Regardez Eurosport et Eurosport 2 en LIVE sur votre PC! Cliquez
Désolant...
Ça avait débuté de façon pitoyable contre Shalke 04, ça s’est achevé de façon pathétique à Kiev. On attendait de savoir si tous les savants calculs, si toute la gestion de Le Guen allait finir par payer. Au final, on n’a rien vu. Des promesses non tenues donc, mais on le sait depuis longtemps, elles n’engagent que ceux qui y croient. Vous le savez je n’y ai jamais cru. Je veux parler de la façon de voir le foot que prône le coach du PSG. Est-il utile que je revienne sur ce point ? Non, je ne crois pas. Tout a été dit sur son incompétence par rapport à un métier qu’à mon sens, il ne maîtrise pas. Alors parlons d’un match finalement très simple à analyser. Clairvoyant, (je plaisante) Le Guen aligne un 4/3/3. Tactique plusieurs fois utilisée cette saison même si le schéma classique est le 4/4/2. En fait le plus surprenant c’est de voir que le milieu est composé de Clément, Makelélé et Chantôme. Les 3 joueurs devant sont Luyindula, Hoarau et Sessegnon. Je n’ai pas d’a priori sur cette façon de jouer mais encore faut-il avoir les joueurs adéquats. Hoarau ne peut pas jouer seul devant. Il n’est pas l’aise, il a besoin d’avoir un joueur à ses côtés. Drogba, Anelka, ce genre d’attaquant peut évoluer ainsi, pas Hoarau. Luyindula n’est pas un joueur de côté, à chaque fois qu’on le voit dans cette position, c’est un échec. Le dernier exemple marquant est sa prestation en bleu.
Rothen pas super en ce moment était sur le banc, logique ? Non, sur un match comme ça, il faut aligner les atouts. Sur son expérience, il doit se retrouver grâce à l’événement. Autre atout inutile : Giuly. J’ai peur, enfin je devrais dire j’espère, que bientôt Giuly parle et dise vraiment ce qu’il a sur le cœur. Je pense que son coach va prendre cher.
Ces choix incompréhensibles plaçaient le PSG en difficulté avant même de démarrer la rencontre. Et il n’a pas fallu attendre très longtemps pour être sûr de l’issue ridicule de ce ¼ retour. Traoré, blessé nous a-t-on dit, s’est bien fait promener avant de laisser à sa place à Bourillon, l’un des joueurs préférés du coach. Quand Landreau marque le 2ème but, il n’y a plus qu’à rigoler, se dire qu’après tout effectivement il vaut mieux rire de tout cela. On pourrait parler du jeu, des joueurs. De la mauvaise période traversée par Sessegnon, le seul qui peut pourtant. Je ne sais pas ce qui est le plus terrible, ses mauvaises passes ou ses frappes minables.
Dans la série des excuses pourries, j’ai déjà entendu : Kiev joue souvent la LDC, Kiev c’est fort mine de rien, Kiev débute son championnat alors que le PSG le termine… voilà, si ça vous tente d’adhérer à ce discours, libre à vous. Moi, ça m’inspire juste une fameuse réplique d’un film dont le nom m’échappe : « les prétextes c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un ! »…
Au Vélodrome, on était également dans l’attente. Le contexte laissait planer un formidable vent d’optimisme à Marseille. L’idée étant la suivante : « On est leader du championnat, donc on va le faire ». Malheureusement la phrase correcte aurait dû être : « on est leader de L1, donc mieux vaut ne pas trop s’emballer… »
Comme prévu, Gerets aligne une formation offensive. La précision devrait être inutile. A dire vrai, 4 joueurs véritablement offensifs sur 11, ce n’est pas non plus extraordinaire. La présence de Kaboré en position d’arrière droit avait quand même de quoi étonner. En quoi ce joueur peut-il être décisif ? C’est un milieu défensif, placé à droite de la défense que peut-il avoir de plus qu’un Mears, qui n’a déjà pas énormément de chose dans son jeu ?
A l’entrée des deux équipes, pas de surprise, le Vélodrome est à la hauteur. Tout est en place pour la soirée électrique espérée. Très vite l’OM s’installe dans le camp adverse. Il y a des occasions, beaucoup. Il y a de la maladresse aussi, trop.
Voir l’OM afficher l’état d’esprit qu’il faut, se procurer des occasions peut être rassurant. Mais ce qui me semble plus parlant, c’est l’attitude des Ukrainiens. Ils dégagent pas mal d’assurance. Ils sont tranquilles, assez sûrs d’eux. Je pensais que cette équipe marquerait à Marseille, c’est arrivé assez vite finalement. Sur leur première occasion, les Ukrainiens marquent. En deux matches Mandanda aura couté cher à l’OM. Sur le but, il n’est pas aidé par Kaboré dont la présence continue de m’étonner. Mais cette fois pas uniquement au sujet de cette soirée, plus globalement dans l’effectif marseillais, sa présence dénote. Ma réflexion à peine terminée, c’est lui qui centre sur la tête de Ben Arfa pour l’égalisation. Bon pas de quoi changer d’avis non plus. Ben Arfa a donc marqué, la belle affaire ! Comme je ne sais plus combien de fois cette saison, cela devait être son match. La soirée qui nous pousserait enfin à comprendre son génie. Malgré son but, il restera pour moi incompris.
Après la pause, le scénario est le même. L’OM pousse jusqu’à afficher un bilan à un moment de plus de 20 tirs contre 2 !! Le problème c’est que cette deuxième période consiste juste à regarder le chrono et à se dire, en 30min, 3 buts c’est possible ? En 20, c’est possible ? Et en 10 ? D’exploit on passe à miracle, on cherche les mots. Et puis Samassa entre et là on se dit qu’à 10, ce sera vraiment impossible. Il faut à tout prix que j’aille à la Commanderie prochainement. Si Samassa est aligné, même remplaçant, c’est qu’à l’entraînement il doit tout casser. Ce n’est pas possible autrement. Bon, allez, taper sur ce pauvre joueur ne sert à rien.
Malheureusement l’OM n’aura finalement que peu entretenu l’espoir. Ce match m’aura surtout conforté dans l’idée que Niang n’est pas un n°9, que Koné est surtout un joker et que Ben Arfa ne m’inspire rien d’autre qu’un long soupir…
Marseille va se concentrer maintenant sur le championnat. Une ligue 1 que ce club peut dominer. Je ne sais pas vous, mais moi mine de rien, dire ça me fout le bourdon…























Vous êtes authentifié comme journaliste :