Ce qui ne tue pas renforce. La maxime est connue mais elle a trouvé toute sa justification à Gerland, où Lyon a su faire face à une cascade d'éléments contraires pour finalement imposer sa volonté de fer contre Lille, mercredi (2-1). Acculés par le forfait de dernière minute de Lovren (8e), l'expulsion de Dabo et le but de Cole (28e), l'OL avait "le choix" entre sombrer corps et âme, et continuer à se battre et espérer. Renforcés par le sentiment d'injustice né du carton rouge sévère, attribué pour une faute plus spectaculaire que dangereuse, les hommes de Rémi Garde ont apporté une réponse cinglante.
Profitant des hésitations des Nordistes, confrontés au traditionnel dilemme (se ruer à l'attaque pour enfoncer le clou ou attendre l'épuisement ou la faute adverse?), les Rhodaniens ont réussi à faire corps et à égaliser juste avant la pause. Le moment était crucial, il a complètement relancé les partenaires de Källström, revenus galvanisés des vestiaires. "Nous avons senti assez vite que nous étions plutôt pas mal, même à dix contre onze, que les Lillois étaient gênés", constatait Rémi Garde après le match. "Cela nous a permis d'y croire jusqu'au bout".
Lisandro est contagieux
Si la cohésion du groupe était une condition nécessaire pour accomplir ce genre d'exploits, ("le collectif doit être ressorti en priorité", soulignait Garde), il fallait aussi que chacun, à son poste, se transcende. Cela a bien sûr été le cas de Lisandro, capitaine exemplaire, à la grinta contagieuse. Bastos, reconverti arrière droit de fortune après l'expulsion de Dabo, a également fait preuve d'un sens du sacrifice communicatif. Le brésilien en rigole : "Arrière droit ? Je suis là pour aider l'équipe. C'est la première fois de ma carrière que cela m'arrive". Tous les Lyonnais mériteraient d'être cités pour les kilomètres parcourus, la volonté de ne pas reculer mais l'exemple le plus frappant était peut-être à chercher du côté d'Aly Cissokho. Souvent décrié pour son lymphatisme, voire son manque d'implication, le latéral de l'OL n'a rien lâché face aux Lillois.
Du courage, de l'abnégation, une bonne dose de réalisme (deux occasions, deux buts) : il n'en fallait pas plus pour renverser des Nordistes incapables de hausser de rythme en seconde période. Peut-être peu ou pas assez concernés par la compétition, les Lillois n'ont jamais paru en mesure se rebeller comme les Gones l'avaient fait. "En football, dominer et bien jouer ne suffit pas si l'on n'est pas capable de presser et peser sur l'adversaire ou encore d'accélérer dans les trente derniers mètres", regrettait Rudi Garcia. Et l'entraîneur du LOSC de dresser ce constat amer : "Nous ronronnons et nous nous exposons au réalisme adverse". Lille a monopolisé le ballon 60% du temps, a réussi beaucoup plus de passes (610 contre 328), et avec un joueur de plus pendant 72 minutes. La loi du nombre n'est finalement rien face à la volonté d'insurgés.
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AFP






















PS: ZineddineMessi, faut arrêter franchement ...Le 12/01/2012 à 14:57
Dans 4 - 5 ans oui sûrement,
Pas avant. Très long pour faire une grande équipe.Le 12/01/2012 à 14:19
Désolé pour les faute d'orthographes ...Le 12/01/2012 à 14:11
Allez l'olLe 12/01/2012 à 12:49
Pour répondre à certains commentaires, le QSG ne vaut rien du tout, uniquement une dépense d'argent complètement grossière pour aligner des stars. Bien que je ne porte pas l'OM dans mon coeur faut bien avouer que cette équipe a quand même une équipe soudée et ça fait plaisir à voir.
Mais bon, faut bien rester chauvin, ALLEZ L'OL !!! ;)Le 12/01/2012 à 12:03