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22/08/2010 - 23:12

Les 3 Gros mangent enfin…

L’OM et l’OL ont donc gagné. Je ne sais pas si c’est suffisant pour qu’ils se sentent mieux, mais ces deux clubs doivent pour l’instant se contenter de ça. Pour le jeu, il faudra en effet repasser plus tard. Pour l’OM, l’excuse d’une équipe pas encore « terminée » tient encore la route. Les blessés, les vrais (Diawara) et les faux (M’Bia) doivent revenir. Et puis on attend la nouvelle ligne d’attaque. C’est donc assez difficile de juger pour l’instant. Reste que j’ai vu un Azpilicueta bien meilleur que lors de ses premières sorties. Ce joueur est indéniablement fait pour une équipe qui fait le jeu, qui a le ballon. Assurément un très bon. Brandao a également montré qu’avec lui, l’attaque est plus forte, plus « pesante ». Sans un Gameiro, la tête ailleurs et qui s’est cru tout seul en orange, l’OM aurait pu bien plus souffrir, mais au final le succès marseillais est logique. Au risque de me répéter, je poursuis dans l’idée que le championnat pour l’OM débutera vraiment le 11 septembre.

Pour l’OL c’est un peu la même chose. Dans le jeu, c’est encore plus pauvre que l’OM. Mais comme on sait désormais que le recrutement n’est pas terminé, l’espoir demeure. Prendre un seul joueur (Gourcuff), ça risque toutefois de ne pas être suffisant. Avec la vente de Bastos, Aulas va avoir un peu d’oseille. Reste à ne pas demander conseil à Puel. Avec lui rien de tel qu’un junior prêt à cavaler dans tous les sens.

En attendant les deux gros, Rennes était appelé à briller. La première place était au bout d’une victoire contre Sainté. L’armada vendue (survendue ?) bretonne a toutefois échoué. Grâce à cela, on a eu droit à une « conf » animée avec un Antonetti en forme. Il aurait aimé que Sainté s’ouvre et prenne une valise. Naïf le corse ! Reste que son milieu M’Vila, Dalmat, Leroy derrière 3 attaquants a au moins le mérite d’être ambitieux. Après Antonetti, c’est Galtier qui nous a régalés. J’avoue que son raisonnement sur le point offert au coup d’envoi et qu’il faut surtout préserver, c’est un modèle du genre. Un aspect du foot français dans sa plus belle expression. Un truc à faire peur aux enfants. Que dire de plus ? Rien, oui c’est mieux !

PSG/Bordeaux était donc l’affiche attendue. Le réveil bordelais, la confirmation que Paris est sérieux, on était à l’affût. D’entrée on a donc appris que Gourcuff avait fait sa capricieuse et que Bordeaux c’était fini. Lyon l’attend et pour ça il est prêt à s’asseoir sur le banc. Bordeaux est donc bel et bien à la ramasse en ce moment. Le PSG, devant un Parc presque plein, n’a plus qu’à se baisser pour cueillir les 3 points.

Derrière cette vision enflammée des débuts parisiens il y a effectivement une réelle domination d’ensemble et des occasions franches. C’est pas exceptionnel mais c’est assez pour qu’on ait la confirmation que sans renfort, cette équipe bordelaise risque une saison de quidam.

Tactiquement, le 4/4/2 du PSG n’est pas toujours convaincant. Bodmer semble apporter un plus par rapport à Clément mais il est quand même souvent trop loin des attaquants. Et si le côté gauche est bon avec Ceara et Nene, côté droit c’est moins bien. Sessegnon a semble-t-il compris qu’il fallait aussi jouer sans ballon, mais offensivement il n’apporte plus grand-chose.

La seconde période débute et on se dit qu’un PSG « classique », version saisons récentes peut se faire prendre en contre sur la fin. Mais si le PSG a réellement changé, l’idée que « ça va finir par passer » peut prendre corps.

La seconde période va ramener tout le monde sur terre. Paris ne marche pas sur l’eau et ne peut évidemment pas se permettre de voir Erding « croquer » le match. La bonne volonté n’est pas suffisante et l’inefficacité est toujours aussi couteuse. Au milieu si Nene est irréprochable, Bodmer se transforme en fantôme, voire en boulet.

Le point positif c’est qu’après le but de Bordeaux, suite logique du scenario 1 évoqué plus haut, Paris ne s’est pas désintégré. La réaction a même enflammé le Parc. Et quand Giuly est entré, le PSG a même enfilé les occasions. Pour les buts, Paris repassera. Il paraît, selon certains coachs, qu’avoir des occasions c’est bon signe. L’histoire du verre moitié plein/vide. Ah oui, dans les arrêts de jeu, le scenario 1 a finalement été joué entièrement au Parc. C’est donc à Paris que Bordeaux s’est réveillé. Et pour ce qui est du changement de visage du PSG, bah on attendra.

L’OM, l’OL et Bordeaux avaient paraît-il raté leur début de saison et le PSG réussi le sien. Après 3 matches, un coup d’œil au classement gomme d’un coup les impressions estivales…

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