ARSENAL - EVERTON : 2-0
Buts : Campbell (11e, 29e)
Inquiet de la bonne tenue de son arrière-garde, Arsène Wenger doit être doublement satisfait par le retour de Sol Campbell. Après avoir retrouvé les terrains face à Thoune en Ligue des Champions, l'international anglais a disputé son premier match de Premiership en 2005/2006, apporté son expérience et ses talents cachés de buteur. Deux réalisations de la tête - autant que lors des deux dernières saisons - et Arsenal a passé une soirée tranquille. Les Londoniens remontent à la 7e place avec neuf points et un match de moins. Everton reste 19e.
Première période : Sol fait mouche
Sans gros espoirs mais avec de l'envie, les Toffees ont vite été débordés par des Gunners vifs. Trop pour le onze de David Moyes. Souvent en retard, les joueurs d'Everton ont dû se résigner à laisser traîner les pieds et concéder de nombreux coups francs dangereux. Erreur fatale. Sur le premier d'entre eux, Jose Antonio Reyes a trouvé le crâne de Sol Campbell. Le capitaine des Gunners - en l'absence de Thierry Henry - a dévié le cuir dans les filets de Nigel Martyn (1-0, 11e).
Après avoir touché du bois sur une frappe de van Persie (26e) et avoir vu Robert Pires sortir après un tacle de Phil Neville (21e), Sol Campbell a remis ça sur un nouveau coup de pied arrêté de Reyes. Si le premier était venu de la droite, le second est parti de la gauche. Pour le même résultat. Un but de la tête signé Campbell (2-0, 29e). Désabusés par la réussite de Mister Sol qui a réussi son premier doublé depuis 1998, les Toffees se sont de plus en plus éloignés du ballon pour s'occuper des chevilles londoniennes.
Seconde période : Arsenal gère
Ce manque d'intérêt pour le jeu n'a pas continué et, au retour des vestiaires, les joueurs de la Mersey ont tenté de donner un peu plus que des coups. Mais mis à part une frappe d'Osman (52e), Everton s'est vite remis à subir les assauts répétés et inspirés des Londoniens. Souvent signés van Persie (54e, 62e) ou Reyes (56e), ceux-ci n'ont pas trompé un Nigel Martyn très occupé.
Tout le contraire de son homologue Jens Lehmann, dont la prestation a été réduite à la portion congrue. De son but, l'Allemand a apprécié la bonne partie des siens, qui n'ont certes pas écrasé Everton 7-0 comme en mai dernier, mais ont réussi une partie pleine face à un adversaire qui a du mouron à se faire. La quatrième place de la saison dernière parait déjà à des années-lumière.
- Sur ce sujet



























