Marseille s'arrête là

Marseille s'arrête là
Par Eurosport

Le 17/04/2009 à 04:55Mis à jour

L'OM a essayé mais, trop imprécis dans le dernier geste, n'est pas parvenu à renverser la situation face au Shakhtar Donetsk en quart de finale retour de la Coupe de l'UEFA. Battu à l'aller (2-0), Marseille s'est une nouvelle fois incliné au Vélodrome (1-2). La France sera absente des demi-finales.

MARSEILLE - SHAKHTAR DONETSK : 1-2
Buts : Ben Arfa (43e) pour Marseille; Fernandinho (30e) et Luiz Adriano (90e+3) pour le Shakhtar

Une fois encore, la France n'aura pas un seul représentant dans le dernier carré d'une compétition européenne. Marseille, le nouveau leader de la L1, incarnait l'ultime espoir du football français après la déroute du PSG à Kiev (3-0). Mais l'équipe olympienne, malgré toutes ses meilleures intentions, n'a pas été en mesure de renverser un handicap de deux buts. Un handicap qui est même monté un peu plus après l'ouverture du score du Shakhtar à la demi-heure - et contre le cours du jeu - de Fernandinho dans un Vélodrome cueilli à froid.

Les prouesses offensives de l'OM en championnat n'ont donc pas trouvé écho dans ce quart de finale retour. Pourtant, avec 60% de possession, les Olympiens ont dominé en long et en large cette rencontre disputée face à une formation recroquevillée dans sa partie de terrain. L'application défensive du Shakhtar n'a pas empêché Marseille de se procurer un grand nombre d'occasions. Mais en ne cadrant que 4 tirs sur 31 tentatives, le club français a été d'une maladresse étonnante dans le dernier geste. Tout l'inverse du Shakhtar dont la première frappe de la rencontre s'est tranformée en but. Dans un angle fermé, Fernandinho a réussi à trouver une trajectoire improbable pour tromper Mandanda sur son côté fermé (0-1, 30e).

Ben Arfa redonne espoir

Le sort de la rencontre a donc été scellé au tiers de la rencontre. Un scénario d'autant plus que cruel que Marseille, porté par un Vélodrome garni et paré pour une ambiance des grands soirs, avait d'emblée pris l'initiative du jeu. Mais faute d'approcher les seize mètres de Pyatov, les Phocéens ont pris leur chance de loin. A cet exercice, Cheyrou a été le plus en vue mais ses frappes n'ont fait que frôler le cadre. Surpris par l'ouverture du score ukrainienne, ils ont toutefois été remis en selle par Ben Arfa qui, juste avant la pause, s'en est allé tromper Pyatov en deux temps, bien aidé par un centre appliqué de Kaboré (1-1, 43e). De quoi remettre en selle l'OM en début de seconde période, qui a su profiter de la désorganisation défensive passagère du Shakhtar, troublé par la sortie sur blessure de Duljaj avant le repos.

Les centres se sont multipliés dans les seize mètres de Pyatov, au final rarement décisif, mais franchement pas malheureux de voir une tête de Koné (50e) et des frappes de Cheyrou en bout de course (53e, 57e) taquiner son cadre. Un manque flagrant de réalisme qui a fini par décourager par l'OM une fois l'heure de jeu franchie. La formation de Gerets n'a guère été plus aidée par l'arbitrage lorsque M. Manuel Enrique a pris la décision discutable de refuser un but contre son camp du portier ukrainien près une charge de Samassa (78e). La tête ailleurs, malgré une domination maintenue dans le camp ukrainien, Marseille a déserté sa défense en fin de match. Un constat que n'a pas manqué de faire Luiz Adriano, à la conclusion d'un contre victorieux à l'ultime seconde (1-2, 90e+3).

Pour Marseille, pour le football français, le fiasco est complet. Le duel PSG-OM espéré en demi-finales de la Coupe UEFA a, au final, été à des années-lumière de devenir une réalité. Cela importera peu à l'Ukraine qui a sorti les deux dernières équipes françaises engagées pour s'offrir une double confrontation entre les deux premiers de son championnat. Mais l'élimination ne sonnera cependant pas comme un drame pour l'OM dont, désormais, toute l'ambition sera tournée vers la Ligue 1. Un mal pour un bien ?

LA DECLA : Eric Gerets (entraîneur de l'OM)

"Vous avez suivi tous nos matches depuis le début de la saison et vu que nous avons souvent l'habitude de rater nos premières mi-temps. Aujourd'hui, c'était l'inverse, on a été dans notre match tout de suite mais à la trentième minute, ça a été la douche froide. On a joué de malchance. Le but avant la mi-temps nous a fait du bien. En deuxième mi-temps, on commence bien, et là, tu dois marquer pour avoir l'espoir, mais nous n'y sommes pas parvenus. Je n'ai rien à reprocher à mes joueurs car ils ont pratiqué un très bon football, très soigné. Au vu du match aller, on ne mérite peut-être pas de se qualifier pour les demi-finales mais on méritait de ne pas perdre ce soir. Maintenant, il faut voir l'état physique des joueurs pour le week-end. Si on avait joué un mauvais match, ça aurait pu faire mal (mentalement, ndlr), mais après le match qu'on vient de jouer, tout le monde a pu se rendre compte qu'on a juste manqué un coup. C'est dommage qu'on doive seulement se concentrer sur une seule tâche".

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