Merci l'OL...
Comme attendu, l’OL arrive à Bernabeu avec le même 4/1/4/1 mis en place, avec succès, à l’aller. Le problème, c’est qu’à peine le coup d’envoi donné, on sent les Lyonnais écrasés par l’événement. Impressionnés ? Craintifs ? L’OL n’a pas fait cette super première manche pour venir là en victime ? Pour se faire trouer par la première ouverture en profondeur. Guti devait paraît-il tout changer dans le jeu du Real. Sur une balle allongée tranquillement vers C. Ronaldo, le côté droit de la défense lyonnaise est à la rue. Le portugais dans un angle fermé et sur un tir certes cadré, place le ballon entre les jambes de Lloris. 6 minutes de jeu et on se dit que Lyon peut prendre une belle valise. Les attaquants du Real jouent ensemble, se régalent et font mal.
Le seul mérite des Lyonnais à la fin de la première période est d’être encore dans le coup, car pour ce qui est du jeu : rien !
Boumsong fait peur, Pjanic et Makoun sont transparents, Lisandro est isolé et spectateur d’un match que le Real tient dans sa main. Côté espagnol, derrière un C. Ronaldo, toujours aussi individualiste et toujours aussi fantastique, ça joue sans forcer. Cela respire la confiance. Celle qui frise l’arrogance. C’est néanmoins parfois proche d’une agaçante suffisance…
Pour débuter la seconde période, Puel change vite ce qui ne va pas. Gonalons remplace Boumsong et Kallstrom prend la place de Makoun. Les changements apportent un plus indéniable, mais c’est surtout parce que Lyon joue mieux que ça se passe mieux. Fini le spectacle, l’OL ne regarde plus son adversaire mais l’affronte enfin. Et quand on rentre dans la « tronche » de ce Real, le semblant d’équipe s’efface devant la somme d’individualités. Oh oui, on peut prendre des buts, mais franchement, ce foot là ne ressemble à rien. Ou alors à un truc nouveau, un jeu vidéo, des gars qui font un numéro, mais collectivement, c’est pauvre.
Et quand à moins d’un quart d’heure de la fin, l’OL égalise et oblige alors le Real à en mettre 2, je me dis que sauf si on est supporter du Real, pour le bien du foot dans son ensemble, tout le monde doit souhaiter que cette équipe dégage de la LDC.
L’OL fait une seconde période courageuse, à la hauteur du match de Gerland. A dire vrai, Lyon ne fait rien de génial. L’OL joue un match de Coupe d’Europe face à une formation qui au fond n’est rien d’autre qu’un supermarché de joueurs !
Lyon réalise enfin l’exploit qu’on attendait depuis le début de l’ère lyonnaise. Le gros exploit sur une rencontre aller/retour. C’est fait, c’est beau et c’est tellement normal.
A Madrid, la catastrophe industrielle espérée s’est donc produite. On va changer l’entraîneur, on va dépenser des millions, encore ! Peu importe ! Galactiques, néo- galactiques, Perez remballe ton cirque et arrête d’insulter le foot !
L’exploit de Lyon est retentissant, enivrant. C’est le genre de match et d’événement qui réconcilie avec le (vrai) foot !




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