Les journalistes d'Eurosport.fr partent à la recherche des joueurs de demain.
Dans la famille Germain, voici le fils
Ne vous y trompez pas : Germain, c'est bien son nom de famille. Valère est le fils de Bruno. A 21 ans, le natif de Marseille n'a ni le vécu, ni le palmarès de son illustre paternel, qui a fait les beaux jours du PSG et de l'OM. Mais à Monaco, Valère s'écrit petit à petit un prénom. Sur la pointe de pieds. Germain fils est un attaquant longiligne. 1,82 m pour 73 kg. Sous les ordres de Marco Simone, il a pris de l'épaisseur. Il est même devenu l'atout offensif N.1 d'une équipe monégasque qui bataille toujours dans les profondeurs de la Ligue 2 au moment d'accueillir Lens lundi soir, en clôture de la 21e journée.
Ses 5 buts en 20 matches attestent d'une indéniable montée en puissance. L'intéressé ne se définit pourtant pas comme un tueur. Plutôt comme un "joueur propre techniquement, qui peut utiliser ses deux pieds, mais qui ne va pas faire des différences énormes avec de grands dribbles". Ses atouts tiennent en ces quelques mots: "l’intelligence de jeu, l’anticipation, les déplacements". Sans oublier "un bon jeu de tête", qui doit "être un peu dû à (son) père". Depuis cet auto-portrait dessiné fin juin, lors d'un entretien accordé à Footmercato, il a fait du chemin au sein de son club formateur. Car Valère Germain est un pur produit de l'ASM.
Préféré à Vahirua et Helstad
Le foot, il est tombé dedans bien avant de rallier la Principauté, en 2005. C'est à Orléans, dès 1996, qu'il a chaussé ses premiers crampons. Son exil sur le Rocher passe par Châteauroux, où il joue un an, en 2004-2005. Ensuite, direction Monaco. Et là, tout s'accélère. 2008 : il remporte le championnat de France des réserves professionnelles. Ses partenaires se nomment Nicolas Nkoulou, Frédéric Bulot ou encore Yannick Sagbo ; 2009 : premier contrat pro ; 1er mai 2011 : premiers pas en Ligue 1, à Saint-Etienne (1-1). Quelques semaines plus tard, c'est face à Lyon qu'il signe sa seconde apparition parmi l'élite. A Louis-II, Monaco s'incline 2-0 et scelle sa relégation en Ligue 2. Mais Germain a eu le temps de se forger une petite réputation. Ses 13 buts en 29 matches de CFA, avec la réserve de l'ASM, ne sont pas passés inaperçus. Avant de faire ses valises, Laurent Banide l'installe sur le côté droit de l'attaque monégasque. Marco Simone, lui, l'a repositionné dans l'axe. Au détriment des expérimentés Marama Vahirua et Thorstein Helstad.
Depuis le mois d'août, Germain a disputé toutes les rencontres de Monaco. Il en est le premier surpris. "Personnellement, je ne m’attendais pas à être aussi souvent titulaire, lâche-t-il sur Sport24. Je cherchais juste à jouer un maximum et à marquer quelques buts. Là, sur la première partie de saison, j’ai été beaucoup utilisé. Ça fait plaisir d’avoir la confiance de tout le staff. J’essaye de la rendre en essayant de marquer et d’être décisif sur le terrain." "Décisif", il l'est. Comme à Amiens (2-1), il y a dix jours. Même celui qui compte aussi quatre sélections avec les Espoirs le sait : "Il faudrait que je marque encore un peu plus." Son ascension passe par là. Et par Marseille, sa ville natale ? "Cela m'attire, reconnaît-il. Signer là-bas, ce serait un rêve. L'OM, c'est mon club de cœur." Quelque 220 kilomètres séparent le Rocher de la Canebière. Mais le chemin est sinueux. Et la route, encore longue.
Gil BAUDU (Twitter : @gbaudu)
























Merci papa.
5 buts en 20 matchs en ligue 2 !!
Ouaou quel phénomène j'ai jms vu ça mdr.
Bref merci pour cette article inutil.Le 30/01/2012 à 23:47
au temps pour toi
lolLe 30/01/2012 à 14:32