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Trélissac-OM - Eymeric Rucart : "On affronte quand même un vainqueur de Ligue des champions"

Rucart : "On affronte quand même un vainqueur de Ligue des champions"

Le 11/02/2016 à 11:43

COUPE DE FRANCE - Héros des 16es de finale face à Lille, Eymeric Rucart, le portier de Trélissac (CFA), a hâte d'affronter l'OM ce jeudi. "C'est une grande fierté", nous a-t-il confié.

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Vingt jours après votre exploit face à Lille, êtes-vous retombés de votre petit nuage ?

E.R. : Oui, on est tous redescendus. Ce sont des bons souvenirs mais c'est derrière nous. On est tous concentrés sur les 8es de finale. La séance de tirs au but, le dénouement : j'ai vécu le scénario idéal en tant que gardien. C'est ce que j'ai connu de plus fort dans ma vie… Enfin dans ma carrière. Mais là, on est déjà sur le match face à Marseille.

Qu'est-ce que ce 16e de finale a changé pour vous ?

E.R. : Les gens me reconnaissent un peu dans la rue. Mais Périgueux, c'est petit. J'essaie d'être disponible. Mais je vous rassure, ça n'a pas changé ma vie. Les jeunes m'ont beaucoup félicité. Ce sont des moments sympas.

Est-ce que l'appétit vient en mangeant et vous projetez-vous déjà sur le prochain tour ?

E.R. : Oui, pour rigoler, on se dit que l'objectif, c'est le Stade de France. Si on crée encore l'exploit, on verra bien. Pour le moment, on prend match après match.

La joie dans les vestiaires de Trélissac après la victoire sur Lille en Coupe de France

La joie dans les vestiaires de Trélissac après la victoire sur Lille en Coupe de FranceAFP

Ces confrontations avec les professionnels doivent vous donner des idées…

E.R. : Je n'ai que 25 ans. Je suis ouvert à toutes propositions pour aller plus haut. J'espère que c'est un rêve qui se réalisera. Pour le moment, il n'y a rien de sérieux. Je reste les pieds sur terre. Je me concentre sur ce 8e de finale, rien d'autre. Clairement, la Coupe de France nous offre l'opportunité de jouer contre des professionnels. C'est ce qu'on privilégie, nous, les joueurs. L'objectif du club est de monter en National même si Concarneau est largement devant.

Qu'est-ce que vous vous êtes dit lorsque Marseille est sorti du chapeau ?

E.R. : Je n'ai pas assisté en direct au tirage, je travaillais à ce moment-là*. Mais il m'a satisfait. Ce que je voulais avant tout, c'était affronter une Ligue 1 chez nous. Jouer à Chaban-Delmas, c'est un peu dommage et frustrant. Mais ça restera un grand match.

Marseille, ça vous évoque quoi ?

E.R. : L'OM, ça parle. On va affronter un vainqueur de Ligue des champions quand même. C'est une immense fierté. Nous n'avons rien à perdre puisque nous avons déjà réussi notre aventure en Coupe de France. On aborde ce match sans aucune pression contrairement à eux. On sera libérés.

Qui est-ce que vous redoutez à Marseille ?

E.R. : Je ne suis pas trop le foot, mais je sais qu'Alessandrini a un sacré pied gauche et qu'il tire un peu de partout. Mais je n'ai pas de pression particulière par rapport à la composition adverse. Batshuayi ? C'est un joueur parmi d'autres. J'espère qu'il aura une belle carrière devant lui. Le talent du joueur d'en face, ça ne me concerne pas trop. On s'occupe de nous. C'est tout.

Diarra, Cabella, Nkoulou et Dja Djédjé sont absents du groupe marseillais. Regrettez-vous que l'OM n'aligne pas sa meilleure équipe ?

E.R. : Si ça peut nous permettre de passer un tour supplémentaire… Tout ce que j'espérais, c'est que Mandanda soit dans les buts. C'est un modèle et ça va être un plaisir de rejouer contre lui.

Récupérer le maillot de Mandanda, c'est un autre objectif de la soirée ?

E.R. : Ça, c'est clair. Récupérer son maillot, c'est un vrai objectif (rires).

* Eymeric Rucart est surveillant d'internat dans un lycée de Périgueux.

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