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Stambouli, bon sang ne saurait mentir
Obélix est tombé dedans quand il était petit. Benjamin Stambouli aussi. Fils d'Henri Stambouli, petit-fils de Gérard Banide et neveu de Laurent Banide, le défenseur central de Montpellier était quelque peu destiné à la carrière qu'il emprunte. Si le jeune garçon, né le 13 août 1990 du côté de Marseille, avait été dépourvu de talent, l'histoire eut été différente. Mais comme le petit avait quelque chose, il a suivi le sillon familial. Tout en évitant de marcher dans les pas de son père ou de ses fameux aïeux. Un grand écart difficile mais réussi par l'international Espoirs.
Vainqueur de la Coupe Gambardella en 2009 avec la génération dorée montpelliéraine, celle qui joue aujourd'hui les terreurs en Ligue 1, Stambouli s'est construit tout seul. En évitant à tout prix d'être étiqueté 'fils de', 'petit-fils de...' "Quand j'étais petit, je suivais les clubs de mon père. Je déménageais souvent. Quand je suis arrivé à l'âge de 13 ans, j'ai fait un essai à Montpellier", nous confie-t-il. Pourquoi Montpellier ? "Je voulais essayer de me détacher du contexte familial et trouver un centre de formation. Je ne voulais pas qu'on dise 'il est là parce qu'il y a le père ou le grand-père'. Je voulais y arriver par moi-même."
Et Marseille ? "C'était exclu... Complètement exclu, rigole-t-il. Le club est trop marqué par la famille. Mon père, le grand-père y était allé, mon oncle y avait joué en D3. C'était barré d'avance. Je ne voulais pas souffrir de ça et eux ne voulaient pas me l'imposer non plus. Montpellier était un bon club pour m'épanouir et c'était pas loin d'Uzès où se trouve notre point d'ancrage familial." Choix courageux et finalement payant.
Puyol, Mozer et Waddle
Milieu offensif à la base, Benjamin Stambouli a reculé petit à petit à Montpellier. Parfois surclassé, souvent avec sa classe d'âge, le futur professionnel, admirateur de la grinta de Puyol, Heinze ou Mozer tout autant que du pied gauche de Waddle, a suivi un cursus classique. Jusqu'à pointer le bout de son nez chez les pros. Avril 2008, Stambouli débarque dans le groupe de Rolland Courbis. "Premier entraînement, j'arrive et je me fais les croisés. Ça a duré onze mois. Ce n'était pas rien. Mais par la suite, René Girard a gardé un œil sur moi. C'est une des valeurs du club et j'ai intégré le groupe pro", se souvient-il.
Passé professionnel en 2010, Benjamin Stambouli réussit une première saison prometteuse en défense centrale ou parfois au milieu de terrain, un poste où il se sent "bien". Vingt-six matches disputés, une finale de Coupe de la Ligue perdue face à... Marseille, le fils d’Henri est sur la phase ascendante. Etait, tout au moins puisqu’il connait un petit contrecoup depuis le début du présent exercice. Il joue moins (7 matches de L1). Montpellier brille. Difficile de faire bouger les lignes. Mais le natif de Marseille s'accroche. "On gère comme on peut. Parfois, le doute peut s'installer mais il faut se surpasser et redoubler d'efforts." Prendre conseil également. La famille est là pour ça : "On en a discuté plusieurs fois. Leur maître-mot, c'est le travail. A partir de là, il n’y a pas 36 000 solutions : il faut avoir un comportement irréprochable à l’entraînement." Avec le départ des Africains à la CAN, Benjamin Stambouli devrait avoir son mot à dire ces prochaines semaines. Il n’attend que ça. Et il n’est pas le seul. Allez donc voir du côté d’Uzès ou de Marseille.
Maxime DUPUIS (Twitter : @Maxime_Dupuis)
























On a des joueurs prometteurs en defense. Pas trop en attaque...Le 14/01/2012 à 17:27
Tu dis qu'il a un niveau assez faible mais tu ne donne pas d'arguments !
Moi, en tant que supporter de Montpellier je le trouve bon surtout en milieu défensif il a délivré 2 passes décisives cette saison en évoluant à ce poste il a un gros potentiel. Pour moi il doit évoluer plutôt en MD que défenseur central il est plus à l'aise en tout cas je crois en ce joueur. La prochaine fois que tu juge un joueur qu'il a un niveau assez faible argumente ton opinion !Le 14/01/2012 à 13:00