Lille/Marseille en 1ère classe Europe
Même à Villeneuve d’Ascq, même à 19h, ça sentait la Coupe d’Europe. Pas la LDC, mais la bonne UEFA à l’ancienne. C’est curieux d’ailleurs. Même maintes fois réformée, cette compétition quand elle arrive au stade des rencontres aller/retour, sent le parfum « d’autrefois ». On ne dira jamais assez que le LOSC mérite vraiment un autre stade. Tout est bon dans ce club, il ne manque plus que ça et assurément un palier décisif sera alors franchi. Mais revenons à ce match. Lille l’a abordé en dissipant immédiatement toute idée de retenue par rapport à une compétition en manque de glamour. Et cet état d’esprit irréprochable, Lille l’a affiché tout au long du match. C’était sain, agréable, prenant et franchement entraînant. On avait envie de voir Lille marquer. Et comme l’UEFA, c’est la Coupe d’Europe à l’ancienne, face à eux, les lillois avaient une équipe venue là pour en prendre le minimum et en marquer un si possible. De ce côté-là, les Turcs ont réussi. Landreau, qui ne sera jamais un grand gardien, a fait une « spéciale boulette classique », un menu mis au point au PSG et resservi, certes avec moins de succès, à Lille. Visiblement, il attendait une occasion particulière pour se remettre en cuisine. Qu’il se rassure, on a savouré et le LOSC a dégusté son placement fantaisiste sur le but turc !
Sur l’ensemble du match, c’est le seul bémol à adresser à cette équipe qui a livré un match plein. Difficile d’extraire un joueur, mais j’ai envie de mentionner la prestation sans faute du trop sous-estimé Balmont. A 2/1 Fenerbahce peut s’estimer heureux. La tradition (souvent exagérée) veut qu’on tremble déjà avant d’affronter l’enfer promis en Turquie. Je veux bien y croire naïvement une fois de plus, mais si Lille va là bas avec le même état d’esprit, le parcours en UEFA doit continuer.
Ça sentait aussi l’UEFA 2 heures plus tard au Danemark. Mais façon match pourri dans le froid, contre une équipe en bois avec des bourrins face à qui un relâchement coupable peut se terminer avec le rouge au front. La nostalgie a du bon, sauf quand on entend Thierry Roland aux commentaires. Mais comment a-t-on fait pour supporter ça autant d’années ? N’est-ce-pas la preuve que l’homme est robuste et peut supporter bien plus de choses que l’on peut l’imaginer ? Une torture quand elle devient habitude s’apaise. Peut-être que pendant toutes ces années nous avons tous été atteints par le syndrome de Stockholm sans le savoir ! La seule issue aurait été que le match soit passionnant. Malheureusement, l’OM n’est pas allé à Copenhague pour emballer le match. La tactique est classique, mais l’esprit est plutôt celui qui prévaut dans une bonne épicerie de quartier. Loin de moi l’envie de taper sur Marseille, dans ce genre de match, c’est logique et compréhensible. Une courte victoire, un match nul, même au terme d’un match moisi est un bon résultat. Reste que ceux qui ont eu un dîner un brin lourd ou qui ont eu une journée chargée ne sont pas allés au-delà de la 35e minute. Les autres, les gaillards, peuvent leur raconter la suite. Oh pas grand-chose. Marseille fait ce qu’on attend. Le fameux but à l’extérieur. Voilà, on se dit que c’est bouclé. Mais les dix dernières minutes vont s’emballer, d’abord avec le but danois suite à un péno idiot, mais surtout quand Ben Arfa va laisser sur le cul le latéral droit adverse pour finir de transformer une très belle action seul dans un angle impossible. Ben Arfa avait déjà brillé la saison dernière en UEFA à Twente, preuve peut-être que le nord de l’Europe lui va bien. Le réveil est total 2 minutes plus tard quand Lucho adresse une passe « top class international mastercard » à Kaboré. 3/1, personne n’en demandait autant. Marseille est déjà qualifié. Allez chercher Vata, OM/Benfica est annoncé !




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