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Coupe de France, avant le 8e FCSM-ASM : sous pavillon chinois, Sochaux ne décolle toujours pas

Sous pavillon chinois, Sochaux ne décolle toujours pas
Par AFP

Le 08/02/2016 à 21:01

COUPE DE FRANCE - Passé sous le contrôle des Chinois de Ledus l'été dernier, le FC Sochaux-Montbéliard aspirait à retrouver rapidement la Ligue 1. Huit mois plus tard, la greffe peine encore à prendre. Entre résultats sportifs médiocres et défiance des supporters.

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En juillet 2015, le FC Sochaux-Montbéliard a tourné une page majeure de son histoire. Pour 7 millions d'euros, le club doubiste est passé du giron du groupe PSA Peugeot Citroën, fondateur historique du FCSM en 1928, à celui du groupe chinois Ledus, filiale du groupe Tech Pro Technology Developement. Sochaux devenait ainsi le premier club européen à passer totalement sous le contrôle d'un propriétaire chinois et savait que son parcours susciterait la curiosité.

Dès son arrivée à la tête du club, Li Wing-Sang, parton de Ledus, exprimait les desseins de la société spécialisée dans l'éclairage LED. "L'ambition est de monter en Ligue 1 le plus vite possible", affirmait-il, tout en précisant que les dirigeants chinois "ne souhaitaient faire partir personne au sein du club".

Les joueurs du FC Sochaux, lors de la saison 2015-2016 de Ligue 2.

Les joueurs du FC Sochaux, lors de la saison 2015-2016 de Ligue 2.Panoramic

Huit mois plus tard, le projet de Ledus patine. Sportivement les ambitions ont été douchées par un début de saison manqué, qui a entraîné le renvoi de l'entraîneur Olivier Echouafni au soir de la 6e journée. Son remplacement par Albert Cartier a occasionné un léger mieux avant la trêve, mais la machine s'est sérieusement grippée depuis le début d'année.

Avant-dernier de Ligue 2

Toujours à la recherche d'une première victoire en championnat en 2016, Sochaux se traîne désormais dans la zone de relégation, à la 19e place de Ligue 2, et se trouve donc sous la menace d'une descente en National.

Vendredi, à l'issue d'une nouvelle défaite sur son terrain face au Red Star (2-1), Albert Cartier ne niait pas la difficulté de la situation. "C'est dur en ce moment et tout le monde souffre. Le staff, les joueurs, les amoureux du club... Cette équipe a quelque chose, il faut continuer à travailler en refusant la fatalité", déclarait-il.

Motion de défiance

Du côté des supporters, la séparation avec Peugeot n'a pas encore été digérée. Le remplacement, début août, de Laurent Pernet, ancien président délégué sous l'ère PSA, par le Suisse Ilja Kalenzig en qualité de directeur général, puis l'éviction de Bernard Maraval, figure historique du club, en charge du recrutement, ont accentué le scepticisme pour aboutir en janvier à une motion de défiance de l'ensemble des clubs de supporters. Une première dans le Doubs.

"Notre premier motif de vive inquiétude concerne le projet économique et sportif. Il nous avait été promis par la direction pour septembre et a été repoussé de mois en mois au point de nous faire douter de l'envie de l'exposer, voire de son existence", reprochait le collectif des associations de supporters dans un communiqué.

" On n'a jamais fui nos responsabilités. Comme tout le monde, nous avons conscience que la situation actuelle n'est pas bonne."

"Je suis très surpris, vraiment surpris de cette motion de défiance des supporters. Nous essayons de faire de notre mieux. On n'a jamais fui nos responsabilités. Comme tout le monde, nous avons conscience que la situation actuelle n'est pas bonne", a réagi le propriétaire chinois.

Li Wing-Sang, le président du FC Sochaux, le 12 janvier 2016.

Li Wing-Sang, le président du FC Sochaux, le 12 janvier 2016.Panoramic

A ce jour, en dépit d'une apparente envie de bien faire de son actionnaire régulièrement présent au côté de l'équipe, la méfiance reste encore de mise à l'heure de défier Monaco lors des huitièmes de finale de la Coupe de France.

Début janvier, le propriétaire chinois déclarait être prêt à investir 10, 20 ou 100 millions si nécessaire pour retrouver la Ligue 1 à court terme. Vendredi, après la défaite face au Red Star, les supporters sochaliens ironisaient en demandant de commencer par maintenir le club en Ligue 2.

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