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AS Monaco - PSG (1-4), l'antisèche : Paris s'est relevé, et ça promet

L'antisèche : Paris s'est relevé, et ça promet

Le 02/04/2017 à 00:04Mis à jour Le 02/04/2017 à 12:45

COUPE DE LA LIGUE - Le PSG a envoyé un message à ses adversaires sur la scène nationale : il faudra compter sur lui dans cette fin de saison. Quelques semaines après le traumatisme barcelonais, les Parisiens ont démontré qu'ils avaient su se remettre dans le bon sens. Notre antisèche.

Le jeu : Le PSG était au-dessus

Cette finale de Coupe de la Ligue a offert un joli spectacle avec un match ouvert et marqué par de nombreux buts. Mais on ne pensait pas voir une telle différence entre les deux équipes étant donné leur saison. Et pourtant, le PSG a nettement mis le pied sur le ballon. Dominateur au milieu de terrain, le champion de France a imposé son jeu au leader de la L1. C'est simple : l'ASM n'a pas su montrer le visage qui séduit la France cette saison pour emballer la rencontre et déstabiliser une formation parisienne bien en place. A l'inverse, Paris a parfaitement bloqué les côtés et la profondeur. Monaco n'a pas trouvé la clef.

Les joueurs : Un grand Di Maria, des Monégasques en souffrance

Les stars parisiennes ont répondu présent. Angel Di Maria a ainsi été dans presque tous les bons coups. Il a été décisif comme en témoignent ses deux passes décisives puis son but. Julian Draxler, auteur aussi d'un but et une passe, n'a pas été en reste. Au milieu où Thiago Motta a été précieux pour sécuriser, il faut aussi noter l'excellent travail de Marco Verratti, impliqué sur deux buts. Edinson Cavani a lui fait du Cavani. Il a été actif aussi bien en défense que sur le font de l'attaque et s'est offert deux nouveaux très beaux buts.

Côté monégasque, ils sont nombreux à ne pas avoir été aussi séduisants que d'habitude. Aligné en l'absence de Falcao, Kylian Mbappé a ainsi été très discret, bien pris par Thiago Silva. Tout comme Thomas Lemar - auteur d'un beau but -, Bernardo Silva n'a lui pas touché assez de ballons. Et pourtant, quand il l'a fait, ça s'est tout de suite ressenti à l'image de sa belle louche à l'origine du but monégasque. Au milieu, l'ASM a pris l'eau à l'image de Joao Moutinho qui n'a pas fait oublier Fabinho, loin de là.

Edinson Cavani dans les bras d'Angel Di Maria lors de Monaco -PSG en finale de la Coupe de la Ligue - 2017

Edinson Cavani dans les bras d'Angel Di Maria lors de Monaco -PSG en finale de la Coupe de la Ligue - 2017AFP

La stat : 2

Monaco ne nous a pas habitués à ça cette saison. Pour cette finale de la Coupe de la Ligue, l'ASM a laissé le ballon aux Parisiens (62% de possession pour le PSG). Et n'a réussi à cadrer que deux petits tirs… C'est peu quand on connait la puissance de feu monégasque. Cela souligne aussi l'excellent travail des Parisiens en défense.

Le facteur X : L'absence de Fabinho

Plus que Falcao, l'absence de Fabinho a pesé de tout son poids sur cette rencontre. Sans le Brésilien au cœur du jeu, Monaco a souffert comme rarement. Au côté de Moutinho, Tiémoué Bakayoko n'a pas eu son impact habituel. Et c'est le trio aligné par le PSG (Thiago Motta-Verratti-Rabiot) qui a fait sa loi bien aidé par un Angel Di Maria des grands soirs.

Le tweet qui rappelle la domination du PSG en France ces dernières saisons

La décla : Leonardo Jardim (entraîneur de Monaco)

" Aujourd'hui, la Coupe de la Ligue s'est terminée. Nous avions l'objectif de gagner et pas seulement de jouer cette finale. Pour plusieurs de nos jeunes joueurs, c'était la première fois qu'ils disputaient une finale. C'est une expérience."

La question : Ce match peut-il être un tournant pour la fin de la saison ?

Oui. Mais pour le PSG. Pas forcément pour Monaco. Paris a profité de cette finale de Coupe de la Ligue pour démontrer que l'humiliation infligée par le FC Barcelone avait été digérée. Bien sûr, la cicatrice est encore là. Et sera sûrement toujours là. Mais les Parisiens ont fait parler leur expérience, leur orgueil et leur talent pour remporter un nouveau titre. Pour la fin de saison dans l'Hexagone où ils comptent 3 points de retard en L1 et sont toujours en course en Coupe de France, c'est prometteur. Leurs adversaires sont prévenus : ils sont prêts pour le sprint final.

Pour Monaco, ce n'est pas non plus inquiétant. L'ASM a bien sûr affiché son manque de vécu dans ce genre de grand rendez-vous. Les Monégasques n'ont pas su mettre l'intensité nécessaire pour développer leur jeu habituel et permettre à Leonardo Jardim de débloquer son compteur sur le banc monégasque. Mais ils comptaient des absents de poids. Et ce match ne va pas effacer leur excellent parcours cette saison. Cette rencontre n'a aucune raison de ruiner la confiance de Mbappé et consorts, bien conscients que d'autres grands rendez-vous les attendent pour se rattraper. En tout cas avec Paris qui s'est remis dans le bon sens, ça augure d'une grande fin de saison en L1.

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