La rédaction d'Eurosport.fr vous propose dans ce blog une sélection soignée des articles de presse, des pages web et des sujets de réflexions qui font le sel de l'actu sportive. Nous les recommanderons ou nous les contesterons. Nous les soumettrons à vos réflexions. Les points de vue les plus stimulants nous confronterons. Coup d'envoi de la prolongation...
"Je me suis un peu caché pendant quinze jours"
Durant sept semaines, il n’y en a eu que pour lui. La Coupe du monde terminée, Marc Lièvremont est devenu rare. De l’autre côté du monde, l'homme a cristallisé tous les sentiments et déchaîne les passions. Un temps apprécié, puis raillé, moqué ou détesté pour enfin terminer respecté après la finale perdue de peu face aux All Blacks, le sélectionneur de l'équipe de France, qui sera remplacé début décembre par Philippe Saint-André, a vécu près de deux mois dans un cyclone. La tempête s'est calmée. L'homme est sorti de la lessiveuse et revenu à la vie. La vraie. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne se fait pas comme ça. D'autres grands sportifs ou entraîneurs ont connu ça avant lui. Et partagé leur folle expérience. Lièvremont avait certainement déjà entendu parler de ce blues post-Mondial. Il avait beau savoir. Le retour sur terre n'en a pas été moins violent. C'est ce qu'il explique notamment dans une passionnante interview accordée au Monde le 18 novembre. Dans cette première intervention (fleuve), il n'élude aucun sujet. La compétition, ses relations avec les joueurs, les attaques, notamment celles d’Imanol Harinordoquy qui a manqué de "sincérité, parce que jusqu'au bout il m'a serré la main". Lièvremont raconte comment il s’est remis les pieds dans les pantoufles.
La fameuse moustache est rasée. Même si sa femme ne voulait pas. "Le retour à la vie réelle peut être assez violent, il y a une forme de déconnexion. Le fait que ma famille ait été sur place, que je sois revenu au moment des vacances scolaires m'a aidé. Pour l'instant, je me sens serein, apaisé. Il y a un reste d'euphorie et j'ai conservé mon mode de fonctionnement pour le sommeil : je dois dormir trois à quatre heures par nuit, comme ça a été le cas pendant la compétition. A 3 heures du matin, impossible de fermer l'œil : je reste rempli d'adrénaline", explique-t-il dans le quotidien.
"Grâce à vous, mon fils a appris La Marseillaise"
Comment s'est passé ce premier mois loin de Nouvelle-Zélande ? Les projecteurs de Roissy, le rassemblement place de la Concorde ont laissé place à un grand vide. Voulu par le principal intéressé mais souvent rempli par des inconnus. "Je me suis un peu caché pendant quinze jours. Je suis entré dans un restaurant à Bayonne, les gens ont chanté 'La Marseillaise'. Dans le métro, les gens me reconnaissent, toutes générations confondues. Une dame d'origine maghrébine est venue me voir à la terrasse d'un café, avec son petit garçon qui joue au foot. Elle m'a dit :‘Grâce à vous, mon fils a appris La Marseillaise'."
Quid de l'avenir ? Marc Lièvremont, comme tout homme qui vient de vivre une aventure extraordinaire, ne sait pas. Déjà, il est tranquille financièrement pour quelque temps. "La fédération me met dans une situation confortable : j'ai touché une prime, la même que celle des joueurs, qui va me permettre de finir ma maison. Sinon, j'aurais peut-être été obligé de la revendre en rentrant. Au-delà de la déception, j'aurais eu aussi des soucis matériels..." La suite, cela pourrait être à la DTN. De nouveau entraîneur ? Ce n'est pas exclu. "Je ne pensais pas qu'entraîner me plairait autant puisqu'il y a dix ans, je m'étais juré de ne jamais le faire (...) Si je dois un jour faire le deuil du rugby, comme entraîneur ou manager, tant pis. Je n'ai jamais considéré cette fonction de sélectionneur, dont je ne voulais d'ailleurs pas, comme un aboutissement. C'est une belle parenthèse, même si je sais qu'en termes d'émotion, j'aurai du mal à vivre quelque chose d'aussi fort. Heureusement, à 43 ans, je ne me dis pas que je suis en préretraite." Mais devant un grand vide. En prendre "plein la gueule" durant sept semaines, c’est une chose. Repartir à zéro en est une autre.
Maxime DUPUIS
























Question mémoire le temps jouera pour lui et ce genre de com subjectif sera oublié.
Encore Bravo Marc et bonne chance pour la suiteLe 19/11/2011 à 19:13
Soit l'entraineur est bon et il se passe du bon, soit il est mauvais et il ne se passe rien. Parfois il doit se mettre en retrait pour attiser l'envie et l'autonomie de son groupe mais ce choix psychologique ça s'appelle du management !!
Désolé que tu n'y comprennes rien Chards.Le 19/11/2011 à 17:45
MERCI......Le 19/11/2011 à 14:48
Et si jamais tu ne sais pas quoi faire je serai ravi de te voir à l'USAP !!Le 19/11/2011 à 12:44