C'est mieux mais pas rassurant...
Comme prévu, les Bleus ont de nouveau joué un match à l’extérieur en France. Il n’y a vraiment que Domenech, la F.F.F et quelques joueurs déconnectés du monde réel pour ne pas comprendre que tout le monde se moque de cette équipe de France. Des Bleus qui n’ont pas de supporters si ce n’est les gens qui suivent le sympathique et pathétique Clément d’Antibes accompagné de son coq. Une heure et demie avant le coup d’envoi, les tribunes quasi vides ne laissaient planer aucun doute : le stade serait turc à au moins 75%. À Saint-Étienne, le public s’est vite retourné contre son équipe. À Gerland, la marée rouge a tout emporté avant même le début du match. On pourrait de mauvaise foi expliquer ça en évoquant l’immigration, les communautés étrangères en France. Oui peut-être un peu. Mais que je sache toutes les places ne sont pas réservées aux gens issus de l’immigration. Et puis lors d’un récent France/Ecosse au Parc, le stade était de la même façon très très majoritairement pour l’équipe « visiteuse ». Si on ajoute à cela le constat du « remplissage de bus » quand les Bleus joue au Stade de France, on se dit que la situation n’est pas loin d’être catastrophique.
Demi-finaliste du dernier Euro, affichant alors un mental extraordinaire et des joueurs de talents, la Turquie n’est plus aussi reluisante un an plus tard. 3e de son groupe de qualif’ de la CM 2010, derrière Espagne et Bosnie, la Turquie, n’a cette année, même pas été capable de battre l’Estonie 147e au classement FIFA. Privé en plus d’Altintop (Bayern) et de M. Aurelio du Betis, cette Turquie ressemble à une équipe A’.
Abidal capitaine (c’était la deuxième fois dans sa carrière en Bleu), ça m’a d’abord interloqué et puis en cherchant qui aurait pu l’être, je n’ai trouvé personne. C’est donc un joueur pas vraiment titulaire, pas vraiment indiscutable qui portait le brassard. J’ai vu ça comme une preuve supplémentaire du marasme dans lequel baignent les Bleus.
Sur le terrain, ça a quand même ressemblé à un match de foot, rien à voir avec mardi. D’abord la tactique française est plus cohérente. Avec un vrai meneur, Gourcuff, le jeu est plus fluide. À ses côtés, il faut mentionner la bonne prestation de Malouda qui à l’image de ce qu’il a fait à Chelsea ces dernières semaines est revenu à un très bon niveau. Dans l’ensemble si les Bleus ne font pas le jeu, ils sont bien plus présents, plus volontaires aussi. En fin de première période, après l’échec d’Anelka seul face au gardien turc, Benzema marque un peno. Sur le coup, le match est presque plié puisque l’arbitre sort le joueur auteur de la faute. Ce carton rouge entraîne la sortie d’Erding. Lui qui avance vite dans ses discussions avec le PSG, voulait se montrer. C’est raté !
Après la pause, la France évolue avec une pointe et derrière celle-ci Ribery, Gourcuff et Govou. C’est encore mieux. C’est même vraiment pas mal. Reste à ne plus avoir les 2 n°6 devant la défense et ces Bleus seront alors bien plus forts. Plus forts peut-être mais pas pour l’instant, loin de la même, candidat au gratin mondial. En seconde période et même s’ils ont eu un tas de très belles occasions, ils auraient aussi pu être rejoints. À 11 contre 10 (mais évidemment toujours avec les deux 6), on ne peut quand même pas dire que la maîtrise fut totale. Même si certains aiment à répéter que l’important c’est de se créer des opportunités, le manque d’efficacité fut flagrant ! À ce titre, un mot sur Gignac. Le joueur affiche une envie débordante, tant mieux. Mais oubliant qu’il n’était pas à Toulouse et donc pas tout seul devant, il a trop souvent mangé le ballon.
Bilan ambiance pour finir : contrairement à certaines prévisions, la Marseillaise a été respectée par les supporters turcs. Mais on doit tout de même signaler le beau « bordel » à ¼ d’heure de la fin avec jet de projectiles, fumi et interruption du match. Une vraie ambiance de stade turc en somme. Quant à Domenech, il a évidemment été sifflé au moment de la présentation des équipes, mais il a pour une fois évité les désormais traditionnelles requêtes du public concernant sa démission. Pour le coach des Bleus, jouer à l’extérieur est à un avantage.




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