Le mercato show de la Bundesliga : Bayern Munich, Borussia Dortmund, Bayer Leverkusen, VfL Wolfsburg

Du Bayern à Wolfsburg, le mercato show de la Bundesliga
Par Eurosport

Le 09/01/2013 à 23:34

Polo passe en revue les dossiers chauds du moment en Allemagne, à quelques heures de l'ouverture du mercato. Les "gros" rythment cette première partie.

Alors que la fin de l'année approche et que les joueurs jouissent d'un repos bien mérité, le secteur administratif des clubs, lui, continue d'être en ébullition. En Allemagne, on s'attend à un mois de janvier très actif sur le marché des transferts. Tout du moins s'agit-il d'ajuster les effectifs et de préparer la saison prochaine à l'aune des résultats d'un Hinrunde (phase aller) intéressant à bien des égards. Tentons de démêler le vrai du faux en fonction de la politique sportive des clubs allemands et de l'état respectif de leurs finances.

Bayern : calme comme l'eau qui dort

Une fois n'est pas coutume, rien ne bruisse du côté de la Säbener Strasse. L'absence jusqu'à la fin de l'année, pour cause de blessure, du défenseur central Holger Badstuber, ainsi que la suspension de Jerome Boateng pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, n'ont pas changé d'un iota la politique munichoise : "Aucun renfort de prévu" claironne Rummenigge. Il faut dire qu'avec un Van Buyten et les polyvalents Tymoshchuk, Martinez et Gustavo, le FC Bayern peut voir venir. A peine les désirs de départ de l'international ukrainien et ceux de Rafinha sont-ils évoqués. Et comme la direction souhaite prolonger le blessé de longue durée Badstuber… Tout baigne.

Leverkusen : un choix cornélien

SID

Le problème de Leverkusen est assez simple à comprendre : il dispose d'un onze de départ très performant mais dès que quelques titulaires manquent à l'appel, cela se ressent. Le Chilien Fernandes n'a pas convaincu en joker de Kiessling tandis que Sam et Bellarabi ont passé du temps à l'infirmerie. L'international japonais Hosogaï étant le seul à tirer son épingle du jeu suite… à la blessure de Kadlec. Hegeler n'a pu que dépanner au milieu. Or la perspective de jouer la prochaine Ligue des champions aiguise les appétits, d'autant plus que quelques joueurs sont en fin de contrat, en défense notamment comme l'ancien Friedrich ou bien le polyvalent Schwaab.

C'est un véritable choix cornélien qui s'offre aux dirigeants du "Werkself" : promouvoir les juniors comme ce fut le cas en Ligue Europa notamment, ou chercher des joueurs confirmés pour l'année prochaine ? Les arrivées de deux grands espoirs européens (en attaque le polonais Milik (photo), 18 ans, en janvier puis le transfert en juillet prochain du latéral gauche Grec Stafylidis, 19 ans) démontrent la politique du Bayer. Sans oublier les rumeurs concernant l'excellent jeune du FC Barcelone, Deulofeu, 18 ans, ou celles d'un prêt, en provenance du FC Bayern, du "nouveau Ballack", Can, 18 ans. Est-ce satisfaisant afin de briller sur la scène continentale de passer son temps à préparer l'avenir ? En espérant que le FC Chelsea ne revienne pas à l'attaque sur Schürrle avec une offre améliorée.

Dortmund : augmenter la qualité du banc

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Au milieu, un nom revient régulièrement, celui du piston Rode. Déjà repéré par le Bundestrainer Löw, et sous contrat jusqu'en 2014 à l'Eintracht Francfort, le titulaire en U21 souhaite passer un cap, donc jouer régulièrement au niveau continental. Ce qui explique que la prolongation chez les "Adler" se fasse attendre malgré une flatteuse quatrième place en Bundesliga. Mais pourquoi Rode partirait-il dans la Ruhr alors que Gündogan au poste de relayeur et Kehl ou Bender en numéro 6 se taillent la part du lion ? Oui pourquoi ? Augmenter la concurrence ? Leitner est déjà là. Changer de système de jeu ? Oui… Voilà peut-être la réponse ! Et si Klopp, adepte de la "ratisse" et d'un pressing tous azimut, préparait, pour la nouvelle saison, une évolution tactique ? En incorporant un nouveau relayeur dans un 4-3-3 avec deux numéros 8 ayant l'avantage de laisser le trio Reus-Lewandowski-Götze beaucoup plus libre. A condition de conserver l'attaquant polonais. Le grand perdant étant Blaszczykowski, lequel viendrait renforcer le banc.

Wolfsburg : le grand chambardement

On avait déjà eu droit à un psychodrame au poste d'entraîneur. Alors que Bernd Schuster était grand favori pour succéder à l'intérimaire Köstner, c'est finalement l'excellent, mais sous médiatisé, Dieter Hecking qui a pris la place devant les conditions et les atermoiements de "l'Ange blond". Allofs a affirmé son pouvoir comme nouveau manager du VfL et envoyé un message à sa direction. C'est lui le patron du sportif ! Nuremberg a encaissé en contrepartie 750.000 euros pour laisser filer Hecking avant le terme de son engagement et promu Wiesinger, lequel s'occupait de la réserve.

Il faut dire qu'avec 35 professionnels dans l'effectif, sans compter une dizaine de joueurs prêtés, Klaus Allofs a de quoi faire. On louera son discours en forme de souhait "de faire de Wolfsburg un club qui donne du plaisir aux gens et un Verein respectable".

Russ devrait être prêté avec option d'achat à Francfort tandis que Madlung discute avec le FC Nürnberg, qui souhaite renforcer son axe défensif. De son côté, le Portugais Vieirinha devrait retourner en Grèce, au PAOK contre 2,5 millions d'euros. Stuttgart fait les yeux doux à son ancien joueur international Träsch ("il a choisi une autre voie mais il sait bien que je serai toujours derrière lui" déclare le directeur sportif du VfB, Bobic) mais l'indemnité, 7 millions d'euros, refroidit les bonnes intentions. C'est l'état des lieux pour le moment mais on attend d'autres départs (une dizaine en tout dont Kahlenberg) d'ici la fin de la fenêtre des transferts.

SID

Allofs a-t-il tâté le terrain avec l'irascible autrichien Arnautovic ? Il semble bien devant le démenti ferme du joueur de quitter le club de la Weser, auteur de son meilleur exercice avec Brême. D'ailleurs, il se murmure que le Klaus est en train de préparer un gros coup dans son ancien club : attirer au VfL le petit génie belge de Bruyne, dés son retour de prêt à Chelsea. Des noms pour entourer le Brésilien Diego et l'attaquant néerlandais Dost, donc ! Volkswagen a les moyens de ses ambitions. Ne l'oublions jamais !

A suivre…

Eurosport

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