En préambule de la Copa America 2007, Julio Grondona avait affirmé : "J'espère que le Brésil viendra avec la quatrième équipe ". Un brin provocateur mais affamé puisque privé de titre depuis 1993, le président de la Fédération argentine avait ajouté : "Ce qui m'intéresse c'est l'Argentine. La seule chose que je souhaite, c'est que nous soyons à nouveaux champions". Grondona veut mettre un terme à 14 années de disette. Respecté à travers le monde, le football argentin qui exporte des dizaines de talents dans les plus grands championnats n'arrive pas à s'imposer en équipe. Le sélectionneur Alfio Basile a d'ailleurs fait appel à toute l'artillerie lourde pour vaincre le signe indien : les anciennes stars Riquelme, Ayala, Crespo, Zanetti, Aimar seront là comme les nouvelles Messi, Gago, Tevez, Milito, Mascherano. Du lourd. Personne n'a fait faux bond contrairement aux Brésiliens.
Basile, qui est justement le dernier coach argentin à avoir remporté un titre avec l'Argentine a la mission de vaincre. S'il échoue, il devra probablement se chercher du travail ailleurs... " L'Argentine est favorite", s'est d'ailleurs empressé de préciser Dunga, le sélectionneur brésilien qui connaît son baptême du feu lors d'une grande compétition. L'ancien champion du monde connaît toutefois la règle: "On doit gagner de toute manière ". Au Brésil, même si Kaka et Ronaldinho sont forfaits, on ne comprend jamais des sorties sans victoire. Et Dunga, malgré son passé, aura du mal à faire passer la pilule d'une défaite, deux ans après le raté de Parreira au Mondial allemand. Avec Robinho, Gilberto Silva, Diego, Fred ou Julio Baptista, le Brésil a les moyens de bien faire même s'il paraît un ton en-dessous de l'Argentine. Dunga doit composer avec une équipe relativement inexpérimentée avec seulement sept joueurs qui étaient présents au dernier Mondial et aucun titulaire...
Les Etats-Unis parmi les outsiders
Derrière les deux mastodontes, la Colombie, victorieuse en 2001, l'Uruguay, capable du meilleur mais souvent du pire, l'Equateur, qui s'est fixé à haut niveau, le Mexique et... les Etats-Unis font figure d'outsiders. Les Américains, vainqueurs de la Gold Cup ce week-end, contre le Mexique, ont prouvé qu'ils avaient désormais les moyens de lutter avec les Latins. Toutefois, l'entraîneur Bob Bradley a choisi de se priver de plusieurs joueurs clefs Donovan, Beasley, Mastroeni ou Onyewo. "Ce sera l'occasion pour que des jeunes joueurs acquièrent une expérience inestimable d'une compétition de haut niveau. Ce groupe devra jouer un rôle important en qualifications pour le Mondial en 2008 et 2009", précise Bob Bradley.
Pour le Mexique, le sélectionneur Hugo Sanchez n'a lui pas perdu sa superbe malgré la défaite à Chicago. "Perdre contre les Etats-Unis aux Etats-Unis et en jouant ce cette manière nous satisfait. On y va pour remporter le titre", a affirmé l'ancien buteur. Attention aussi au Venezuela, un des rares pays du continent sud-américain à n'avoir jamais remporté le titre et qui aimerait bien réaliser un exploit à domicile. A domicile, où s'est effectué le tirage des trois groupes, qui lui a été particulièrement clément.
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