Escalettes : "Notre devoir est d'agir"

Escalettes : "Notre devoir est d'agir"
Par AFP

Le 29/09/2009 à 17:00Mis à jour

Le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes, "bouleversé" par la mort du supporteur toulousain Brice Taton, victime d'une agression à Belgrade, a martelé mardi qu'"il ne fallait pas minimiser" les débordements "potentiellement mortels" dans les stades. Et il annonce que des mesures seront prises.

JEAN-PIERRE ESCALETTES, un supporter de Toulouse agressé le 17 septembre par d'autres supporteurs, du Partizan Belgrade, est mort de ses blessures...

J.-P. E. : Ma première réaction, en tant qu'être humain, est d'être bouleversé par ce crime crapuleux. En tant que président de la FFF, je suis totalement bouleversé que Brice Taton soit mort parce qu'il aimait trop le football. Que cela soit arrivé à l'occasion d'un match soulève les problèmes de sécurité dans et autour des stades. Je me demande où va le foot si des évènements pareils viennent l'endeuiller... Le foot est victime de sa popularité, lutter contre la violence dans cette société est difficile car la violence est à tous les coins de rue.

Que peuvent faire une Fédération, ou une Ligue, face à la violence autour du football ?

J.-P. E. : Aujourd'hui, c'est le recueillement, la douleur qui l'emportent, mais derrière il y a une révolte. Tout le monde se mobilise, il va falloir se mettre tous autour d'une table, au niveau européen. Il faudra en tirer toutes les conséquences, dans les ministères concernés, à l'UEFA, à la Ligue, à la Fédération... Nous sommes prêts à agir, c'est notre devoir, pour que ceci ne se reproduise jamais. Je ne veux pas annoncer de mesures, une réunion était programmée vendredi au ministère avec Madame Rama Yade (secrétaire d'Etat aux Sports), elle prend encore plus d'acuité.

Que préconisez-vous, en tant que président de la FFF ?

J.-P. E. : On taxe souvent la LFP, la FFF, de sévérité: ça tombe très mal, parce que cette sévérité s'impose. Les débordements sont potentiellement mortels. Tout débordement qui au départ paraît un peu anodin peut avoir cette conséquence, il faut toujours l'avoir à l'esprit. On dit, parfois, "ce n'est pas grave, un petit envahissement du terrain, des fumigènes... (allusions aux évènements à Nice et Grenoble pour la 6e journée de L1, ndlr)". Non, non, non ! Il faut penser que, derrière ça, il y a un risque, il y a des tragédies. Il ne faut pas minimiser, on a trop tendance à minimiser. On peut penser qu'il s'agit de manifestations populaires, de réactions contre une équipe qui joue mal, mais certaines réactions de foule peuvent avoir des conséquences tragiques, c'est ça que je veux faire toucher du doigt à tout le monde.

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