SERGIO BUSQUETS, vous allez affronter les Pays-Bas en finale de la Coupe du monde. Comment comptez-vous stopper Wesley Sneijder ?
S.B. : Wesley Sneijder est un grand joueur. Il l'a montré cette saison avec l'Inter. Il a d'ailleurs réussi le triplé. Pour l'arrêter, il faudra défendre collectivement. Et surtout, éviter de lui laisser le temps de réfléchir quand il a le ballon. S'il a le temps de penser, il devient dangereux et donne de bons ballons aux attaquants. Nous avons déjà réussi à bloquer Özil ou d'autres joueurs dangereux, on essaiera d'en faire autant avec Sneijder.
Cette équipe des Pays-Bas et ses techniciens ont inspiré le Barça, club dans lequel vous évoluez...
S.B. : Pour ma part, je ne peux que parler de van Gaal et Rijkaard qui sont les deux entraîneurs néerlandais que j'ai connus à Barcelone. Ce sont des techniciens qui ont pour philosophie le jeu offensif et souhaitent toujours aller de l'avant. Rijkaard par exemple a mis en place notre 4-3-3 au Barça et ceci a été transposé en sélection. Ça aide.
Jusqu'ici, quel a été votre adversaire le plus coriace ?
S.B. : Tous ont été difficiles, dans un style différent. Le Portugal a beaucoup de qualité et on a réussi un grand match, le Paraguay nous a empêchés de respirer, l'Allemagne quant à elle nous a mieux réussi car elle cherchait plus à jouer et attaquer que ces adversaires précédents. Mais tous ont été durs à battre et contre les Pays-Bas on ne s'attend pas à autre chose.
Contre l'Allemagne, diriez-vous que l'Espagne a retrouvé son niveau de 2008 ?
S.B. : Je ne peux pas comparer. Il y a des joueurs différents. Ce serait trop compliqué. Ce que je sais, c'est que cette équipe d'Espagne est aujourd'hui une sélection de bon niveau qui a réussi une Coupe du monde sérieuse. Contre l'Allemagne, on a fait notre meilleur match, mais j'espère que le meilleur est à venir.
Dans cette équipe d'Espagne, vous avez pris la place de Senna. C'était une grosse responsabilité et on vous sent de plus en plus à l'aise. Contre l'Allemagne, vous avez livré un match de très haut niveau...
S.B. : Je me sens bien dans cette équipe. Je suis jeune et j'apprends tous les jours au contact de grands joueurs, aussi bien lors des matches qu'à l'entraînement. A moi d'essayer de rester à ce niveau en vue de la finale face aux Pays-Bas, même si le plus important est l'équipe et le collectif. Sans mes partenaires, je ne pourrais pas évoluer au niveau qui est le mien.
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