La Coupe de la Ligue ne sera jamais la Ligue des Champions. Et il faudra d'autres buts, ou d'autres finales d'une autre dimension, pour que Souleymane Diawara se place à la hauteur de Basile Boli dans la légende olympienne. N'empêche, un défenseur central qui délivre l'Olympique de Marseille dans une finale en ouvrant le score de la tête sur un corner, difficile de ne pas y voir une forme de symbole...
Il a fallu ce coup de boule du Sénégalais à l'heure de jeu pour faire sauter le verrou d'une finale fermée à double tour. Pas un héros, Diawara. Non. Juste un libérateur. "Ce soir (samedi soir) j’ai eu la chance d’ouvrir le score, tant mieux, dit-il simplement. Mais ce n'est pas très important. L'essentiel, c'est la victoire de l'équipe, et ce qu'elle va apporter au club." C'était quand même la soirée des clins d'oeil. Celui à Boli. Mais aussi à ses anciens coéquipiers bordelais. Il y a un an, dans ce même Stade de France, Diawara portait le maillot girondin. Il était, déjà, dans le camp des vainqueurs. Il a changé de camp, mais pour lui, l'issue reste la même. Et sur ce corner victorieux, c'est en s'extirpant du marquage d'Alou Diarra, qu'il a pu marquer.
"Il ne faut pas s'arrêter là"
Pas étonnant finalement que Souleymane Diawara ait montré la voie aux Marseillais. Cette Coupe de la Ligue, l'OM ne l'avait encore jamais remportée. Il n'avait même jamais joué une seule finale depuis la création de l'épreuve en 1995. Diawara, lui, c'est son truc la Coupe de la ligue. Samedi soir, il l'a enlevée pour la troisième fois de sa carrière, avec trois clubs différents. Vainqueur avec Sochaux en 2004 face à Nantes, puis l'an dernier avec Bordeaux contre Vannes, il a rejoint Pascal Nouma (1995, 97 et 99) et Alain Roche (1995, 98, 2002) au rang des recordmen de victoires dans l'épreuve.
A la fin du match, après avoir furtivement levé les bras, il s'est aussitôt rendu sur le bord du terrain pour aller prendre dans ses bras son ancien entraîneur, Laurent Blanc, avant de saluer un à un ses anciens coéquipiers. Un peu plus tôt dans la soirée, le public bordelais ne l'avait pas ménagé. Sifflé à l'échauffement puis hué à l'annonce des compositions d'équipes, et enfin régulièrement insulté sur pendant le match, Diawara a répondu en sortant un énorme match. Parfait dans son rôle défensif, il a étouffé Marouane Chamakh avec son compère MBia, et buteur décisif. Que demander de plus ?
Lui, en tout cas, ne veut pas s'arrêter là. La Coupe de la Ligue, c'est bien, mais pour avoir goûté l'ivresse d'un titre de champion de France la saison dernière, il n'a pas envie de se limiter à ce premier trophée printanier. "Il ne faut surtout pas s’arrêter là et poursuivre la dynamique qu’on a depuis le début d’année 2010, insiste-t-il. Après, on verra comment va se présenter la suite. Mais la ville, le club, tout Marseille attendait un titre depuis longtemps. Alors c'est bien de leur offrir ça." Un cadeau qui porte largement sa patte. A Bordeaux, Diawara avait la réputation de mettre l'ambiance dans le vestiaire. Samedi soir, c'est lui qui l'a éteint.
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C'est bien qu'il soit venu a Marseille car c'est un tres bn défenseur !!
Encore merci les gars pour cette finale !
Jespere maintenant que y'aura le championnat !!!
ALLEZZZ LOMMMMLe 29/03/2010 à 19:49
Alors ok Diawara a joué un mauvais tour aux girondins en coupe de la ligue, n'empêche qu'ils vont jouer un quart de finale de LdC sans lui. Du coup pas sûr qu'il soit vraiment gagnant le Diawara...Le 29/03/2010 à 14:55
par contre il faudra peut etre a l'avenir qu'il soigne ses relances car sinon un jour il touchera le toit du stade !!!Le 29/03/2010 à 14:44