses interrogations sur le terrain, le club-phare du Bade-Württenberg, champion depuis 2007, reste bien mystérieux.

6 août 2011, c’est l’ouverture du championnat et les Schwaben corrigent les Königsblauen 3-0. Ce score leur permet d’être co- leaders de la Bundesliga et d’effacer le souvenir du parcours chaotique de l’année dernière. Mais c’est oublier trop facilement que Schalke 04 prend régulièrement des roustes lorsqu’il se déplace dans le Bade-Württemberg. Pourtant, à l’image des équipes capables de concurrencer le Bayern Munich, le VfB souffle le chaud et le froid.

Les montagnes russes

C’est un grand classique en Bundesliga ! Le VfB Stuttgart ne sait sur quel pied danser. Ce club appartient pourtant aux grands Vereine allemands prêts à rivaliser avec le FC Bayern. Une de ces entités, réalisant plus de 100 millions  d’euros de chiffre d’affaires, à l’image de Dortmund, Schalke, Hambourg et le Werder. Un seul défaut cependant : le manque de régularité dans les performances. Depuis le titre de 2007, le parcours du VfB est digne d’un mauvais tracé d’une étape de montagne du Tour de France, où la plus grande difficulté de la journée apparaît lors du premier col hors catégorie pour continuer par des « bosses » de moins en moins délicates à franchir.

L’entraîneur victorieux du Meisterschale en 2007, Armin Veh, est démissionné à la 14e journée de la saison 2008-2009. Stuttgart est alors onzième. Son successeur, Markus Babel, réalise l’exploit d’emmener l’équipe à la troisième place, synonyme de tour préliminaire de la Ligue des champions, avant de s’écrouler l’année suivante. Le Suisse Gross récupère le club barragiste à mi-championnat en 2009-2010, pour à nouveau amorcer un rebond fabuleux puisqu’il qualifie le groupe pour l’Europa League… avant de choir à son tour. Après l’intermède Keller, Bruno Labbadia prend en charge les professionnels en position de relégable et assure la pérennité du club en Bundesliga. Le VfB a donc une formidable capacité de réaction, sauf que les coaches successifs se voient attribuer lors de chaque reprise en main une équipe moins performante.

A chaque année son grand départ !

60.000 supporters dans le stade contre les Knappen ! Le Mercedes-Benz Arena, nouvelle version, affiche complet. La célèbre Cannstätter Kurve est rouverte après deux ans de travaux et les ultras donnent de la voix. Cet agrandissement, aussi bien que cet embellissement, constitue l’une des principales raisons qui expliquent la baisse de qualité de l’effectif. Le financement s’est fait sur le dos du secteur sportif et chaque mercato estival voit un membre éminent quitter le club. Ce fut Gomez, puis Khedira et maintenant Träsch. Si la balance des transferts est positive depuis plusieurs années, ce qui est rare pour un club affichant plus de cent millions d’euros de chiffre d’affaires, la qualité intrinsèque de l’équipe a perdu de sa valeur. Mais aussi une certaine identité. Si des noms sont arrivés dans cette région (Boulahrouz, Molinaro, Kuzmanovic, Pogrebnyak, Marica), leur empathie pour le maillot du VfB est moins importante que celle que ressentait la génération des Hildebrand, Hitzlsperger, Hilbert… et du Français Delpierre.

Bobic : la fin du « Zick-Zack-Kurs » ?

L’arrivée de l’historique Fredi Bobic en tant que directeur sportif, en juillet 2010, sonne la fin de la récréation : Stuttgart se recentre sur ses valeurs. Marica est éjecté et les hauts salaires sont pointés du doigt. Aujourd’hui, Delpierre, plus que souvent blessé, Boulahrouz et Pogrebnyak sont en fin de contrat et leur avenir n’est pas assuré.

Il faut en finir avec le « Zick-Zack-Kurs », cette ligne sinusoïdale de résultat. Formidable machine à former des joueurs, la meilleure école du pays, les Schwaben se sont éloignés de leurs fondamentaux. Lors du petit derby contre le TSG Hoffenheim, pas moins de sept joueurs ayant porté le maillot du VfB étaient dans l’équipe adverse, notamment l’international Beck et l’espoir Rudy. Bobic lance le cri de ralliement et appelle ses anciens pensionnaires à revenir au bercail. Beck, libre en 2012, préfère prolonger. Un râteau qui laisse songeur quant à la politique des transferts. Autre exemple, le cas du jeune portier Bernd Leno, prêté au Bayer Leverkusen, qui n’est pas sûr de revenir à Stuttgart. Encore plus explicites sont les négociations délicates avec Träsch. Alors que le club assurait à ce dernier une place de titulaire au poste d’arrière droit, favorisant sa sélection en équipe nationale, un doublement de son salaire et un contrat à long terme, le joueur a finalement opté pour l’exil à Wolfsburg.

