L'Olympique Lyonnais avait perdu l'habitude de ces grands rassemblements populaires pour fêter ses conquêtes. Gérard Collomb, le sénateur-maire, était ravi de pouvoir de nouveau ouvrir les portes de l'hôtel de ville aux joueurs lyonnais : "Depuis 2008, nous n'avions plus rien à fêter, nous étions un peu frustrés. Bien sûr que cela nous a manqué car durant sept ans ce genre de rendez-vous était devenu un classique, on avait envie de renouer avec la victoire." Sous un soleil printanier, les supporters lyonnais s'étaient donnés rendez-vous place de la comédie, une place coincée entre l'hôtel de ville et l'Opéra, nettement moins grande et plus conviviale que la place des Terreaux où l'OL avait fêté ses derniers trophées.
Premier arrivé, Rémi Garde était bien accompagné : son chauffeur n'était autre que Jean-Michel Aulas (!) et l'entraîneur des Gones brandissait fièrement dans ses bras la cinquième coupe de France remportée par l'Olympique Lyonnais : "Je suis un Gone. Quand j'étais gamin, j'ai pleuré quand l'OL avait perdu la finale en 1976. À titre personnel, c'est un moment assez fort de rapporter la coupe à Lyon."
Lisandro-Lloris, vainqueurs à l'applaudimètre
Sur le balcon de l'hôtel de ville, Jean-Michel Aulas, littéralement déchaîné, s'est d'abord lancé dans une spectaculaire tirade : "C'est le seizième titre depuis 2001, c'est-à-dire que nous sommes la meilleure équipe de France! Vous êtes le meilleur public de France! Nous sommes ici parce que la ville est la meilleure de France! Et demain, nous serons champions d'Europe! Parce que nous sommes les meilleurs et parce que nous voulons l'être! Et nous le serons!" Le tout évidemment entrecoupé d'une foule conquise qui scandera plusieurs fois sur l'air des lampions : "Jean-Michel Aulas, Jean-Michel Aulas, Jean-mi, Jean-mi, Jean-Michel Aulas…"
À l'applaudimètre, le président de l'OL était seulement devancé par les deux chouchous de Gerland : Lisandro Lopez et Hugo Lloris, aussi fier de son premier titre que de sa petite fille qui l'accompagnait sur le balcon. Kim Källström, Ederson, Rémy Vercoutre et quelques autres étaient également venus en famille. Vieil habitué de ce genre de festivités, Cris était aux anges : "Cela me fait vraiment plaisir, ça me manquait beaucoup depuis quatre ans." Pour beaucoup d'autres, c'était une première : "Ca fait chaud au cœur de voir tout ce monde pour nous, c'est super cool", lâchait Clément Grenier. Sur le balcon, micro en main, aucun joueur n'arrivera à rivaliser avec Jean-Michel Aulas, en dépit d'une initiative plus que limite de Jimmy Briand qui entonna un chant anti-stéphanois très célèbre dans les travées de Gerland. Seule ombre au tableau d'une très belle après-midi de fête et de communion entre l'OL et son public.
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AFP

























