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Avec ou sans la Coupe, le Barça n'a plus le vent en poupe

Avec ou sans la Coupe, le Barça n'a plus le vent en poupe

Le 27/05/2017 à 00:05

COUPE DU ROI - Le FC Barcelone doit battre Alavés samedi en finale pour éviter une saison blanche (21h30). Mais un succès ne masquerait pas le déclin assez net du club catalan cette saison. Dans ses résultats comme dans le jeu.

Une coupe pour sauver les apparences. C'est tout ce que le Barça peut espérer désormais. Il n'y a pas eu de miracle dimanche dernier. Les Barcelonais ont abandonné leur titre au Real Madrid et cela n'a rien d'anodin. Depuis 2008, ils n'avaient bouclé qu'une saison sans remporter le championnat ou la Ligue des champions. C'était en 2012, au terme de la dernière année du mandat de Josep Guardiola sur le banc catalan. Barcelone s'en était remis en remportant le titre l'année suivante. C'est tout le défi qui attendra l'institution blaugrana la saison prochaine.

Et elle a du pain sur la planche. Son nouvel entraîneur, probablement Ernesto Valverde, aura la tâche de donner un second souffle à ce Barça. Comme Luis Enrique avait su le faire en conduisant son équipe à un doublé Liga-Ligue des champions dès sa première saison sur le banc barcelonais (2014-2015). Mais depuis deux ans, l'Asturien est à la tête d'une formation qui semble sur le déclin. L'impression est devenue assez nette cette saison. A tel point que les échecs subis par le Barça paraissent plus logiques que choquants.

Lionel Messi

Lionel MessiGetty Images

Surtout en Ligue des champions. Sur la scène nationale, Barcelone a surtout payé quelques faux-pas inhabituels face à des formations de seconde zone. C'est le type d'absence qu'il est en mesure de corriger. Celles que le Barça a connu en Europe sont plus problématiques. Son exploit face au PSG (6-1) est l'arbre qui cache la misère. Il y a eu la déroute du match aller au Parc (4-0), celle subie à Turin en quart de finale aller (3-0) et le nul du retour au Camp Nou (0-0). Trois matches où ce Barça est resté muet. Lui qui a bâti sa gloire récente sur sa capacité à faire parler la poudre.

Un niveau de jeu en baisse

Barcelone est moins compétitif au plus haut niveau. Ça se voit dans ses résultats, mais ça se sent aussi dans sa manière de jouer. Le niveau collectif de la formation catalane a baissé. C'est particulièrement criant dans la qualité du pressing. Le carton passé au PSG est l'exception qui confirme la règle pour un Barça qui n'arrive plus à étouffer son adversaire à la récupération. Les lacunes dans le repli défensif n'en deviennent que plus problématiques pour une arrière-garde barcelonaise trop régulièrement exposée.

Paulo Dybala marque face au Barça

Paulo Dybala marque face au BarçaAFP

Le phénomène a aussi des répercussions sur l'attaque catalane. Le talent du trio Messi-Suarez-Neymar masque encore le manque d'inspiration du Barça dans ses enchaînements offensifs. Ceux qui enchantaient le monde par le passé et qui se font beaucoup plus rares aujourd'hui. Les difficultés du Barça à récupérer le ballon aussi haut et aussi régulièrement y sont pour quelque chose. Mais ce qui a fait le plus mal à Barcelone dans l'animation offensive, c'est bien le départ de Dani Alves. L'impact que le Brésilien amenait sur son côté droit a fait cruellement défaut au Barça cette saison.

Alves, le symbole

C'est le symbole d'un mercato qui a plombé la saison du Barça dès l'été dernier. Le départ d'Alves, libre, était d'autant plus mal géré qu'il n'a pas été compensé. Barcelone a payé toute la saison l'absence d'un latéral droit de très haut niveau, alors qu'il tenait l'un des joueurs les plus compétitifs de la planète à ce poste. Ce n'est pas la seule erreur commise par les dirigeants barcelonais. A l'exception de Samuel Umtiti, aucune des recrues catalanes, d'André Gomes à Paco Alcacer en passant par Lucas Digne, n'a rehaussé le niveau de l'équipe.

C'était pourtant nécessaire. Car la génération exceptionnelle qui a fait la gloire du Barça a donné des signes de fatigue cette saison. Andres Iniesta, Sergio Busquets ou Javier Mascherano ont peiné pour afficher la même régularité et le même impact que lors des saisons précédentes. La fin d'un cycle approche doucement mais sûrement au Barça. Son avenir dépendra de sa capacité à se régénérer. C'était déjà perceptible à la fin de saison dernière. C'est désormais un impératif. Car le Barça est à la place où il doit être cette année. Et il ne peut pas s'en contenter.

Dani Alves face à Neymar lors de Juventus-Barcelone

Dani Alves face à Neymar lors de Juventus-BarceloneGetty Images

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