La rédaction d'Eurosport.fr vous propose dans ce blog une sélection soignée des articles de presse, des pages web et des sujets de réflexions qui font le sel de l'actu sportive. Nous les recommanderons ou nous les contesterons. Nous les soumettrons à vos réflexions. Les points de vue les plus stimulants nous confronterons. Coup d'envoi de la prolongation...
Avec JMA, zéro tracas, un peu de bla-bla
Vincent Duluc, journaliste à l'Equipe et très au fait des affaires lyonnaises révèle ce vendredi un épisode qui en dit long sur la méthode Aulas. Entre le 25 septembre et le 2 octobre dernier, soit après la perte du derby face à l'ASSE et la victoire à Nancy (2-3), le président de l'OL convoque plusieurs cadres de son équipe avec évidemment le Brésilien Cris, son capitaine. Son but? Les faire parler, savoir ce qu'ils pensent du coach. Après les avoir quelque peu "poussés" nous dit Duluc, Cris lâche cette phrase lourde de sens: "Mais il est nul le coach".
Deuxième partie de l'épisode, quelques jours plus tard. Cris est de nouveau dans le bureau de son président. Claude Puel est là aussi. Le Brésilien ne s'y attendait pas, nous raconte Duluc. Et Aulas de demander alors au Brésilien: "Cris, j'aimerais que tu me répètes ce que tu as dit sur le coach l'autre jour..." Evidemment, la discussion est tendue et Cris propose même de "déchirer la prolongation de contrat obtenue" cet été, révèle le journaliste. Finalement, la tension retombe. Puel évoquera ce moment en filigrane dans une interview du 14 octobre expliquant ses relations particulières avec Cris. "Il y a des moments où ça se passe super bien entre nous et d'autres moments où c'est moins bien. Sans que je sache trop pourquoi".
Quatre victoires consécutives plus tard, Jean-Michel Aulas a réussi son pari en vrai manager qu'il est et c'est bien là tout l'intérêt de cette confrontation peu orthodoxe. La méthode peut apparaître, allez, disons le, vicieuse. Mais le patron de l'OL a obtenu ce qu'il voulait comme l'explique parfaitement Duluc: 1. Crever "l'abcès" sur le malaise qui régnait, 2. Remettre le capitaine et les joueurs à leur place et face à leurs responsabilités en éteignant "toute tentative de manoeuvre" de leur part, 3. Faire comprendre à Claude Puel que son autorité était "remise en question" au sein de son groupe. La question est de savoir si cette intrigue relationnelle n'aura pas d'autres conséquences, notamment à long terme, sur l'équilibre fragile où repose la confiance du groupe. Autrement dit, à un possible retour de flammes. (Ph-DC)
























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