La Bretagne n"en finit plus d"avoir le sourire. Après Vannes, qui défiera Bordeaux, samedi lors de la finale de la Coupe de la Ligue, c"est Rennes et Guingamp qui croiseront le fer, le 9 mai prochain au Stade de France lors de la finale la Coupe de France. Rennes, 7e de Ligue 1 après 32 journées, se présentera en favori. Les Rouge et Noir, qui ont éliminé Grenoble mardi (1-0), voudront s'assurer une qualification pour l'Europa Ligue (nouveau nom de la Coupe de l'UEFA) qui n'est pas encore acquise par le biais du championnat.
Les hommes de Guy Lacombe, dont l'avenir reste flou et qui a récemment remporté deux coupes (celle de la Ligue en 2004 avec Sochaux, celle de France avec le PSG en 2006), ont progressivement dû abandonner leurs rêves de Ligue de Champions au sortir d'une série de quatre matches sans victoire qui les ont décroché du wagon de tête, en janvier-février. Ils pointent désormais à neuf points du podium. La finale de la Coupe leur offre aussi l'occasion de dépoussiérer une armoire à trophées peu garnie, comptant seulement deux Coupes de France (1965 et 1971).
Le palmarès de Guingamp ne contient, lui, qu'une Coupe Intertoto (1997). Le club présidé par Noël Le Graët renoue avec ses heures de gloire de la fin des années 1990, lorsqu'il avait déjà accroché une finale de la Coupe de France, perdue in extremis face à Nice, en 1997 également (1-1 a.p., 4-3 t.a.b.). L'année suivante, l'En Avant trébuchait en demi-finale face au Paris SG (1-0). Guingamp est depuis retombé dans le relatif anonymat de la Ligue 2, frôlant parfois la relégation en National. Cette saison, il a dû attendre 2009 pour se hisser au-dessus de la 15e place. Il est actuellement 11e (avec notamment 15 nuls sur 32 matches).
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