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Mendes, la perle du Cap Vert
A 22 ans, Ryan Mendes est l'une des révélations de la saison en Ligue 2. Auteur de neuf buts, l'attaquant du Havre originaire du Cap Vert est sur les tablettes de nombreux clubs, séduits par sa vivacité et son potentiel. Il est appelé à jouer en Ligue 1 et peut-être dès l'année prochaine. Mais sans doute pas avec le HAC qui est sur une pente glissante en championnat (13e), avant d'accueillir Metz ce soir (20h).
Le Cap Vert, son soleil, ses plages, sa musique envoutante... Son espoir du football aussi. Un certain Ryan Mendes Da Graça que la France a véritablement découvert le 22 janvier, en Coupe de France au stade Vélodrome. Ce soir-là, l'attaquant international de 22 ans (1m75, 73 kg) donne le tournis au défenseurs de Marseille et ouvre le score. Un but où il prend de vitesse Djimi Traoré pour aller fusiller Steve Mandanda. "Cette vitesse, c'est mon point fort, nous confie-t-il. Tout comme ma capacité à changer de rythme devant les défenseurs." Si ce but n'a pas permis au Havre de se qualifier (défaite 3-1), il a poussé Mendes dans la lumière après trois dans l'ombre de la Ligue 2.
Le Cap Verdien n'avait, à vrai dire, pas attendu cette rencontre télévisée pour se signaler aux yeux des recruteurs. Il avait déjà planté neuf buts en 18 journées, tous avant la trêve. L'explosion de son talent après une saison pleine mais pas aussi riche de buts en 2010-2011 (4 en 32 matchs). "Si je marquais peu l'an dernier, c'est qu'il manquait quelque chose, nous explique-t-il. J'avais besoin d'être plus calme devant le but pour être plus efficace. Aujourd'hui, le travail paie. J'ai eu la chance d'avoir des coachs en formation et chez les pros qui m'ont beaucoup aidé et fait évoluer." Et quand on lui demande ce qu'il a appris au Havre, la réponse fuse. "Beaucoup, pour ne pas dire tout."
Porto, club de coeur
C'est en 2008 que Ryan Mendes est repéré à l'occasion d'un tournoi international de jeunes. Il a alors 18 ans et le club normand le souffle au nez et à la barbe d'autres émissaires, venus notamment du Portugal. Cap-Vert-Le Havre, le changement d'environnement est brutal. "'Au début l'adaptation a été difficile, se souvient-il. Mais aujourd'hui, il n'y a pas de problème. Dans la vie de tous les jours, ça se passe bien. Très bien même." Niveau foot, il y avait beaucoup à faire mais le centre de formation du HAC est réputé (Hoarau, L. Diarra, Payet, Mandanda, Niang, entres autres...). "C"était un diamant brut quand il est arrivé, se rappelle Jean-Marc Nobilo dans France Football. Il était très fort mais n'avait aucune notion tactique."
Quatre ans plus tard, la Ligue 1 lui fait les yeux doux. Et Le Havre, 13e de L2 mais potentiellement à sept points du podium, aura du mal à le conserver s'il ne monte pas. Le club doyen est dans une période difficile (une seule victoire en 2012), tout comme le Cap Verdien qui n'a plus trouvé le chemin des filets depuis cette soirée au Vélodrome. Perturbé par les sollicitations le jeune Mendes? "Non, coupe-t-il. On vit une période délicate. Et quand ca tourne pas bien, c'est dur de marquer. J'espère que ça ira mieux. Pour l'élite, c'est autre chose. "On y pense encore mais ça devient de plus en plus compliqué. On a un retard important, il nous faut presque un sans-faute."
Dans le cas contraire, le fax du Havre risque de vite saturer. "Si on ne monte pas, on verra, avait dit le président Louvel tout en démentant la rumeur d'un pré-accord déjà signé avec Marseille. Mais on n'entamera aucune discussion avant le mois de mai." Ryan Mendes, lui, élude rapidement la question. " Peut-être que le club a été contacté mais moi je ne sais pas. Je reste au Havre jusqu'à la fin de la saison. On verra par la suite”, dit-il concédant tout de même que le FC Porto est l'un de ses “clubs de coeur” mais qu’il “ne pense pas y aller un jour”. Son nom a tout de même de grandes chances d'animer la prochaine rubrique transferts.
Philippe DA COSTA