Troisième journée, Stuttgart s’incline à domicile contre Leverkusen puis à l’extérieur à Berlin, avant d’enchaîner 4 victoires en 5 rencontres. La stabilité n’est pas encore au programme, mais comme Dortmund, Brême, Leverkusen, Schalke sont dans le même cas de figure, cette façon chronique de tanguer, derrière le Bayern, passe pour la norme…

POLO
Chroniqueur et éditorialiste spécialiste du football allemand sur RMC, Polo a choisi son pseudonyme en hommage au grand défenseur et esprit libre Paul Breitner, buteur lors de deux finales de Coupe du Monde et meilleur joueur étranger dès sa première saison au Real Madrid. Observateur de la saga de la Bundesliga, de ses grandes et de ses petites histoires, Polo a passé une grande partie de son existence outre-rhin à y écumer les stades.

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14 Commentaires
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  • 14.
    LE MEXICAINBerlusconi ne bouche plus les trous au Milan AC
    ===
    finit les velines ?
    Le 27/10/2011 à 11:17
     
     
     
  • 13.
    LE MEXICAINguten tag mein freund
    nous avons une expression en France :
    on sait ce qu'on perd mais pas ce qu'on gagne

    c vrai que c francais alors peut etre que cela s'adapte a la mentalité germaine aussi bien qu'un appareil electro ménager europeen aux States...
    Le 27/10/2011 à 11:17
     
     
     
  • 12.
    Prof de footOn parle de mécénat mais aujourd'hui Berlusconi ne bouche plus les trous au Milan AC.Le 22/10/2011 à 17:47
     
     
     
  • 11.
    Prof de footPas evident pour les clubs allemands (en dehors du grand Bayern) de se developper. En revanche le foot allemand est un modèle aujourd'huiLe 22/10/2011 à 17:46
     
     
     
  • 10.
    2482878frank18 je vois quand meme le BVB dans les 4 premiere ensuite stuttgart aussi,puis apres vu le debut de saison leverkusen,breme vont devoir vite se ressaisir sinon sa risque d'etre compliqué,mais ouis le bayern sera champion haut la main cette année.Le 22/10/2011 à 15:19
     
     
     
  • 9.
    frank18l'Allemagne c'est pas l'Italie , ou la famille Agneli mais de l'Argent pour comblé les troue , alors que la juve perd de l'argent , et construis un nouveaux et recrute pour 100 millions d'euros , Sttugart n'a pas de mécène et c'est plus compliqué donc obligé de vendre c'est meilleur joueur pour être a l'équilibre , sa devient un frein pour la coupe d'europe , je pense que Sttutgart sera 4 ème , Schalke 3 éme , Leverkusen 2 éme , et le Bayern champions ,Le 22/10/2011 à 12:52
     
     
     
  • 8.
    frank18Le problème c'est que Sttutgart c'est comme Brème , il ont refait leur stade a neuf et sa coûte très chère , en plus ont rajoute une non qualife en coupe d'europe , et la sa devient très difficile financièrement , et oui l'Allemagne c'est l'Italie , quand je voie la Juventus qui perd de l'argent construis un nouveaux stade et recrute pour 100 millions d'euros , tout sa c'est grâce a la famille Agneli grâce aLe 22/10/2011 à 12:47
     
     
     
  • 7.
    Inter57Bel articleLe 22/10/2011 à 12:21
     
     
     
  • 6.
    enzo1909Trés bon article POLO, comme d'habitude quoi..Le 22/10/2011 à 12:02
     
     
     
  • 5.
    2482878De "bundesliga"je voulais dire ;)Le 22/10/2011 à 11:43
     
     
     
  • 4.
    2482878Le club Souabe est le cas typique du club Allemand qui a dut mal a ce faire une place sur la durée en haut du classement,il alterne bonne et mauvaise saison,surement aussi le fruit du départ des cadres,a chaque fin de saison.Lorsqu'ils avaient étaient champion,des joueurs comme hildebrand,meira...etaient partis alors qu'ils jouaient la LDC si met souvenir sont exactes,mais cela reste tout de meme un bon club de liga a mon sensLe 22/10/2011 à 11:42
     
     
     
  • 3.
    vangaalforever(suite)les départs peuvent en partie expliquer les difficultés, mais le cas du BVB de cette année en CL est tout simplement paranormal.En fait, on ne vois jamais les clubs allemands au sommet de leur forme en competition europeenne,et cette difficulté a maintenir 3 ou 4 clubs au sommet nuit aux résultats en C1 qui ne reflètent pas, a mon avis, la réelle valeur de la BL.Le 22/10/2011 à 09:29
     
     
     
  • 2.
    vangaalforeverTrès bon article Polo, mais je m’interroge sur cette incapacité chronique des clubs allemands a enchaîner ne serait-ce que deux saisons de qualité. systématiquement,et a part le Bayern, les clubs de la Buli font une super saison, se qualifient en C1, et se cassent la gueule la saison d'après. Mais pas seulement en C1, même en championnat, ce qui les empêche de se qualifier régulièrement pour la C1 et emmagasiner l’expérience nécessaire. On peut citer Stuttgart, Wofsburg, Le Werder, Schalke, et même Dortmund cette saison.Le 22/10/2011 à 09:28
     
     
     
  • 1.
    kneipeSuper article Polo. Et bonne pioche! Stuttgart porte à la réflexion voire au doute. Ils sont capables de battre n'importe qui et de se faire plumer par Hambourg! Sinon question formation c'est impressionnant. On a le sentiment que toute la Buli est issue de Stuttgart!Le 21/10/2011 à 23:48
     
     
     
 
 
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