Voilà, c'est plié. Circulez, y a plus rien à voir. A la mi-avril, l'Europe est une affaire réglée pour le football français. Absents des quarts de finale en Ligue des champions, les clubs de Ligue 1 n'auront pas davantage de représentants en demi-finale en Coupe de l'UEFA après les éliminations de Marseille et du Paris-Saint-Germain, jeudi. Difficile de parler de surprise, tant ces absences répétées sur la scène continentale sont devenues une habitude ces dernières années.
La dernière embellie pour le football hexagonal date de 2004. Cette année-là, Monaco avait atteint la finale de la ligue des champions et l'Olympique de Marseille celle de la Coupe de l'UEFA. Deux finales perdues, certes, mais ce passé pas si lointain fait office d'opulence au regard de la misère actuelle. Depuis cinq ans, aucun club français n'a atteint les demi-finales d'une des deux Coupes d'Europe. Pendant ce temps, 10 pays ont eu au moins un représentant dans le dernier carré (1). Certes, en Ligue des champions, il est bien difficile de se faire une place au soleil derrière les gloutons anglais. Seuls les Espagnols et les Italiens arrivent à ramasser les miettes. Mais en UEFA, mêmes les Roumains et les Ecossais ont réussi à glisser un de leurs représentants en demies.
Juste logique
Drapée dans son arrogance, la belle et grande France rétorquera que l'UEFA est une sous Coupe d'Europe. A peine digne de l'intérêt de ses clubs. Sauf que cette épreuve au rabais, dont l'intérêt prête effectivement sujet à discussion, ne manque pas une occasion de rappeler la Ligue 1 à sa médiocrité. A ce titre, la double confrontation franco-ukrainienne de la semaine écoulée s'est avérée terriblement révélatrice. Paradoxalement, les éliminations marseillaise et parisienne font plus mal encore que la débâcle lyonnaise en Ligue des champions. L'OL, c'est une évidence, n'avait pas le coffre nécessaire pour voyager durablement en C1 cette saison. Mais en chutant (lourdement) à Barcelone, les Gones ont au moins pu se consoler en se disant qu'ils étaient tombés sur la référence absolue du moment.
Rien de tel pour l'OM et le PSG. Dans un contexte moins relevé, l'espoir semblait permis. Tout le monde rêvait déjà d'une demi-finale inédite entre les frères ennemis de la L1. Cela n'aurait manqué ni de gueule ni de piquant. Rendez-vous compte, un "Clasico" à l'échelle continentale. Toute l'Europe nous l'aurait envié. On salivait d'avance. Finalement, c'est l'Ukraine qui aura droit à son duel national. Le Dynamo Kiev et le Shaktar Donestk sont passés par là, renvoyant les deux "géants" français dans le caniveau. Le plus éloquent, le plus choquant, c'est que cette double élimination est juste logique. Kiev et Donetsk sont aujourd'hui supérieurs au leader et au 6e du Championnat de France. Donc acte.
Jeudi soir, dans une émission de télévision consacrée à l'analyse de cette superbe soirée européenne, un "expert" a expliqué très sérieusement que "pour Marseille, cela s'était joué à peu de choses", ajoutant que si c'était l'OM, et non Donetsk, qui avait ouvert le score au Vélodrome, le match aurait sans doute été différent. Pertinent. On pourrait ajouter que si les Marseillais n'avaient pas perdu 2-0 à l'aller en Ukraine, si Landreau ne s'était pas trouvé à Kiev et si, et si, et si... Il faut arrêter avec tout ça. Le bilan de ces quatre matches ne laisse aucune place au doute: un nul (0-0) et trois défaites. Un seul but marqué, sept encaissés conjointement par l'OM et le PSG. Le football français est à sa place. Elle n'est pas reluisante. Si Lyon a vaguement caché la forêt pendant quelques saisons, on peut craindre aujourd'hui une traversée du désert semblable à celle du début des années 70 et du début des années 80. Mais on peut compter sur la Ligue 1 pour se regarder le nombril dès samedi, avec son choc Bordeaux-Lyon, son savoureux Lorient-Marseille, et son beau suspense. Ça promet quelques beaux week-ends. Pour les soirées en semaine et l'Europe, ce sera devant la télé. Comme d'habitude au printemps.
(1) LISTE DES CLUBS AYANT DISPUTE AU MOINS UNE DEMI-FINALE DEPUIS 5 SAISONS
Angleterre: Manchester United, Arsenal, Chelsea, Liverpool, Middlesbrough
Espagne: Barcelone, Villarreal, FC Séville, Espanyol Barcelone, Osasuna
Allemagne: Bayern Munich, Schalke 04, Werder Breme, Hambourg
Italie: Milan AC, Parme, Fiorentina
Pays-Bas: PSV Eindhoven, AZ Alkmaar
Ukraine: Dynamo Kiev, Shaktar Donetsk
Russie: CSKA Moscou, Zenith Saint-Petersbourg
Ecosse: Glasgow Rangers
Portugal: Sporting Portugal
Roumanie: Steaua Bucarest



DPPI






















Peut être nous faudrait il plus d'entraineurs étrangers qui sait ??? Du style d'Eric GERETS (même si je n'aime pas bcp l'OM) je reconnais ses compétences qui sont évidentes....Le 17/04/2009 à 23:49
-Nos joueurs n'ont pas assez de mental et curieusement des qu'ils vont à l'étranger ils sont obligés de s'adapter aux méthodes locales.
-Le système de jeu à la Française est dépassé, 20 passes pour arriver devant le but et se mettre en position de tir tout ca pour décrocher le lampadaire ou le photographe.
-les méthodes d'entrainement et la compétence des entraineurs ???Le 17/04/2009 à 23:46
je ne classerais mandanda meme dans un match de championnat japonnaisLe 17/04/2009 à 18:44
C'est dommage mais normale, car une carrière de foot peu se terminer trés vite.
ALORS CE N'EST DEMAIN QUE NOUS AURONS UN GRAND CHAMPIONNAT COMME EN ANGLETERRE.....Le 17/04/2009 à 18:37
Tout le monde voyait Paris VS Om et ben non ce sera 2 clubs ukrainien et 2 allemands. La L1 est donc en dessous de ces championnats ? ben OUI (hélas pour nous)
Mandanda quelle quiche sur le 1er but.. c 'est ça qui garde les buts en EDF ? ça fout les bouletsLe 17/04/2009 à 17:27
En uefa, on aurait pu battre ces clubs ukrainiens en aout et perdre contre des slovaques en avril. le pb est la fraicheur dans une compétition aussi longue mais aussi une culture de la gagne. Les clubs francais on battus de bonnes équipes avant.Le 17/04/2009 à 16:51