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Gestion désastreuse, défense friable… Les raisons de l'échec de l'Algérie

Gestion désastreuse, défense friable… Les raisons de l'échec de l'Algérie

Le 24/01/2017 à 10:54

CAN 2017 - Avec ses talents individuels offensifs, l'Algérie était légitimement présentée dans les favoris de la CAN 2017. Mais les doutes existaient avant le voyage au Gabon. Et si finalement cet échec dans un groupe relevé était prévisible ?

Gestion désastreuse de l'après-Gourcuff

Tout allait bien dans le meilleur des mondes lorsque l'actuel manager du Stade Rennais, Christian Gourcuff, a laissé les Fennecs en avril dernier avec une campagne de qualification à la CAN 2017 menée presque sans grand impair. Mais son départ, sans cesse annoncé, était inexorable depuis bien longtemps en raison de désaccords avec le président de la Fédération Mohamed Raouraoua dans la gestion de la formation. Après un bref intérim, ce dernier portait son choix en juillet sur Milovan Rajevac.

Georges Leekens, sélectionneur de l'Algérie

Georges Leekens, sélectionneur de l'AlgérieAFP

Manque de rigueur défensive

Depuis le départ de Madjid Bougherra, Carl Medjani (31 ans) avait pris les commandes de la défense algérienne. En manque de temps de jeu à Leganes en Liga (8 matches dont 7 titularisations), il a été jugé en manque de forme par Leekens. Cette absence n'explique pas à elle seule les errements défensifs des Fennecs notamment face au Zimbabwe. Sans parler de charnière expérimentale, l'Algérie a entamé son tournoi dans l'axe avec deux joueurs aux automatismes loin d'être rôdés.

Plus régulièrement aligné au poste de latéral droit au Betis Séville, Aissa Mandi ne s'est pas montré irréprochable au Gabon. Et que dire de son voisin Ramy Bensebaini, écarté pour le troisième match face au Sénégal? Avant la CAN, le joueur du Stade Rennais n'avait pas porté le maillot d'el Khedra suite à une sanction de la Fédération lui reprochant d'avoir menti sur le refus de son club de le laisser disputer les JO de Rio 2016. Sans cette décision, le défenseur de 21 ans aurait certainement eu le temps de se sentir plus à l'aise et son manque d'expérience s'est ressenti.

Des leçons non apprises

N'oublions pas que l'Algérie est en très mauvaise posture en vue de la qualification au Mondial 2018! Tenus en échec face au Cameroun, les Algériens ont ensuite chuté (1-3) au Nigéria. Longtemps n°1 africain au classement FIFA, ils avaient d'ailleurs fini 2016 en dauphin du Sénégal, plus régulier que les Nord-Africains.

Riyad Mahrez avec l'Algérie lors de la CAN 2017

Riyad Mahrez avec l'Algérie lors de la CAN 2017AFP

Complexe de supériorité

Favorite en 2015, la sélection algérienne était sortie des poules in extremis avant de chuter en quart contre le futur vainqueur, la Côte d'Ivoire. A l'époque, tout le monde voyait les Fennecs sacrés et le coup avait été rude. Deux ans plus tard, l'attente a grandi avec dans les rangs algériens, un Riyad Mahrez devenu meilleur joueur de Premier League.

Les Fennecs tombent justement dans le même syndrome que la génération de Didier Drogba. A l'époque, les Eléphants avaient échoué cinq fois dans la compétition, dont deux fois en finale, avant de l'emporter lorsque l'attaquant à l'individualité la plus charismatique dans la sélection avait pris sa retraite internationale.

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