"C'est une affaire classée. C'est du passé. Ça remonte à trois ans". Michael Ballack a beau vouloir se rassurer, difficile d'effacer un épisode aussi douloureux. Le 26 juin 2002, en demi-finale de la Couped u monde en Asie, il se sacrifie en commettant une faute sur action dangereuse qui aurait pu amener un but sud-coréen. Héros malheureux, il inscrit quelques minutes plus tard le but de la victoire et propulse l'Allemagne en finale. Mais, suspendu pour avoir reçu son deuxième carton jaune du tournoi, il assiste impuissant à la défaite de son équipe face au Brésil (2-0).
"C'est évidemment cruel de ne pas participer à la finale. Mon rêve de finale s'est envolé. C'est à peu près le pire que l'on puisse vivre en tant que footballeur", avait déclaré le meneur de jeu au soir de la demi-finale face à la Corée du Sud. La Coupe des Confédérations sera donc le théâtre d'une petite revanche même si la rencontre qui s'annonce n'aura pas la sauveur d'une finale de Coupe du monde.
"C'est le pire que l'on puisse vivre"
Pourtant de l'eau a coulé, ça n'est d'ailleurs pas la première fois qu'il croisera la route de la Seleçao depuis 2002. "Depuis, nous avons joué l'Euro, et contre le Brésil l'an dernier (1-1, en match amical) à Berlin. De temps à autre, on y pense, mais trois ans c'est vraiment beaucoup en football", relative Michael Ballack. Mais l'ancien pensionnaire du Bayer Leverkusen apprécierait sans doute davantage une revanche en compétition officielle, surtout à un an du Mondial.
"Maintenant, en demi-finale, nous voulons les battre. Cela fait toujours plaisir de jouer contre une telle équipe. Nous aussi nous avons de la classe, comme les Brésiliens", s'enthousiasmait déjà Ballack après la qualification des Brésiliens face au Japon (1-1). "L'équipe est bien préparée. En ce moment, nous nous croyons en mesure de les battre. Nous voulons jouer vers l'avant, de manière agressive et ne pas bétonner derrière" , a-t-il confié.
"Nous attendons qu'il prenne le match en main"
Et le capitaine de la Mannshaft sait comment s'y prendre. Selon lui, l'Allemagne doit faire appel aux "vertus allemandes" , à savoir "passion, volonté de vaincre et agressivité" . Des principes prônés par Jurgen Klinsmann. Mais le sélectionneur compte également sur la présence de Michael Ballack pour venir à bout des Auriverde. Ça n'est d'ailleurs pas un hasard s'il a laissé au repos son "seul joueur de niveau international" face à l'Argentine (2-2). Pour "lui accorder une pause" mais aussi parce qu'il "était important que l'équipe se forge au même cas où Ballack, notre leader, n'est pas de la partie".
Mais Michael Ballack, sous la menace d'une nouvelle suspension s'il avait écopé d'un carton face aux Argentins, sera bien de la partie. "Nous attendons de lui qu'il prenne le match en main, mène l'équipe, impose le rythme et s'occupe de l'équilibre concernant les réglages entre comportements offensif et défensif de l'équipe. D'une manière générale, nous sommes contents qu'il s'implique de nouveau. Nous sommes plus qu'impressionnés par son évolution des onze, douze derniers mois", se réjouit Klinsmann qui voit en lui la future star du Mondial 2006.





















