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Rennes-Troyes (2-1): Rennes en demi-finale grâce à Alessandrini

Rennes s'en remet à Alessandrini

Par Eurosport
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Dernière mise à jour Le 29/11/2012 à 23:04 -
Par Eurosport - Le 29/11/2012 à 23:04
Rennes s'est qualifié pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue en battant Troyes (2-1), grâce à un but d'Alessandrini à la 88e. Les Bretons recevront Montpellier tandis que Saint-Etienne accueillera Lille.

Romain Alessandrini a jailli de sa boîte au bon moment. Au bout du suspense pourrait-on dire, puisque l’attaquant rennais a offert la qualification au SRFC pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue à la 88e minute de l’opposition face à Troyes (2-1), jeudi soir. Car malgré l’ouverture du score de Jonathan Pitroipa dès l’entame de match (8e), les Bretons s’étaient laissé endormir, sanctionnés au passage par l’égalisation du jeune Corentin Jean (23e). Et depuis la belle inspiration de l’artificier aubois de 17 ans, Rennes n’était pas parvenu à s’extirper de son état cotonneux avant ces dernières minutes de feu au Stade de la Route de Lorient.

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"On a tendance à se relâcher parfois, quand tout va bien", déplorait d'ailleurs, à l’issue du match, Frédéric Antonetti au micro de France 4. Le bouillant coach laissait transparaître du soulagement, évidemment, tant l’Estac a malmené le SRFC en première période. Deux parades miraculeuses de Benoît Costil ne suffisant pas, c’est Onyekachi Apam (15e) et Jean II Makoun (17e) qui dégageaient deux frappes de Corentin Jean sur la ligne. Malgré un sursaut breton, matérialisé par une demi-volée dangereuse de Julien Féret (36e), les Rennais n’échappaient pas à la volée de bois vert de Frédéric Antonetti à la pause.

"Ça ne suffira pas toujours"

La seconde période était plus équilibrée, à mesure notamment que les Aubois se fatiguaient. Mais les imprécisions des partenaires de Romain Alessandrini laissaient de l’espoir à l’Estac. Puis vint le coup d’accélérateur rennais lors des cinq dernières minutes du temps réglementaire. Après une nouvelle alerte de l’ancien Clermontois sur une frappe lointaine (86e), ce dernier trouvait enfin la faille sur une tête de Vincent Pajot détournée in extremis par Yohann Thuram-Ulien (88e).

"Je l’attendais, ce but de raccroc", souriait le héros breton après le coup de sifflet final. Quelques secondes auparavant, son entraîneur lançait un avertissement à destination de ses joueurs : "On est capable de très belles choses puis de se relâcher complètement et de se mettre en danger. Ce soir, on a eu les qualités morales pour s’en sortir mais ça ne suffira pas toujours." En demi-finale, Rennes aura encore l’avantage de recevoir. Mais face à un plus gros morceau, puisque c’est le champion de France montpelliérain qui se présentera à la Route de Lorient. Et c’est vrai qu’il faudra démontrer un peu plus de bonne volonté que ce jeudi soir pour éviter de trébucher sur la dernière marche avant le Stade de France.